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Avec Ozzy Osborne dans « El Submarino »
Par Guille Vilar Traduit par Alain de Cullant
Dès l'instant où a été inauguré El Submarino Amarillo, il y aura cinq ans au mois de mars, nous étions certains que cet endroit se convertirait en un semblable au Ronnie Scott de Londres, non pas dédié au jazz mais au rock.
Illustration par : Jorge Juvenal Baró

Dès l'instant où a été inauguré El Submarino Amarillo (Yellow Submarine), il y aura cinq ans au mois de mars, nous étions certains que cet endroit se convertirait en un semblable au Ronnie Scott de Londres, non pas dédié au jazz mais au rock. Dans aucun Centre Culturel d’Artex, on a obtenu que la musique rock anglo-saxonne des années 60 et 70 du siècle dernier, soit orientée depuis l’impact qu’elle a laissé, comme fait culturel incontesté, dans des générations de cubains amateurs de ce genre. Chaque jour de la semaine, où tous les soirs il y a un groupe différent, on démontre que non seulement le rock de ces années est une musique appropriée pour danser mais qu’elle apporte aussi en elle une force renouvelée, ce qui la conserve attrayante pour les jeunes qui recherche l’authentique. Souvent, nous sommes obligés de fermer les portes à cause de la capacité, ce qui est une confirmation qu’il y a une agréable atmosphère de communion où chacun se sent bien, tant par la qualité de la musique que pour le magnifique service gastronomique et la décoration exquise du lieu avec des images allégoriques aux Beatles. C'est pour cette raison que les différentes personnalités de l'univers du rock qui nous rendent visites souhaitent laisser leur empreinte dans notre célèbre sous-marin, certains jouant sur scène et d’autre étant interviewé. Tel est le cas d’Ozzy Osbourne, le légendaire chanteur du heavy metal  britannique en visite dans notre pays.

Accompagné par l'équipe de tournage d’une importante chaîne de télévision étrangère, qui nous a fait savoir qu’Ozzy voulait visiter El Submarino après avoir partager un moment d'intimité avec la mémoire de John Lennon, grâce à la statue du sculpteur José Villa Soberon, une statue se trouvant à quelques mètres dans le parc qui porte son nom. Programmée à partir de la plus stricte discrétion à la demande de la chaîne de télévision mentionnée, la présence du chanteur de Black Sabbath dans notre établissement a été nuancée par le récital du concertiste Luis Manuel Molina, une sorte de centaure mythologique de la musique et que personne ne peut définir jusqu'où arrive son admiration pour la musique de concert, ainsi que ses intimes relations avec le rock.

À la surprise d’Ozzy, Molina, avec son style raffiné de jouer la guitare, a interprété le morceau Changes, une œuvre du répertoire de Black Sabbath au début des années 1970, en outre de Dee, une pièce du regretté guitariste Rhandy Rhoads et de Mr Crowley, un morceau essentiel dans l’œuvre d’Ozzy Orbourne où notre concertiste a su découvrir les accents de la Renaissance et du Baroque qui la distinguent.

Fasciné par cet accueil, Ozzy a été interviewé par trois des plus prestigieux critiques de la presse écrite et de la radio, Michel Hernández, Juanito Camacho et Joaquín Borges Triana. Si Michel a été intrigué en connaissant son affinité avec l’œuvre des Beatles, spécialement avec John Lennon à partir de la chanson Imagine, Juanito Camacho l’a surpris en parlant en détail de sa longue carrière comme soliste, alors que Joaquin a voulu découvrir sa capacité pour choisir les illustres guitaristes qui ont travaillé avec lui. Exalté par la satisfaction d'avoir eu un dialogue intensif avec une grande connaissance des faits de la part de nos spécialistes, à la question si le rock ancien sera valorisé dans le futur de la même façon dont on parle de la musique classique aujourd'hui, Ozzy a répondu certainement, car la plus grande tendance du rock actuel n’a plus rien à voir avec l’esprit créateur de ces années mémorables de la seconde moitié du XXe siècle.

Quelques minutes avant de partir, nous lui avons dit qu’avec sa présence inattendue dans le Submarino Amarillo, celui-ci acquiert une réputation d’une telle dimension que nous ne doutons pas de la visite de certains autres de ses prestigieux collègues quand ceux-ci connaîtront son passage dans notre établissement.

 

Note :

Guille Vilar : Directeur artistique du Centre Culturel El Submarino Amarillo, situé dans la municipalité havanaise El Vedado, avenue 17 entre les rues 6 et 8.