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Lettres de Cuba: Mai 2019
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
On a l’occasion exceptionnelle d’apprécier dans les illustrations de ce numéro quelques œuvres des artistes de la 13é Biennal de La Havane.

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le cinquième numéro de 2019. On a l’occasion exceptionnelle d’apprécier dans les illustrations de ce numéro quelques œuvres des artistes de la 13é Biennal de La Havane

Rencontre propose José Martí de 1868 à 1898 de Pedro Pablo Rodríguez López. Le renommé chercheur souligne: « Face à l’achat de Cuba par les États-Unis, à sa médiation devant l’Espagne à travers des intérêts monétaires ou l’utilisation de la guerre pour occuper l’île, Martí fait appel à la lutte armée, à la constitution d’une République en Armes. C’est la raison des commémorations du 10 octobre dans l’émigration ; la proclamation du Parti Révolutionnaire Cubain le 10 avril 1892, rappelant l’Assemblée et la Constitution de Guáimaro et la formation de la République en Armes. »

Dans l’article José Martí : la prison féconde, Jorge Wejebe Cobo donne les détails du procès et de l’emprisonnement de Marti. José Martí a été condamné à six ans de travaux forcés et Fermín Valdés Domínguez à six mois d’emprisonnement. La preuve matérielle principale du procès était une lettre adressée à un disciple des accusés, enrôlé dans le corps des volontaires et qui était,  accusé d'« apostat » dans la missive et que, dans l’antiquité, la punition qu’il méritait était la mort. Loin d’essayer de se sauver de la punition judiciaire, les accusés se sont déclarés responsables et Martí a transformé le procès en une tribune d’indépendance.

D’autre part, Pedro Antonio García Fernández fait référence aux événements du théâtre Villanueva le 22 janvier 1869: Un fait sanglant perpétré par les volontaires espagnols contre les créoles sympathisants avec l’indépendance.

Lettres publie Lectures Françaises de José Martí : Alfred de Musset (X) de Carmen Suárez León. Chez Alfred de Musset, Martí trouve la liberté formelle, le ton « senti » et la note existentielle qui caractérisent également certaines zones de ses vers.

Interview offre les critères de notre regretté collaborateur Salvador Arias à propos de la publication de l’Age d’Or. Il a déclaré qu’il a travaillé de nombreuses années sur ce livre, c’est son amour depuis l’enfance. 

Trésor dévoile l’histoire du Parc José Martí et le monument érigé par le sculpteur italien Umberto Dibianco à Palma Soriano.  Selon l’auteur Rosendo Martínez, ce monument de caractère funéraire dans le Parc Martí, est étrange pour ceux qui ne connaissent que son destin était Dos Ríos et que le hasard l’a emmené là. Le Monument National est étroitement lié à l’itinéraire post-mortem de José Julián Martí Pérez, Héros National de Cuba, car ses restes ont reposé le 25 et 26 mai 1895 dans ce village lors de son passage vers Santiago de Cuba.

Arts édite José Martí et la scène musicale nord-américaine de Pedro Norat Soto. Martí, au cours de son séjour dans la grande ville, a eu l’occasion d’assister et d’écrire sur plusieurs concerts musicaux et de méditer sur des œuvres de Georg Haendel, Louis Hector Berlioz et, surtout, de Richard Wagner, un véritable boom à l’époque.

Dans l’article  Le New York de Martí et sa présence dans le cœur du peuple, José R. Oro affirme que « La statue équestre de José Martí n’est pas le seul monument dédié héros cubain à New York. Il y a aussi des monuments dans Elizabeth à New Jersey, mais dans la zone métropolitaine de New York et dans le West New York. »

Lire Martí diffuse la troisième partie de un petit "Tour de France" à travers les "Scènes européennes" de José Marti (20 août 1881-23 mai 1882), c'est le titre de la conférence donnée le 28 mai 2018 à La Havane, pour Empreintes-Huellas et l'Alliance française, par Jacques-François Bonaldi. Qui une nouvelle fois manifeste son érudition "Martienne" : cette conférence n'est qu'un bref aperçu du gigantesque travail de recherche et d'analyse sur Marti, qui restera à publier un jour...

Selon l’intellectuel français, le second grand thème politique qui court tout au long des chroniques de Marti, c'est la Tunisie.