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L'œuvre de Plácido publiée en France au XIXe siècle
Par Ana Margarita Oliva Traduit par Alain de Cullant
Sa poésie est un fidèle exposant et un des plus hauts piliers que compte aujourd'hui la culture cubaine.

À Cuba, le Romanticisme a pris des particularités propres motivées par le continu processus d'assimilation culturelle produit au long des XVIe au XIXe siècles. Les caractéristiques du mouvement littéraire, uni au surgissement récent du créole comme nouveau type de l'Île, différent de l'Européen colonisateur et immigrant, de l'aborigène, de l’africain et du coolie, ont rendu propice l'apparition des soifs indépendantistes et nationalistes, concrétisées dans la poésie romantique, en particulier de l’appeler premier Romanticisme. Là figurent des poètes qui remplissent pleinement ce moment : José María Heredia, José Jacinto Milanés, Gertrudis Gómez de Avellaneda ou Plácido, parmi d’autres.

Gabriel de la Concepción Valdés, plus connu universellement comme Plácido, est né à La Havane le 18 mars 1809 et il a été fusillé à Matanzas le 28 juin 1844 par ordre du Général de l'Armée Espagnole O’Donnell, représentant de la cruauté du despotisme hispano-américain ayant lieu à Cuba lors de cette période, pour avoir pris part à la Conspiration de la Escalera.

L'œuvre de Plácido a parcouru la littérature étrangère, étant traduite en plusieurs langues. Un exemple est Poésies Complétes de Plácido, traduites par D. Fontaine, Paris, Ferdinand Sartorius, Libraire Editeur, 1865. Selon le Dictionnaire Cuba en La Mano publié à La Havane en 1940, une œuvre de référence de grande utilité et de consultation pour les chercheurs et étudiants : « Les meilleurs critiques ont écrit sur la personnalité et la production du plus grand poète de la race de couleur ».

« L'intonation de Plácido est homérique, ses pensées claires, simples et énergiques, son caractère d'indépendance lui inspire les sentiments les plus nobles et généreux ». Ainsi est-il reflété dans une des éditions étrangères qui apparaissent dans la collection cubaine du XIXe siècle de la Bibliothèque Nationale de Cuba José Martí, une édition réalisée entre la France, avec la maison d’édition de Paris, Librairie de la Vda de CH. Bouret, et le Mexique, de 1894, intitulée : Poésies de Plácido. Nous trouvons aussi parmi ses œuvres les plus mentionnées A una ingrata, qui est une de ses premières poésies, Flor de Caña, Jicotencal, La Siempreviva, La Veguera Inocente, et la dernière intitulée Plegaria a Dios, dont les spécialistes disent qu'il l'a récitait depuis la chapelle jusqu'au lieu de son supplice.

Sa poésie est un fidèle exposant et un des plus hauts piliers que compte aujourd'hui la culture cubaine. C’est un symbole d'inspiration et d'enchantement. Il lui a imprimé un sceau très original et impérissable non seulement plein d’exquisité et de brillant, mais aussi de popularité, de notabilité et d’audace malgré des censures et des restrictions.