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Vers libres
Par José Martí Traduit par Jean Lamore
Vers libres de José Martí. De mes tristes études…
Illustration par : Mariano Rodríguez

 [De mes tristes études…]

 

De mes tristes études, de mes ombres

Nauséabondes et barbares, voici que

Je renais le cœur gonflé d′un amour fou

Por les belles femmes et pour la poésie :

Toutes deux réunies, toujours !  Deux yeux noirs,

Moi qui ne vois pas les corps, ou les regarde à peine,

Comme une touche dans la nuit, viennent

Rendre la vie à mon âme atterrée :

Duex yeux noirs, entrevus, au passage,

À l′entrée de la nuit, sur un seuil ténébreux !

 

Extrait de: José Martí. Vers libres. Édition bilingüe établie par Jean Lamore, Prologue de Cintio Vitier. Paris, Harmattan/Éditions UNESCO, 1997. p. 151