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Lettres de Cuba: Janvier 2016
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Les œuvres du prestigieux peintre cubain Mariano Rodríguez illustrent cette édition de janvier.
Illustration par : Mariano Rodríguez

Les œuvres du prestigieux peintre cubain Mariano Rodríguez  illustrent cette édition de janvier. Membre de l’Ecole de Peinture de La Havane, Mariano Rodríguez fut un artiste engagé dans la lutte anti-impérialiste. Ces œuvres sont décrites comme exubérantes, gais, dynamiques, essentielles, L’image du coq l’a toujours accompagné. Artiste de la plastique, peintre autodidacte, il a commencé sa carrière au moment de la fureur du mouvement muraliste mexicain exerçant une grande influence dans sa formation. La divise fondamentale de Mariano Rodríguez était « Vivre pour peindre, peindre pour vivre » et il l’a fait ainsi, il a peint jusqu’au dernier souffle, laissant au patrimoine culturel de notre pays un importante collection des huiles, affiches et dessins.

Lors de journées de concerts « Cuba Va », nous fêtons ce nouvel  an et le 57e anniversaire du triomphe de la Révolution. Comme d'habitude, le Ministère de la Culture a organisé les concerts populaires  avec la participation des plus importants ensembles de musique cubaine.

D’autre part, après trois ans de restauration intense, le Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso rouvre ses portes, ce 1er janvier 2016, avec un gala intitulé « Triptyque Classique » par le Ballet National de Cuba. Le gala rassemble en trois actes les œuvres Giselle, Le lac des cygnes et Coppélia, sous la direction générale de la prima ballerina assoluta Alicia Alonso et avec l'accompagnement de l'orchestre du Grand Théâtre dirigé par le maestro Giovanny Duarte.

Rencontres ouvre la section avec l’article du Dr. Pedro Pablo Rodríguez Martí à Cuba aujourd'hui. Ce 28 janvier, nous nous rappellerons de l’authentique pensée et du legs indéniable de notre Apôtre à l’occasion du 163e anniversaire de sa naissance. Le projet de José Martí doit être poursuivi pour l’équilibre, aussi bien dans le pays que sur une planète dont les capacités de vie ont tendance à s'épuiser.

José Martí et Clara Barton de notre collaborateur Salvador Arias García  présente l’opinion de notre Apôtre sur cette femme nord-américaine. Dans l'une de ses Scènes nord-américaines, dédiée à conter la terrible inondation qui a eu lieu dans la ville de Johnstown, le 31 mai 1889, publiée dans La Nación de Buenos Aires le 26 juillet de la même année, José Martí se réfère, brièvement mais intensément à cette personne.

La marraine de José Martí, c’est un article apparu dans la Revue Bohemia avril/1950. Son auteur, Agustín Pérez Regules,  était l’arrière, petit fils de Marcelina de Aguirre y Constanza, la marraine de José Martí.

On propose aux lecteurs Notes sur Armand Mattelart. Ce sont les Paroles d'éloge d`Abel Prieto lors de la cérémonie d’investiture du titre de Dr. Honoris Causa de l’Université de La Havane à l’illustre intellectuel.

Lettres publie Martí, Bolivar et l'éducation cubaine, titre de la Conférence magistrale offerte par le regretté poète et intellectuel cubain Cintio Vitier, le 27 décembre 2006 dans l'Aula Magna de l’Université de La Havane.

Les lectures françaises de José Martí (III) : Alphonse Karr. Sur la peine de mort (1864) de notre directrice la Dr Carmen Suarez León fait référence au Cuaderno de apuntes nº 1 de José Martí, écrit approximativement entre 1871 et 1874, où nous lisons ses notes entrelacées avec des citations tirées de la lecture de ce texte de l'auteur français.

La journaliste Matilde Salas Servando offre un compte-rendu des Prix Maison Victor Hugo 2015. Les œuvres primées seront compilées dans un ouvrage qui sera présenté dans la Foire Internationale du Livre de La Havane 2016.

En Interview, Yailin Orta Rivera converse avec la Dr Graziella Pogolotti, Prix National de Sciences Sociales 1995 et Prix National de Littérature 2005. La présidente de la Fondation Alejo Carpentier  avec un ton énergique, confirme le caractère stratégique des expressions artistiques et l'importance de leurs dimensions démocratiques.

Elle souligne : « Le problème de la culture est au niveau institutionnel et nous devons aller vers des solutions, comme dit Raul, sans hâte, sans urgence… Il faut oublier les formulations abstraites et aller vers les manifestations concrètes et sur les scènes concrètes. Et il faut analyser les problèmes avec la participation des artistes. »

Trésors propose l’article La valeur de l'intangible de Graziella Pogolotti. Pour la chercheuse cubaine « Le tangible et l'intangible, le matériel et le spirituel conforment une unité indissoluble et interdépendante. Par conséquent, la gestion des valeurs patrimoniales résulte extrêmement délicate.»

Notre collaboratrice Julia Mirabal dans la série Femmes Caribéennes nous approche à la vie de Dame (Calliopa) Pearlette Louisy, la première femme qui a été nommée Gouverneur Général dans l'île de Sainte-Lucie. Docteur en droit, elle a été professeur dans différents niveaux institutionnels dans son pays. Pour cette vocation et depuis ses responsabilités gouvernementales, elle soutient les projets visant à l'amélioration de l'Enseignement à Sainte-Lucie.

La Maison d’Afrique fête son 30e anniversaire avec la célébration de la 20e édition de  son Atelier d’Anthropologie Sociale et Culturelle Afro-américaine. Elle est née pour rendre hommage à la mémoire et au legs de deux illustres chercheurs de la culture afro-cubaine : José Luciano Franco et Fernando Ortiz.

Alberto Granado Duque, directeur de l'institution, a déclaré en exclusivité à Ofelia Sandar Valles pour Habana Radio « S’il y a une chose qui différencie la Maison de l’Afrique est que cette institution fonctionne non seulement comme un musée, mais aussi comme un centre interactif avec la communauté ».

Arts publie Elliott Erwitt a séjourné à La Havane de Jorge Luis Rodríguez Aguilar

Le légendaire photographe franco-américain Elliott Erwitt vient de passer quelques jours dans la capitale cubaine. Il a été considéré par Robert Capa comme « le maître du moment opportun ». Il est l'un des piliers de la photographie des soixante dernières années.

Geraldine Chaplin a été la présidente du jury de la section de Fiction lors de la 37e édition du Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain. Elle a déclaré à la presse qu’elle est venue voir du cinéma, cubain et latino-américain La journaliste Thays Roque Arce fait un portrait de l’actrice soulignant qu’elle ressemble à une adolescente, elle rit avec une même énergie, mais ses paroles renferment la sagesse des années : celle d’avoir consacrée plus de 60 ans au cinéma, avec plus de 140 films

Notre collaboratrice Susana Méndez Muñoz donne les détails sur le film étasunien Papa, dirigé par Bob Yari, étant la première production cinématographique des États-Unis tournée intégralement à Cuba en plus de 60 ans. Le film a fait partie du programme du 37e Festival International de Cinéma de La Havane, dans la section « Amérique Latine en perspective ».

Papa est un drame biographique basé sur des faits réels, l’action se situe à La Havane dans les années 1950. Il s’agit de l'histoire d'un journaliste, Ed Myers - interprété par le célèbre acteur Giovanni Ribisi -, qui se lie d'amitié avec Ernest Hemingway (1899-1961) et sa femme, et qui est le témoin du déclin de l'écrivain, de son alcoolisme, de sa dépression et de ses difficultés pour écrire.

En décembre, il y a eu lieu la présentation du multimédia de l’orchestre Aragón à l’Hôtel National de Cuba  Rafael Lam souligne la valeur de cette édition spéciale de la maison d’édition Cubarte  consacrée à un orchestre né en 1939 qui a fait l'histoire à Cuba.

Lire Martí offre aux lecteurs la troisième lettre publiée dans une brève « édition critique » intitulée Testamentos de José Martí grâce à la collaboration de Jacques-François Bonaldi, qui nous a apporté ses  traductions annotées aujourd’hui.