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Lettres de Cuba: Janvier 2018
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
. Cette édition est dédiée au 165e anniversaire de la naissance de notre Apôtre José Martí.
Illustration par : artistes cubains

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le premier numéro de 2018. Cette édition est dédiée au 165e anniversaire de la naissance de notre Apôtre José Martí.

Rencontre ouvre sa section avec la conférence extraordinaire La Cuba de Martí : Projet, réalité et perspective, offerte par l'écrivain et poète cubain Cintio Vitier (1921-2009), le 18 mai 1995, dans le Théâtre Heredia du Santiago de Cuba. À cette occasion, le renommé intellectuel cubain soulignait : « Si nous affirmons que nous avons réalisé absolument le projet de la République martiana, non seulement nous ne dirions pas la vérité mais nous fermerions stupidement les portes de l'avenir. »

D’autre part, on publie  la  conférence Portée et transcendance du concept de République de José Martí offerte par le chercheur Pedro Pablo Rodríguez lors du 23e Congrès de la Latin American Studies Association (LASA 2001) à Washington, 7 septembre 2001. Il indique que : « Pour Martí, la république était un processus qui commençait depuis la guerre pour l'indépendance et, inclusivement, depuis l`organisation de celle-ci. Ainsi, si la guerre devait se conduire avec une méthode et un esprit républicain, le Parti Révolutionnaire Cubain - un véhicule pour concerter l'unité entre les patriotes vers la lutte armée - serait déjà une sorte d'essai républicain. »

Lettres propose Lectures françaises de José Martí : Un philosophe sous les toits, d'Émile Souvestre (VII) de la Dr Carmen Suárez León. Elle affirme : « Aussi bien Émile Souvestre que José Martí, depuis des positions, des mondes et des temps différents, partagent un humanisme profond, une aspiration à la paix et un futur d'hommes prospères et spirituellement pleins, et les deux ont été critiques d'une époque d'accélération d'un capitalisme effréné dont les maux sont prévus avec une lucidité impressionnante. »

En Interview  la journaliste Madeleine Sautié converse avec José Antonio Mayoral Murillo, recteur de l'Université de Saragosse et Francisco Beltrán Lloris, vice recteur de l'Internationalisation et de la Coopération, sur le Héros National de Cuba, formé intellectuellement dans la Maison des hautes études qu'ils dirigent.

Trésors offre les détails exposés par  le Dr Eusebio Leal Spengler, Historien de la Ville de La Havane à propos du monument que sera dévoilé le 28 janvier lors du 165e anniversaire de la naissance de José Martí. Ce monument constitue une « Fidèle reproduction, exacte et unique de l'œuvre de la grande sculptrice étasunienne Anna Haytt Huntington placé dans le Parc Central de New York.

Une chronique que José Martí n’a pas écrite : le Parc Central de New York de Mauricio Núñez Rodríguez nous invite à lire la grande collection des Escenas norteamericanas de José Martí où le Parc Central émerge dans ses chroniques comme un oasis à l'intérieur de la grande ville moderne qui marche à pas vertigineux et fiévreux vers un développement accéléré. La tranquillité de cet endroit est exprimée par l'auteur en contraste avec le mouvement industriel, constructif, économique et social qui environne cette structure qui a lieu dans la grande cité à la fin du XIXe siècle.

Arts présente les photographes de José Martí à travers l’article de Luis Hernández Serrano. Un total de 42 photographies et portraits du Héros National cubain sont arrivés jusqu’à nous.

On publie Hans Christian Andersen chez José Martí, de notre regretté collaborateur Salvador Arias. Il s'agit du conte  « Les deux rossignols », une « version libre » du « Rossignol », écrit par Andersen qui ferme le quatrième et dernier numéro de son autre grand projet de revue, La Edad de Oro, en octobre 1889.

On propose également Charles Dickens à travers José Martí de Leonardo Depestre Catony. Pour nous rapprocher à son style, permettons que Martí soit celui qui le commente : « À travers de sa satire fine et délicate on découvre une nature sincère et véhémente en guerre avec les abus et les injustices sociales, qui le font éclater de rire, qui ressemble des cris de douleur… ».

Lire Martí offre la quatrième partie de Fêtes de la Statue de la Liberté. Voici un extrait de celle-ci :

 «  Oui, oui, ce fut Laboulaye qui inspira Bartholdi ; l’idée est née chez lui. » «  Va, dit- il, et propose aux États- Unis de construire un superbe monument en souvenir de son indépendance ; oui, la statue a voulu signifier que les Français raisonnables admirent l’usage pacifique que l’Amérique fait de la liberté ! »

On peut apprécier avec l’illustration de ce numéro des œuvres de divers artistes cubains inspirées de l’image de Martí.