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Vers libres
Par José Martí Traduit par Jean Lamore
Vers libres de José Martí. À mon âme

 À mon âme

 

Voici venue l'heure du travail. 

 

Allons, mon vieux cheval! Des montagnes dorées

Descends, et cesse de trotter par les prés odorants

Et cesse de fouler sous tes sabots légers

Serpents et souriceaux, et dans le soleil blond

De balancer gracieux ta brillante crinière!

 

Allons, mon vieux cheval ! De ce sombre chemin

Qui va l'on ne sait où, voici la halte,

Et el est temps de payer l'hôtelier!

Plus tard le batifolage, plus tard la plaine,

Plus tard la prairie parfumée, la montagne élevée:

Pour l'heure, que le cheval descende car

Près du rude licou l'attend le bât grossier.

 

Tirée  de: José Martí. Vers libres. Édition bilingüe établie par Jean Lamore, Prologue de Cintio Vitier. Paris, Harmattan/Éditions UNESCO, 1997. p. 197