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Plácido Domingo : « Je dois être accepté et si on m’accepte, je reviens »
Par Ofelia Sandar Valles Traduit par Alain de Cullant
Placido Domingo a été reçu par l’Historien de La Havane, Eusebio Leal Spengler, dans le théâtre Martí, la scène où ses parents ont interprétés des zarzuelas et des opéras, faisant partie de diverses compagnies espagnoles qui ont visité l’île au milieu du siècle dernier.
Illustration par : Arnays Camaraza

Le célèbre ténor espagnol Placido Domingo a été reçu par l’Historien de La Havane, Eusebio Leal Spengler, dans le théâtre Martí, la scène où ses parents ont interprétés des zarzuelas et des opéras, faisant partie de diverses compagnies espagnoles qui ont visité l’île au milieu du siècle dernier. Précisément, des mains de Leal, il a reçu des éditions fac-similées –thésaurisées par le Musée National de la Musique - des programmes de ces présentations, dans lesquels apparaît sa mère Josefa Pepita Embil dans la distribution. Le propre théâtre conserve d’autres éditions fac-similées des représentations de Josefa Pepita Embil qui ont été signées par Placido en souvenir de votre séjour dans le théâtre.

« Une grande émotion », ont été les premières paroles de Placido, qui est aussi baryton, à son arrivée, où Leal lui a expliqué : « Le théâtre porte le nom de Martí depuis la République et ensuite il s’est converti en siège du théâtre vernaculaire. Toute la gloire du théâtre a eu lieu ici, ainsi que mille autres événements, et sa restauration a été terminée il y a deux ans ; maintenant il est juste comme il était, petit mais merveilleux ».

« Quelles loges si extraordinaires, cela n’existe plus », a déclaré Placido sur l’intérieur de l’installation alors qu’il apprenait que la capacité est de 800 personnes et qu’elle est équipée d’une technologie moderne et tous les moyens pour les représentations.

Lors de la conversation avec Leal, qui est aussi le directeur du Réseau des Bureaux de l’Historien et du Conservateur à Cuba, le visiteur de marque a appris que le théâtre accueillait des spectacles musicaux, de danses et de théâtre vernaculaire. Là ont été présentées des zarzuelas de Gonzalo Roig et de Rodrigo Prats : Cecilia Valdés, María de la O, Rosa la China, parmi d’autres. « C’est ce qu’on appelle la tacite d’argent de La Havane », a assuré Leal.

En exclusivité pour Habana Radio, le prestigieux musicien a parlé de l’émotion profonde qu’il ressentait dans cet endroit :

« Logiquement la vie passe avec une rapidité incroyable, penser que mes parents ont chanté ici en 1956… Je n’avais passé que deux jours à La Havane : quand j’allais d’Espagne au Mexique, dans le Marqués de Comillas, et nous nous sommes arrêtés deux jours, nous étions dans le même bateau. Nous sommes sortis un peu, avec ma sœur et ma tante, et le seul souvenir que j’avais de cette ville est, bien sûr, le Malecon. J’ai une photo enfant ici, dans un zoo où je donne une boisson à une biche.

Et maintenant je suis ici, car si j’étais plus jeune, si j’étais dans ma trentaine, ou ma quarantaine, je m’attendrais à plus, mais j’ai dit que je veux aller à La Havane pour chanter au public ce merveilleux qu’aimait tant mes parents.

Il existe toujours de nombreuses connexions avec La Havane parce que certains de mes meilleurs amis sont cubains et ils suivaient mes parents ici à Cuba et je les ai vu, ils étaient présent à mes débuts quand j’ai chanté à New York. Ils ont de la famille ici, et je me suis dit pourquoi n’y vais-je pas afin de chanter pour leurs parents ? Car que je ne sais pas combien de temps de plus je vais chanter ; me voici donc, et si tout va bien après-demain je chanterais pour le public merveilleux de cette ville. Je dois être accepter et si on m’accepte, je reviens ».

Avant de quitter le théâtre Martí, il a écrit dans le livre des visiteurs :

« Je suis plein d’émotion pour l’amour que ce merveilleux théâtre a donné à mes parents : Pepita Embil et Plácido Domingo, j’ai l’allégresse et les larmes en même temps pour cette visite.

Ici, avec ma femme, mes enfants et mes petits-enfants comme témoins de l’époque où l’extraordinaire public cubain s’est rendu à la zarzuela ayant mes parents comme interprètes.

Avec toute mon affection

Plácido Domingo ».

Ensuite le ténor espagnol a visité la Plaza de San Francisco de Asís accompagné de Miguel Barnet, président de l’Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC) et Carlos Acosta, directeur de la compagnie Acosta-Danza. Sa visite à la Basilique ne s’est pas fait espérer, où il a apprécié l’accueillante salle de concert.

 

Note de la redaction

Plácido Domingo suspend le concert du samedi 26 novembre à La Havane

L’artiste de renommée internationale a appris le décès du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, et selon des proches de la production du récital, Domingo a exprimé sa solidarité avec la douleur du peuple de l’île

Le ténor espagnol Plácido Domingo a exprimé sa disposition de chanter à Cuba dans la première moitié de l’année prochaine, en signe de respect pour le décès du leader historique, Fidel Castro.

Des sources du Conseil National des Arts Scéniques ont confirmé à l’agence Prensa Latina la suspension du concert que Domingo devait offrir le samedi 26 novembre dans le Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso, car le pays est en deuil officiel.

Selon ces sources, le chanteur de 75 ans a assuré être disposé à réaliser son récital attendu durant le premier semestre de l’année 2017.