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Lettres de Cuba : Décembre 2011
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Notre pays ouvre ses portes chaque mois de décembre aux cinéastes, acteurs, scénaristes et à tous les passionnés du septième art pour célébrer le Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain.
Illustration par : Agustín Hernández Carlos

La revue Lettres de Cuba présente son dernier numéro de l’année 2011. Notre pays ouvre ses portes chaque mois de décembre aux cinéastes, acteurs, scénaristes et à tous les passionnés du septième art pour célébrer le Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain. Cette 33e édition rend hommage au Prix Nobel de Littérature Gabriel García Márquez, au peintre chilien Roberto Matta, au cinéaste cubain Humberto Solás et à l’École Internationale de Cinéma et de Télévision (EICTV) de San Antonio de Los Baños à l’occasion de son 25e anniversaire. Un total de 562 œuvres provenant de 46 pays seront présentées dans cet événement, dont 120 en concours dans les six catégorie pour les prix Coral.

Santiago de Cuba accueille le Festival International des Chœurs, une rencontre permettant l’échange des groupes cubains avec leurs homologues de Finlande, des Etats-Unis, du Venezuela et de Colombie. La tradition chorale de cette ville remonte à l’époque coloniale avec les œuvres du maître Esteban Salas. 

La XVe Foire Internationale de l’Artisanat FIART, du 2 au 18 décembre à La Havane, compte la présence d’artistes de 12 pays latino-américains, ainsi que ceux d’Espagne et d’Iran, à côté de nos artistes cubains. Cette Foire est parrainée par le Fonds Cubain des Biens Culturels.

Le XXVIIe Festival International Jazz Plaza 2011, du 15 au 18 décembre à La Havane, recevra le saxophoniste, compositeur et professeur Neil Léonard qui dirigera un quatuor d’excellents musiciens et professeurs du Berklee College of Music de Boston, Etats-Unis. À cette occasion Neil Léonard présentera sa plus récente production discographique Marcel’s Window (2011) qui a parmi ses invités le reconnu bassiste Orlando ‘‘Cachaito’’ López, membre du projet Buena Vista Social Club.

À la fin du mois de novembre, dans le cadre de la Rencontre « Venezuela – Cuba 2011 : Musique, Caraïbes et Tradition », a eu lieu un fait transcendantale pour la musique symphonique en Amérique Latine, un concert de l’Orchestre Symphonique du Venezuela et de l’Orchestre Symphonique de Cuba, dirigés par leurs directeurs titulaires, le Maestro Théodore Kuchar et le Maestro Enrique Pérez Mesa, avec la présentation comme soliste du jeune violoncelliste vénézuélien Emmanuel Acurero et les chanteuses invitées Cecilia Todd, du Venezuela, et Argelia Fragoso, de Cuba, dans le théâtre havanais Lázaro Peña. En relation avec cette rencontre, Alberto Montes de Oca, Président de l’Orchestre Symphonique du Venezuela, a affirmé que « c’est notre grande responsabilité que tous les Latino-américains s’unissent en un grand pays pour aller de l’avant avec tous nos talents. »

La section Rencontres nous approche de la vie et de l’œuvre du Dr. Carlos J. Finlay, le scientifique cubain qui a découvert le vecteur de la fièvre jaune. Juan Guiteras, son ami et biographe, nous offre les notes biographiques de cet éminent chercheur né le 3 décembre 1833. Cette date marque actuellement la « Journée de la Médecine Latino-américaine ».

La journée et demi d’Albert Einstein à La Havane est décrite par le journaliste et photoreporter Jorge Oller Oller. À son arrivée dans notre capitale, le savant à déclaré « La science unit les hommes et évite les guerres ». 

La rencontre avec le reconnu cinéaste Steven Spielberg dans la Casa de las Américas de La Havane est narrée par l’écrivain Eduardo Heras León, il le décrit comme un poète cinématographique, un artiste de l’image et de la simplicité.

Lettres rend hommage au Titan de Bronze, Antonio Maceo, tombé en combat le 7 décembre 1896, à travers de la Réflexion du Commandant en Chef Fidel Castro qui affirme : « Le visage renfrogné de Martí et le regard foudroyant de Maceo rappellent à chaque Cubain que l’homme véritable ne regarde pas de quel côté l’on vit mieux, mais de quel côté est le devoir. Sur ces idées, il y a beaucoup encore à lire et à réfléchir. »

La professeur universitaire Juana Rosales García argumente comment la pensée de José Martí et celle de Pablo de la Torriente Brau représente deux moments historique qui s’articulent pour la logique des faits et des idées dans le complexe, contradictoire et continu processus de libération national cubain.

Dans Interview, l’écrivain et journaliste Jaime Sarusky, Prix National de Littérature, nous invite à découvrir certains fragments d’une longue entrevue qu’il a fait à Glauber Rocha en novembre 1971. Cette entrevue a aussi été l’inspiration pour écrire son roman Glauber en La Habana El amor y otras obsesiones, publié par la maison d’édition Unión en 2010.

Trésors recueille la chronologie et les témoignages d’un fait qui a marqué notre pays il y a cinquante ans : La Campagne d’Alphabétisation.

La journaliste Teresa Valenzuela nous offre les témoignages de deux brigadistes de la campagne d’Alphabétisation lors de la Déclaration de Cuba comme Territoire Libre d'Analphabétisme le 22 décembre 1961 sur la Place de la Révolution José Martí. Pour sa part, Eugenio Suárez Pérez affirme que plus de 700 mille compatriotes ont appris à lire et à écrire durant cette campagne épique.

La journaliste Lisandra Romeo Matos nous approche de la création, en 1961, des cinémas mobiles, les qualifiants comme une des plus nobles idées après le triomphe de la Révolution Cubaine, présentant le meilleur de la cinématographie nationale et mondiale aux habitants des régions les plus éloignées de l'archipel cubain.

Dans Arts nous nous centrons sur les célébrations du Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain. Joel del Río rend hommage à Humberto Solás en faisant un parcours de sa filmographie, la qualifiant d’excellence éternelle et paradigmatique. Julio García Espinosa affirme que pour les cinéastes, entrer dans le monde de l'électronique, doit être un facteur rénovateur, un nouveau défi pour l'art audio-visuel. D’autre part, Ambrosio Fornet réfléchit sur le chemin vers une redéfinition du nouveau cinéma latino-américain. 

Lire Martí publie la quatrième et dernière partie de l’essai Notre Amérique, une œuvre médullaire de notre Apôtre publiée il y a 120 ans dans La Revista Ilustrada de Nueva York et dans El Partido Liberal de Mexico le 30 janvier 1891. Cette édition est possible grâce à la traduction et aux annotations réalisées par Jacques-François Bonaldi.

Ce numéro est illustré par le sculpteur Agustín Hernández Carlos. Il compte aussi des galeries d’images qui enrichissent notre publication tous les mois.