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Lettres de Cuba: Février 2017
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Ce numéro est illustré avec les œuvres de l’artiste Arnays Camaraza
Illustration par : Arnays Camaraza

En Février, on célèbre la grande fête du livre, la 26e Foire Internationale du Livre (FIL) à Cuba, aura lieu  à La Havane du 9 au 19 février, dédiée  à l’intellectuel Armando Hart, dont le travail dans le Ministère de la Culture il y a quelques décennies a contribué à faire de chaque cubain un lecteur potentiel, le pays invité d’honneur sera le Canada, d'où viendront certains des grands écrivains tels que Margaret Atwood et  le comité d’organisation a confirmé la présence de 36 pays, de 162 auteurs, de 86 exposants étrangers et 58 maisons d’édition cubaines.

D’autre part, le Festival de Musique Ancienne Esteban Salas dédiera sa 12e édition à la danse du 4 au 12 février à La Havane  avec la participation d’artistes de plusieurs pays. Les codes musicaux des anciennes époques sont une passion pour la directrice de l’événement,  Teresa Paz, c’est pour cette raison qu’elle a fondé, en 1994, l’Ensemble de Musique Ancienne Ars Longa, amphitryon de l’événement qui sera inauguré le 4 février avec ¡Carnaval!  Le spectacle recréera l’esprit le plus autochtone des festivités dans le contexte colonial américain étant une référence des expressions festives, de danse et de musique, enracinées dans les cultures indigènes et européennes dont se nourrit le carnaval ibéro-américain.

Le Ballet National de Cuba (BNC) a annoncé qu’il reprendra la grande œuvre du romantisme Giselle, dans la version chorégraphique de sa directrice Alicia Alonso, du 17 au 26 février à La Havane dans la salle García Lorca du Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso.

Rencontres publie le discours de l’intellectuel dominicain Silvio Torres-Saillant lors de l’inauguration du 58e Prix Littéraire Casa de las Américas.

La prestigieuse institution est sur le point de fêter le 50e anniversaire de la Première rencontre de la Chanson Protestataire. En hommage à cette date historique,  la chanteuse étasunienne Bárbara Dane a commencé ces festivités le 28 décembre avec un concert dans la salle Che Guevara. Barbara Dane a été la protagoniste de cette première rencontre en 1967 et maintenant, à presque 90 ans, elle revient à la Casa pour montrer le meilleur de son grand répertoire artistique.

La Casa a accueilli à Danny Glover et James Early qui ont  dialogué sur les luttes des personnes d’ascendance africaine dans les nouveaux scénarios aux États-Unis et ils ont  également abordé d’autres thèmes liés à la question raciale, aux mouvements sociaux sur le continent, à la solidarité Cuba – États-Unis, au progrès, aux droits civils et à la lutte contre la discrimination et la pauvreté dans la région.

Lettres propose l’article Culture et politique du Dr Armando Hart Dávalos dans lequel le Président de la Société culturelle José Martí souligne : « Un demi-siècle de pratique politique au sein de la Révolution cubaine et, en particulier, dans ses relations avec le mouvement révolutionnaire latino-américain m’a appris que les liens entre la culture et la politique sont un élément clef pour le succès de n’importe quel processus de changement politique. »

En Interview  la journaliste Astrid Barnet converse avec  Jesús Guanche, considéré comme l’un des chercheurs les plus reconnus de l’histoire de nos racines culturelles, spécialement avec celle en relation avec les processus ethnoculturels et les composants ethniques de la nation cubaine, parmi d’autres.

Trésors dévoile  l’histoire du Musée National des Beaux-arts. Durant les premières décennies du XXe siècle cette institution a été un musée polyvalent. L'élan de la Révolution de 1959 l'a amené à atteindre son profil de musée des beaux-arts. Corina Matamoros Tuma affirme qu’ on offre actuellement au public une opportunité réellement précieuse et une interaction artistique avec un patrimoine qui non seulement nous parle du passé mais qui participe à la construction de la culture actuelle, et donc de celle de l'avenir.

Arts célèbre les cents ans de la visite d’Isadora Duncan à La Havane. Leonardo Depestre Catony  a recueilli dans son article les détails de ce séjour reflétés dans de l’autobiographie de la grande danseuse. Née en Californie, États-Unis, en 1878, Isadora Duncan s’est éloignée des styles traditionnels de danse pour développer un mode personnel d’appréciation et d’exécution basé sur la spontanéité des mouvements, vêtue d’une tunique et pieds nus.

Le ténor espagnol Placido Domingo a été reçu par l’Historien de La Havane, Eusebio Leal Spengler, dans le théâtre Martí, la scène où ses parents ont interprétés des zarzuelas et des opéras, faisant partie de diverses compagnies espagnoles qui ont visité l’île au milieu du siècle dernier.

L’artiste de renommée internationale a appris le décès du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, et il a exprimé sa solidarité avec la douleur du peuple de l’île.  Il a suspendu son  concert du samedi 26 novembre à La Havane en signe de respect pour le décès du leader historique, Fidel Castro et  il a exprimé sa disposition de chanter à Cuba dans la première moitié de 2017.

Eugenio Hernández Espinosa : un véritable représentant du caribéen cubain de Marilyn Bobes est un hommage au dramaturge qui vient de  fêter ses quatre-vingts ans.  

 S’il y a un dramaturge qui a réussi à capter les essences caribéenne du cubain c’est Eugenio Hernández Espinosa qui est considéré comme l’un des plus importants dramaturges cubains contemporains du XXe siècle.

Lire Martí propose la deuxième partie de l’essaie  Notre Amérique, traduit et annoté par Jacques-François Bonaldi.

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Ce numéro est illustré avec les œuvres de l’artiste Arnays Camaraza