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L'éthique dans le livre Pourquoi la Révolution Cubaine ?
Par Martha Pon Traduit par Alain de Cullant
C’est un livre conçu depuis l'éthique et l’esthétique historique et politique ; un livre qui identifie les idéals de liberté du peuple cubain.
Illustration par : Ernesto Fernández

Tout homme doit se sentir engagé avec l'humanité, le seul fait d'être et d'occuper un espace et un temps spécifiques sur terre est un motif pour le faire. Et ce que nous faisons – nos actes – en plus des intentions, sont jugé par le reste des hommes, malgré l'influence de nos attitudes. Une réponse a ceci suggère un regard attentif au livre ¿Por qué la Revolución Cubana? La verdadera historia de la dictadura de Fulgencio Batista (Pourquoi la Révolution Cubaine ? La véritable histoire de la dictature de Fulgencio Batista), parce qu'il répond de manière cohérente à des jugements moraux. Le livre reproduit – dans un style très particulier de la Maison Éditoriale - la réalité politico-sociale d'une période historique concrète avant 1959 avec les véritables dimensions d'un dictateur. Il ne s'agit pas d'une taxonomie personnelle – en ce sens il manquerait d'autres éléments pour l'analyse – c’est démontrer comment l'exercice de l'autorité, gouvernement et pouvoir, lors de deux périodes, a plongé le pays dans une crise générale.

Indiscutablement, l'édition du livre fait apparaître des valeurs significatives qui sont perceptibles dans le traitement du thème, dans les ressources utilisées par l'éditeur quant au langage écrit comme sont les textes sélectionnés des publications d'époque, de documents déclassifiés, des manchettes, des entrefilets ou d'autres, par exemple les syntagmes que nous n’oublions pas et qui se réitèrent pour cette révolution, conduisant à la localisation de réponses chaque fois plus réalistes et imposantes. Les poèmes de Retamar, d’Enrique Núñez Rodriguez et de Jesús Orta Ruiz représentent – en plus de la position partisane de l'avant-garde artistique de l'époque – la poétique de la Révolution. En résumé, tout ce que le texte offre au livre dans ses différentes parties et l’enrichissement de celui-ci.

L'analyse critique ne peut pas être éloignée des valeurs éthiques et esthétiques, avec lesquelles l'éditeur et le dessinateur ont conçu le volume ; les catégories légitimées par la fonctionnalité dans la façon de démontrer et de dire, sui generis de la maison d’édition pour certaines thématiques (d’autres exemplaires ont ce style dont Cuba, l'histoire non contée, Che et Fidel, une grande amitié, La Place dans la Révolution, Le géant aux bottes de sept lieues…). Sans perdre de vue que ce qui est proposé correspond aux trois niveaux de lecture du livre et comment est présentée au lecteur la transcendance du plaidoyer L’histoire m'absoudra, de Fidel Castro Ruz, dans le livre, comme le programme politique et social de la Révolution. Il n'y a pas de doutes que dans le document a aussi surgit le sentiment patriotique de ces jeunes rebelles, hérité depuis des siècles. Rien de ce qui est énoncé rompt avec les irréfutables preuves historiques et le caractère de catalyseur de l'évocation dans le testimonial. Nous sommes indiscutablement devant une édition complexe et soigneuse où on n'a pas perdu de vue la fidélité de la photographie dans son contexte d’espace et de temps, des éléments si indispensables dans la compréhension culturelle pour un lecteur qui n'a pas connu le moment historique. Le volume est fondamentalement une bibliographie élémentaire pour les jeunes et les étudiants.

Mais avec Pourquoi la Révolution cubaine ? … on avait d'abord besoin de démontrer et ensuite de dire ; une lecture graphique garantissait de recevoir l'histoire à travers des preuves, de la propre réalité suggérée par l'image, ensuite le mot. Avec cet ordre, le langage iconique placé en premier plan, l'éditeur offre un facilitateur élémentaire dans l'interprétation de l'histoire, dans la compréhension du phénomène politico-social et, à la fois, de la réponse à la question.

L’esthétique apportée par le dessin quant aux images, aux typographies, aux couleurs, aux valorisations et d’autres éléments en fonction de l'éthique impliquait, au-delà de la contemplation, que le lecteur réfléchisse ; alors la beauté est admise comme un concept plus aigu. Le Livre  Pourquoi la Révolution cubaine ? est cela, des concepts qui peuvent donner des avis défavorables quant aux techniques de dessin mais valides par l'importance de représenter la réalité historique. 

L’esthétique non verbale apporte et occupe le plus grand pourcentage de l'information et de la structure dans le livre, n'est pas fortuite, elle est orientée vers ces objectifs par la maîtrise  et la révélation avec la réalité, pour son impact et son interrelation avec l'analyse éthique, elle argumente ainsi le caractère dénotatif et connotatif de la photographie dans sa relation avec les événements ; un motif suffisant pour la convertir en premier niveau de lecture.

La présence de l'image ne couvre pas la totalité des événements sociaux, la réalité la dépasse, mais sa signification contextuelle oblige à une lecture sans risque d'incertitudes.

Le livre possède des facettes sensibles pour la plus profonde connaissance du rôle néfaste qu’a joué Batista dans l'histoire de la nation cubaine pendant ses deux périodes de gouvernement, et elles sont données par L'histoire m'absoudra, utilisée aussi comme un guide pour la lecture à partir des appels d'attention au lecteur, à travers des éléments tangibles qui sont d'un grand intérêt et parfois très peu connus. En plus d'être des caractéristiques entre le politicien qui a réalisé le coup d'état du 10 mars et celui de 1940 où il postule à la présidence de la nation ; l’homme plein d'ambitions, violeur des lois ; l'assassin de milliers de Cubains innocents ; celui qui s’est enrichi pour avoir officialisé des jeux illicites, entre eux la bolita et la charada.

Le livre acquiert d'autres valeurs avec les idées sélectionnées du plaidoyer, celles qui ont servies comme objectif pour la lutte de guérilla : les concepts de liberté, de justice, de légalité, d’égalité etcetera. Ces idées sont traitées sur le plan d'une relation antagonique, de deux jugements éthiques contraires ; celle de Batista, représentée par une relation de signification et de caractéristique qui exprime le comportement ou l'action de son gouvernement, documentée avec efficience dans le témoignage photographique ; celle du document légal, sur les bases du programme mises en pratique depuis le triomphe de la Révolution, avec la naissance d’une nouvelle Cuba.

Le troisième niveau de lecture est démontré par le témoignage journalistique trouvé dans les revues Carteles et Bohemia, les journaux El Mundo, Información, Hoy, La Calle et Revolución. Une recherche méticuleuse dont le résultat démontre une sélection efficace.

C’est un livre conçu depuis l'éthique et l’esthétique historique et politique ; un livre qui identifie les idéals de liberté du peuple cubain, propres de son identité, et consolidés depuis les guerres d’indépendances du XXe siècle, mises en pratique à partir du 1er janvier 1959.

Ces raisons sont suffisantes, sentir l’engagement de faire connaître la véritable histoire d'une période aux nouvelles générations et au monde, défendre ce que nous avons obtenu jusqu'à présent, sont les attitudes éthiques d'un révolutionnaire engagé avec l'humanité.