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Lettres de Cuba: Octobre 2016
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Les lecteurs peuvent apprécier de l’art cubain à travers les œuvres du prestigieux artiste Servando Cabrera Moreno dans l’illustration de ce numéro.
Illustration par : Servando Cabrera Moreno

Le Premier Festival Mondial de Contre-ténors a ouvert ses portes le 30 septembre avec un gala au Théâtre Karl Marx à La Havane. Grâce à l’initiative du Bureau Leo Brouwer, des représentants de 11 pays participent à la rencontre pour offrir des conférences, des classes magistrales, des concerts et participer en tant que membres du jury ou participants dans le concours. Le public cubain profitera de la présentation d’icônes comme le Catalan Xavier Sabata, le Polonais Artur Stefanowicz, l’Étasunien Darryl Taylor, l’Italien Riccardo Strano, le Portugais Manuel Brás da Costa, le Brésilien Rodrigo Ferreira et le Canadien Daniel Taylor, ce dernier président du jury du concours.

Un vaste programme pour célébrer la Journée de la culture cubaine le 20 octobre est conçu. Parmi les initiatives on compte les concerts de l’Académie de Chant Mariana de Gonitch dirigée par Hugo Oslé. Les concerts auront lieu sur diverses scènes de la capitale comme le Musée National de la Danse où Zenaida Armenteros, Prix National de Danse, interprétera En el Claro de la  Luna de Silvio Rodríguez.

Les amants du ballet attendent avec impatience la fin du mois car du 28 octobre au 6 novembre, le Ballet National de Cuba et des artistes de 16 pays se présenteront à Cuba lors de la 25e édition du Festival International de Ballet de La Havane Alicia Alonso. La présente édition sera la première à porter le nom de la prima ballerina assoluta cubaine Alicia Alonso, qui dirige la compagnie fondée en 1948 par elle et les frères Alberto et Fernando Alonso. Jusqu'à ce jour, les pays qui participeront à l’événement sont l’Argentine, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Colombie, la Corée du Sud, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, les États-Unis, le Mexique, la Mongolie, Porto Rico, le Venezuela, la Russie et l’Uruguay.

Rencontre présente l’article L’Histoire des hommes sans histoire de Graziella Pogolotti. L’illustre intellectuelle souligne : « Les esclaves provenaient de diverses cultures africaines. Nous oublions souvent qu’ils étaient des personnes ayant des caractéristiques individuelles conditionnées par la hiérarchie qu’ils occupaient sur leur territoire d’origine et, comme cela arrive partout, favorisés comme porteur de talent et d’une intelligence propre. » Concernant l’Histoire de notre pays, elle considère que trois dates marquent notre histoire avec un fer rouge, 1812, 1844 et 1912. La conspiration d’Aponte montre l’évidence d’une menace latente. La conspiration de La Escalera a rendu palpable la connexion possible entre les esclaves des plantations et les couches illustrées des noirs et des métis et la répression des indépendantistes de couleur voulait être exemplaire.

On publie la suite de l’article José Antonio Aponte, un icône de subalternité (II) de la chercheuse María del Carmen Barcia. On peut suivre les détails du procès judiciaire contre Aponte. Les objets trouvés chez Aponte ont permis de le définir comme l’idéologue du mouvement surtout à cause d’un livre d’images, certaines collées, d’autres peintes, qu’il avait confectionné. Ce livre a attiré l’attention des autorités espagnoles car c’est  non seulement un ensemble de feuilles reliées, manuscrites ou imprimées, mais un moyen approprié de transmettre des idées et des connaissances, d’asseoir des points de repère, de divulguer un message.

L’Historien de Bayamo, Ludin B. Fonseca Garcia, nous approche à la vie du patriote Francisco Vicente Aguilera,   le chevalier irréprochable et le précurseur de la pensée unitaire parmi les Cubains

Lettres publie de la Poésie  de Marilyn Bobes. On propose le poème « Une histoire d’amour racontée par l’une des parties présentes » traduit par Acracia Losada et publié dans la Revue de la Maison de la Poésie. Rhône-Alpes

On profite l’occasion pour congratuler l’écrivaine car elle vient de remporter le Prix Ibéro-américain Julio Cortázar avec son  L’œuvre A quién pueda interesar lors de la 15e édition. Le Prix Cortázar est  parrainé par l’Institut Cubain du Livre, la Casa de las Américas et l’Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC) ainsi que par la Fondation de Alia et le Ministère de la Culture de la République Argentine – parmi 200 œuvres en concours, où six autres titres ont reçu des mentions.

Interview présente Une rencontre avec le fiancé de La Havane. Eusebio Leal

La journaliste Madeleine Sautié a fait un compte rendu de la rencontre de l’Historien de la Ville de La Havane avec la journaliste Magda Resik dans le Pavillon Cuba. Le interviewé a exprimé sa gratitude au public présent à l’occasion et a encouragé à sauvegarder et à aimer notre ville. Il a dit : « Si nous travaillons sur toute La Havane, même la décadente, elle se lève et dit : Je suis la plus belle ville du monde ou au moins l’une des plus belles. C’est la mienne et je l’aime. Ma vision n’est pas seulement une vision villageoise de la question. Ma vision est celle de Cuba. La Havane est un détail de ce monde. »

Trésors offre des détails sur  L’Hymne de Bayamo. Juan Blas Rodríguez raconte l’origine de cette pièce et comment  le 20 octobre 1868 à Bayamo, la première ville libre de Cuba, a eu lieu la naissance officielle de l’hymne qui appelait au combat, connue initialement comme La Bayamesa.

Arts  propose l’article  Les Simpson et l’île à la mode du journaliste Pedro de la Hoz González.  En octobre de cette année les Simpson seront présents à Cuba, dans le cadre de la 27e saison de l’une des plus anciennes séries d’animation pour les adultes de la télévision étasunienne.

La Havane devient  la capitale des contre-ténors du monde du 30 septembre au 8 octobre. La journaliste Mayra Garcia Cardentey a conversé avec Isabelle Hernández, directrice et productrice de cet événement du Bureau Leo Brouwer à propos du programme et du concours.

La France chez Servando Cabrera Moreno de  José Ángel Téllez essaye de établir les liens et l’influence entre les artistes de l’avant-garde siégeant en France et le peintre cubain. Il souligne « Paris n’a pas été seulement la capitale internationale de l’art de ces années, générant la modernité, mais elle a permis que se connaissent, venant de tout le monde, ceux qui ont assis une ligne directrice dans la plastique de France, d’Europe et du reste du monde. »

La semence de l’École Nationale de Ballet continue à donner de fruits affirme l’Historien du Ballet National de Cuba, Miguel Cabrera

Il ajoute : « La solide formation académique, la ductilité stylistique, aussi dans la facette romantique/classique que dans celle du meilleur contemporain, la virtuosité et l’attaque dans l’exécution des solos, l’habilité et la finesse dans le travail de partenaire et la grande musicalité, sont les caractéristiques qui, avec l’élégante virilité et l’harmonieuse intégration ethnique, définissent le cubain danseur d’aujourd'hui. »

Lire Martí  présente  La vérité sur les Etats-Unis III. Publié dans le journal  Patria le 23 mars 1894 à New York

Notre Apôtre souligne deux vérités utiles à notre Amérique : le caractère impitoyable, inégal et décadent des États- Unis, et l’existence, chez eux continuelle, de toutes les violences, les discordes, les immoralités et les désordres dont on accuse les peuples hispano- américains.

Les lecteurs peuvent apprécier de l’art cubain à travers les œuvres du prestigieux artiste Servando Cabrera Moreno dans l’illustration de ce numéro.