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Lettres de Cuba: Février 2016
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Ce numéro est illustré avec les œuvres du plasticien cubain Jorge Juvenal Baró
Illustration par : Jorge Juvenal Baró

Le Prix littéraire Casa de Las Américas est reconnu comme l’un des concours les plus prestigieux de la région, tout en étant le premier de ce type sur le continent et également l’événement culturel le plus ancien de l’Île.

Il s’est tenu du 18 au 28 janvier à La Havane et à Cienfuegos, et a convoqué des centaines d’écrivains, avec 450 œuvres en lice dans les différentes catégories : récit, théâtre, essais sur des thèmes artistiques ou littéraires, littérature brésilienne, littérature caribéenne en français ou en créole et études sur les cultures originaires d’Amérique.

Comme chaque année, de prestigieux écrivains latino-américains et des intellectuels sont venus à la Casa, en tant que jurés, pour évaluer les œuvres en concours et choisir les lauréats de la 57e édition.

D’autre part, un autre événement aussi important a eu lieu à La Havane : La 2e Conférence Internationale « Avec tous et pour le bien de tous » sur la pensée de notre héros national, José Martí. Des intellectuels du monde, comme Frère Betto, Ignacio Ramonet, Atilio Borón et l’ex-président de l’Uruguay José Mujica se sont prononcés pour une plus grande diffusion de l'œuvre de l'apôtre de l'indépendance de Cuba en Amérique latine.

Chaque mois de février les amants de la lecture attendent avec impatience la Foire International du Livre de La Havane. Cette année,  la 25e édition est dédiée à la poète Lina de Feria et à l’intellectuel et folkloriste Rogelio Martínez Furé, lauréat du Prix national de Littérature 2015, la République de l’Uruguay est le pays invité d’honneur.

Rencontres propose Splendide-Hôtel. Il s’agit des paroles prononcées par l’intellectuel colombien Santiago Gamboa lors de la cérémonie d’ouverture du Prix Casa de las Américas 2016. L’écrivain et diplomate fait référence avec ce titre à l’œuvre Après le Déluge (Illuminations, 1873-1875) du poète français Arthur Rimbaud.

À propos de l’importance du livre et de la lecture comme source de connaissance,  la Dr Graziella Pogolotti approfondit dans la situation actuelle des nouvelles générations qui sont de plus en plus réticents à la lecture et qui succomberont dévorées par les robots intelligents et sensibles qui s’approchent déjà au coin de la rue.

Le journaliste Pedro de la Oz nous approche à l’œuvre de Gary Victor, l'une des personnalités intellectuelles les plus actives et influentes à Haïti. Il  a obtenu le Prix Casa de las Américas 2012 dans la catégorie « Littérature en Langue Français ou Créole » avec Le sang et la mer. En 2014, il était présent à la Foire Internationale du Livre de La Havane pour présenter son roman et cette année, il est revenu comme membre du jury du concours dans lequel il a été lauréat.

Dans Lettres on publie des œuvres de deux  intellectuels uruguayennes ; Mario Benedetti et Eduardo Galeano. Trois poèmes du célèbre poète : Juste là ;  Je ne sais qui elle est et Papier Mouillé et un extrait du livre « Les veines ouvertes de l’Amérique Latine » du renommé écrivain.

Le  folkloriste, musicien et écrivain cubain Rogelio Martínez Furé affirme dans  Patakín : Littérature sacrée de Cuba que : « Le maintien des langues africaines et de leurs littératures dans plusieurs pays du Nouveau monde ainsi que leur influence sur le parler créole revêt une grande importance pour tout chercheur qui étudie la continuité et le développement des cultures apportées en Amérique par les captifs noirs. »

Dans Interview le journaliste Maikel González González  converse avec la poète Lina de Feria à qui est dédiée la 25e édition de la Foire Internationale du Livre de La Havane.

Trésors publie l’article de Lino Betancourt Molina à propos de la pièce La Paloma du compositeur basque Sebastián Yradier, considérée par Alejo Carpentier comme  le premier « best seller » de la musique cubaine

Notre collaborateur Rafael Lam nous offre quelques détails à propos des visites de Frank Sinatra à La Havane. Le célèbre chanter est venu deux fois à La Havane : en 1946 et en 1951. Son premier séjour est lié avec la rencontre des principaux capos des familles de la mafia dans l'Hôtel National de Cuba.,  la deuxième visite a eu lieu lors de son mariage avec l’actrice Ava Gardner.

Arts propose Le Miracle de Lampedusa par Danny Gonzalez Lucena. Milagro, c’est un énorme Christ sur une croix faite avec des rames, sculpté de manière traditionnelle par des artistes du Musée Organique de Romerillo (MOR) de Trinidad et du Kcho Studio, et réalisé avec des techniques anciennes pour les sculptures religieuses en stuc et polychromes du Baroque, il se traduit dans le but de Kcho de donner une voix aux hommes qui donnent irrévocablement leur vie à la mer. Aujourd'hui elle est devenue la Croix des Émigrants. Ce Christ sur la croix faite avec des rames, que le Président Raúl Castro Ruz a offert au Pape François, a été placé sur l'autel de l'église de San Gerlando à Lampedusa.

La critique d’art Virginia Alberdi nous invite à contempler la façade de l’hôtel Habana Libre à l’angle des rues L et 23 au Vedado, enrichie  par un splendide mural de céramique : Las frutas cubanas créée en 1958 par l’artiste cubaine Amelia Peláez..

Au mois de mars le centre culturel El Submarino Amarillo (Yellow Submarine) fêtera son cinquième anniversaire. Son Directeur artistique Guille Vilar nous décrit sa rencontre avec le légendaire chanteur du heavy metal de Black Sabbath le Britannique Ozzy Osbourne en visite dans notre pays. Gille Vilar considère qu’avec sa présence inattendue dans le Submarino Amarillo, celui-ci acquiert une réputation d’une telle dimension qu’il n’y a pas de doute de la visite de certains autres de ses prestigieux collègues quand ceux-ci connaîtront son passage dans cet établissement.

Lire Martí offre aux lecteurs la troisième lettre publiée dans une brève « édition critique » intitulée Testamentos de José Martí grâce à la collaboration de Jacques-François Bonaldi, qui nous a apporté ses  traductions annotées aujourd’hui.

Ce numéro est illustré avec les œuvres du plasticien cubain Jorge Juvenal Baró