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L’image la plus aimée de Fidel
Par Jorge Luis Rodríguez Aguilar Traduit par Alain de Cullant
L’image de Fidel est très présente pour les plus jeunes étudiants de San Alejandro.
Illustration par : artistes cubains

 

L’image de Fidel est très présente pour les plus jeunes étudiants de San Alejandro. Une partie considérable de ses professeurs se souviennent encore des heures quand il nous l’a donné, en 2001, lorsqu’il nous a rendu visite, un après-midi de janvier. Il faisait froid et il y avait un tumulte de gens pour le voir. Beaucoup d’artistes invités, d’intellectuels et d’amis sont venus partager cette visite mémorable avec lui. Jamais avant un président cubain était venu jusqu'aux portes de l’emblématique Académie et, cette fois, Fidel n’est pas venu comme un méconnu.

Aujourd'hui, trois jours après la triste nouvelle, les étudiants de San Alejandro lui ont rendu le plus sincère hommage. Ils ont défilé devant les cendres immortels, ils ont signé le livre d’engagement au concept de Révolution  et ils se sont connectés aux différents sites d’opinion, de façon franche et spontanée, pour donner leurs critères sur la réalité qu’ils vivent.

Il n’y a aucun médiateur. Chacun d’eux, depuis sa position, a écrit, a informé le monde. Avec la passion ou la déchirure que chaque parole possède, ils ont semé leur idée : le plus noble souvenir que possédait l’image ou la pensée du leader, du compañero ou de l’ami chez ces jeunes.

Sur les murs de l’Académie presque bicentenaire il n’y a pas une image peinte, il n’y a pas une allusion immédiatement réalisée pour le leader, le champion ou le paladin de mille batailles. Sa présence est profonde, à l’intérieur, comme le deuil aux frontières du mémorable, car ces images ou ces allusions sont dans le cœur, cousues avec des fils indestructibles, avec de fines aiguillées de cet écheveau que savent seulement tisser les véritables révolutionnaires.

Ce sont nos jeunes, ceux qui pleurent, qui rient, jouent, rêvent, croient, sentent, désirent… Ce sont ceux qui n’ont pas peur de passer un après-midi sous le soleil ou une nuit blanche, pour écrire. Ils sont le fruit d’une grande et généreuse récolte qui a commencé en 1959 et qui ne s’arrête pas aujourd'hui. Chaque graine continuera à être semée et poissée dans ces jeunes cœurs qui se lèvent jour après jour, plein d’espoir, désireux et avec brio, comme un hommage éternel à l’ami bien-aimé.