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Lettres de Cuba : Octobre 2012
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Afin d'aborder les idéaux d’émancipation latino-américaine qui se débattent aujourd’hui dans notre continent, on vous approche à la pensée et à l’éthique de Simón Bolivar et de José Martí.
Illustration par : Mario García Portela

Le 7 septembre, l´écrivain Miguel Barnet, président de l´Union des Écrivains et des Artistes de Cuba,  a prononcé ces paroles Sauver la Révolution Bolivarienne c’est sauver nos peuples d’Amérique au cours de la conférence de presse afin d’annoncer l´appel du Réseau des Réseaux En Défense de l´Humanité en solidarité avec le Venezuela Bolivarien, ayant eu lieu dans la Maison de l’Alba Culturelle de La Havane.

Afin d'aborder les idéaux d’émancipation latino-américaine qui se débattent aujourd’hui dans notre continent, la section Rencontre nous approche à la pensée et à l’éthique de Simón Bolivar et de José Martí. Le Dr Pedro Pablo Rodríguez souligne que la première et seule visite de José Martí au Venezuela et en Amérique du Sud est une étape importante dans sa vie et dans le développement de sa pensée. La Dra. Diana Sedal Yanes affirme que l’éthique de Martí et de Bolivar constitue le fondement de l'éducation et de l'idéologie, visant à transformer la réalité sociale en fonction d'un ordre politique conséquent et représentatif du pouvoir de tous.

Le 9 octobre 1967, le Commandant Ernesto Che Guevara fut assassiné en Bolivie. Notre Poète National Nicolás Guillén a écrit le poème Che Commandant que nous offrons à nos lecteurs comme un hommage à notre Guérillero Héroïque. Le chercheur Fernando Martínez Heredia a souligné dans la présentation du livre Ernesto Che Guevara: Apuntes filosóficos que « Le Che a dédié tous ses efforts à se battre arme en main pour étendre la portée de la révolution dans le monde et à promouvoir la pensée marxiste révolutionnaire. »

Cecilia Valdés ou la Colline de l'Ange est considère le chef-d’œuvre de Cirilo Villaverde dont son bicentenaire sera fêté le 28 octobre. L’intellectuel  cubain Salvaldor Bueno qualifie ce roman comme une œuvre d'art de la littérature cubaine du XIX siècle d'une part et d'autre part, comme un document historique et social.

En  Interview, le journaliste César Gómez dévoile les détails inédits des trois minutes et demie les plus importante de la vie du chanteur  Augusto Enríquez,  quand il est devenu le « seul cubain… de Cuba ! » ayant chanté avec Luciano Pavarotti.

Le 20 octobre a été la date choisie pour fêter la Journée de la Culture Cubaine car un 20 octobre de 1868, les cubains ont chanté pour la première fois notre Hymne National. Trésors nous invite à remémorer les fait historiques du début de notre Guerre d’Indépendance, le 10 Octobre 1868 à La Demajagua avec le soulèvement de Carlos Manuel de Céspedes, le Père de la Patrie, celui qui symbolise les plus purs idéaux de la nation cubaine jusqu’à l’incendie de Bayamo en janvier 1869.

Les Arts rend hommage au doyen de la peinture naïve cubaine, Ruperto Jay Matamoros,  à l’occasion du centenaire de sa naissance.

D’autre part, Radamés Giró dans son article Arsenio Rodríguez : sur les chemins du Son fait un parcours de la vie et de l’œuvre du musicien cubain le reconnaissant comme une des figures clés de la musique populaire cubaine.

Il y a quelques semaines l’acteur français Pierre Richard est revenu à Cuba pour le tournage d’un film mais sa relation avec notre pays est ancienne. Il a fait un documentaire sur le Che vingt ans après sa mort. Leonardo Depestre Cantony nous approche à ce souvenir à partir d’un interview du journal Granma de cette époque où Pierre Richard a déclaré : « J’ai vécu la mort du Che avec une grande émotion, la mort du Che et ces événements sont restés dans ma mémoire, dans mon cœur…»

Lire Martí s’enrichit avec la publication de Ismaelillo à l’occasion de son 120e anniversaire, ce mois-ci nous offrons Fils de mon  âme Extrait de : Juan Marinello. José Martí, une étude avec un choix de textes. - Paris, Éditions Pierre Seghers, [1970], pp. 79-81.  Traduits par Josep Carner, Emilie Noulet et Irma Sayol.

Ce numéro est illustré par le peintre paysagiste cubain Mario García Portela (Pinar del Río, 1942), professeur de dessin et de peinture, il a enseigné durant 38 ans dans l'École des Arts Plastiques et dans l'Université Pédagogique dans sa ville natale. Son œuvre contient toute la beauté du paysage cubain avec des détails uniques et son sceau caractéristique est l'utilisation des ocres et des sépias. Une grande partie de son oeuvre se trouve dans des collections privées au Chili, au Mexique, en République Dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, en Allemagne, aux États-Unis, en France, au Canada, à Panama et à Porto Rico.