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Lettres de Cuba: Mai 2016
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le cinquième numéro de l’année.
Illustration par : Orlando Rodríguez Barea

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le cinquième  numéro de l’année.  Pour la première fois on célèbre le mois de la culture française à Cuba coïncidant avec la 19e édition du Festival du cinéma français dont lors de l’ouverture a eu lieu  la première du film L’outsider de Christophe Baratier, cinéaste et promoteur de cet événement tant attendu par le public cubain. Il y a eu aussi un grand concert du contre-ténor Philippe Jaroussky dans le Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso. Jusqu’au 31 mai, il y aura des expositions, des concerts, des conférences, des ateliers  dans différentes institutions culturelles de la ville de La Havane. D’autre part, une délégation cubaine se rendra en France pour fêter notre culture dans ce pays.

Rencontre propose l’article  Cuba et les États-Unis de la Dr. Graziella Pogolotti Jacobson. La prestigieuse intellectuelle décrit le cyclone comme  un phénomène naturel que peut se traduire en métaphore des caractéristiques du capitalisme. Elle ajoute que  les îles des Caraïbes sont exposées aux fureurs des cyclones soulignant que notre force ne réside pas dans le besoin permanent d'expansion, mais sur la capacité de résistance et de nous refaire sur la base d'une longue accumulation culturelle. 

Le journaliste Orfilio Peláez nous approche à la vie de Felipe Poey Aloy. Fils d'un père français et d'une mère créole, il est né à La Havane le 26 mai 1799

Le chercher est considéré comme le plus universel des naturalistes cubains.

Randy Saborit Mora, sub-directeur de publications de l’Agence Latino-américaine de Nouvelles Prensa Latina affirme qu’une grande partie de la vie de José Martí (1853-1895) a été liée au journalisme. La plupart des volumes de ses Œuvres Complètes contiennent des articles, des chroniques, des reportages, des bulletins, des notes et des éditoriaux.

L’article Victor Hugo chez José Martí : une rencontre entre Cuba et la France de Karina Marrón González fait référence à « la place du modèle idéal «  où notre Apôtre situe Hugo comme le poète qui accomplit  la mission dans laquelle il engage son talent, la tâche d'améliorer le monde ».

Dans Lettres, le chercheur Pedro Pablo Rodríguez analyse l’essaie Notre Amérique signalant qu’en un peu plus de quatre mille mots José Martí a réussi à concentrer une des analyses les plus lucides et rénovatrices sur les sociétés latino-américaines de son époque, la fin du XIXe siècle.  

Maintenant, tandis que nous commémorons le 125e anniversaire de l’essai martiano Notre Amérique, le Dr Salvador Arias établit certains liens entre ledit texte et la revue L'Âge d'Or que son auteur dédiera « aux enfants d'Amérique ». Là, plus précisément dans cet ouvrage que Fina García Marruz a appelé « le grand triptyque américain », composé par les articles « Les ruines indiennes », « Le Père Las Casas » et « Trois héros », il faisait arriver aux jeunes lecteurs les approches qui communiquaient viscéralement avec son essai postérieur.

Carmen Suarez León propose Les lectures françaises de José Martí (IV) : Claude Vignon. Récits de vie réelle (1861). La chercheuse souligne qu’on peut faire un registre d’opinion sur le roman naturaliste dans ses cahiers de notes. Martí projette même de publier un livre sur ce sujet, et chaque fois qu’il trouvait des réflexions de divers auteurs, il copiait des citations et écrivait des annotations critiques pour ce projet qui n’a pas pu voir le jour.

En Interview on publie les réponses d’Alfonso Herrera Franyutti aux questions de Lucía Iglesias Kuntz à l'occasion de la cérémonie de la remise du Prix International José Martí de l’UNESCO à La Havane, le 28 janvier 2016.

Le 18 mars, le Centro de Estudios Martianos a reçu avec grand regret la triste nouvelle du décès du docteur Alfonso Herrera Franyutti, qui était un proche ami de Cuba, depuis l'aube du triomphe révolutionnaire de janvier 1959 et un grand spécialiste de la vie et de l’œuvre du Héros National cubain, José Martí.

Trésors fête le 20 ans du  Mémorial José Martí  fondé par le leader de la Révolution cubaine Fidel Castro le 27 janvier 1996, est un lieu de pèlerinage et une école permanente pour les Cubains, mais aussi pour les hommes et les femmes de toutes les latitudes.

Dans Arts la journaliste Beatriz Rivera Castillo suggère de recueillit dans un grand livre la façon dont José Martí concevait l’art et, aussi, comment a été interprétée sa personnalité par les artistes des diverses manifestations ; c'est seulement un regard sur la relation parole/tracé qu’il a tant développée dans ses chroniques sur l'art, qui a eu ensuite un chemin de retour dans la relation tracé/parole déployée par des artistes ayant pris José Martí ou ses textes comme sujets ou points de référence. Ainsi, des artistes chez José Martí donneraient pieds à José Martí chez les artistes.

D’autre part, Roberto Méndez Martínez exprime que l'image de José Martí est familière pour tous les cubains. Les personnes qui ne visitent peut-être pas les musées ni les salles d'exposition ont vu son visage à la télévision ou dans la presse, ou l'associent aux jours scolaires quand, tous les matins, elles étaient en rang devant son buste. Les peintures, les gravures, les affiches ont répété son visage, avec plus ou moins de chance. Devant une telle profusion il faut s'interroger, existe-t-il une seule image du héros ou celle-ci change avec les styles artistiques et les courants de pensée ? La réponse peut être troublante, dans la mesure où chaque époque semble privilégier des caractéristiques différentes pour construire le héros avec une actualité persistante.

Martí est un symbole, une présence quotidienne, un participant actif dans le débat, une projection d'un rêve en constante reconstruction. Il a abandonné la lévite. Il existe parmi les héros de la contemporanéité. Il apparaît à côté de l’homme commun

Lire Martí publie la Lettre de Martí à Mercado, écrite à Acapulco, le  7 janvier 1878 et traduite par Jacques-François Bonaldi. Selon Alfonso Herrera Franyutti

« Acapulco n'est évidemment pas la fameuse station balnéaire d'aujourd'hui : «C'est seulement une petite localité de trois mille âmes, un site infect, malsain et pestilentiel, doté d'un long quai où accostent les bateaux de la ligne du Pacifique pour charger le charbon de pierre qui vient d'Australie à bord de bateaux à voile et pour se réapprovisionner en vivres et en eau.» (Alfonso Herrera Franyutti, op. cit., p. 129.)

On peut apprécier les œuvres de l’artiste plastique cubain. Orlando Rodríguez Barea.