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Lettres de Cuba: Octobre 2018
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Cette édition fête les 150 anniversaires du début de la Guerre d’ Independence de Cuba contre le joug espagnol.
Illustration par : Antonio Vidal

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le dixième numéro de l’année 2018. Cette édition fête les 150 anniversaires du début de la Guerre d’ Independence de Cuba contre le joug espagnol.

Ce numéro est illustré avec les œuvres de l’artiste cubain Antonio Vidal. Prix National des Arts Plastiques en 1999.

Rencontre ouvre la section avec l’article 10 octobre 1868, date fondatrice de l'indépendance de Cuba, de Marta Denis Valle. Le 10 octobre 1868, l'avocat patriote Carlos Manuel de Céspedes (1819-1874) a libéré ses esclaves et a armé les Cubains, le premier événement fondateur de la  Révolution de  Libération Nationale de Cuba. La sonnerie de la cloche de sa raffinerie sucrière La Demajagua, à Manzanillo, dans l'est du pays, a signifié un triomphe des idées d'indépendance, contre le fondamentalisme hispanique et les courants réformistes et annexionnistes.

Le Dr Eduardo Torres-Cuevas, Directeur de la Bibliothèque Nationale José Martí souligne que  cette année,  on commémore le bicentenaire de la naissance à Bayamo de l'un des patriotes les plus remarquables de notre histoire, Pedro Felipe Figueredo Cisneros, « Perucho » dont les notes de sa Bayamesa, devenue notre Hymne National, font vibrer, jour après jour, 150 ans après le début de la Révolution émancipatrice, les fibres les plus sensibles de l'âme cubaine.

Selon Alejandra García,  le premier numéro du journal d’El Cubano Libre encourageait les gens de Bayamo à protéger leur tranquillité et à respecter leurs propriétés  ainsi que des nouvelles sur les premiers faits d'armes et une section poétique où apparaissaient les deux premières strophes de La Bayamesa, notre Hymne National.

D’autre part, José Antonio Quintana García, dans Les mambises chinois constate que il est difficile aux historiens de préciser l'ampleur de la contribution chinoise aux luttes d'indépendance car les asiatiques étaient connus par leur nom chrétien, ils avaient perdu le leur et, dans certains cas, les deux noms ont été mélangés. Toutefois, depuis l'analyse des journaux de campagne, des parties de la guerre et des livres on peut arriver à la conclusion que le nombre de combattants a dû largement surmonter le millier.

Lettres publie le Préface du livre Carlos Manuel de Céspedes. El diario perdido  écrit par Hortensia Pichardo. À propos de l’auteur de cette œuvre la prestigieuse chercheuse cubaine affirme que le travail d'Eusebio Leal mérite la reconnaissance de tout cubain aimant nos racines historiques et recevoir avec émotion les pages du Journal du Père de la Patrie.

En Interview, la journaliste Magda Resik Aguirre, Directrice de Habana Radio, converse avec Eusebio Leal Spengler sur Carlos Manuel de Céspedes, symbole de l'âme cubaine. Pour l'Historien de la Ville de La Havane,  certains grands hommes de l’Histoire ont affronté leur destin dans la solitude, enveloppé dans la marée des mesquineries humaines et des ambitions du pouvoir. Cependant, leur splendeur s'épanouit invariablement après la mort et se reproduit dans l'inspiration grandissante qu'ils représentent pour les patriotes à naître.

Trésors dévoile la histoire de Fidel et la cloche de la sucrerie La Demajagua . Andrés García Suárez raconte que  lors d’une réunion de la Fédération Estudiantine Universitaire (FEU), préparant une manifestation contre la corruption dominante dans l'Île en 1947, Fidel Castro a proposé que ce soient les étudiants universitaires qui portent cette cloche historique pour appeler à l'ordre institutionnel et à la décence dans le pays contre la corruption du gouvernement.

Arts nous invite à apprécier la seule photo du soulèvement de La Demajagua grâce à la recherche de Jorge Oller Oller. L'histoire de la photo est racontée par Carlos Manuel de Céspedes lui-même.

Dans la ville de Camagüey,  la statue équestre d'Ignacio Agramonte y Loynaz s’érige comme symbole de fierté. Miozotis Fabelo Pinares l’a décrite ainsi : Le cheval, la posture d’Agramonte, les détails du revolver, de l'épée, se démarquent  ainsi que les autres allégories qui entourent le monument, comme la figure féminine représentant la Liberté du peuple, que nous avons hérité de la Révolution Française.

Lire Martí   publie le poème « La rose blanche », traduit de l’Espagnol par Armand Godoy et publié dans Poèmes choisis par Ed Emile-Paul Frères à Paris en 1929.