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Lettres de Cuba: Décembre 2015
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Ce numéro est illustré avec les œuvres du peintre Pedro de Oráa, Prix National des Arts Plastiques 2015.
Illustration par : Pedro de Oraá

Le Festival International du Nouveau Cinéma Latino américain de La Havane en décembre est une fête de la cinématographie latino-américaine, suivi par un demi million de spectateurs devenant un événement incontournable pour les cinéastes de la région.

Voir, sentir, respirer le cinéma. Se plonger durant dix jours dans la cinématographie latino-américaine et d’une bonne partie du monde est peut-être ce qu'attendent les spectateurs cubains quand, entre le 3 et le 13 décembre, le Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain s’appropriera de nouveau de La Havane.

El Clan, le film argentin dirigé par Pablo Trapero, ouvrira officiellement l'événement le jeudi 3 dans le théâtre Karl Marx, à 20 heures, en plus d’un concert de l'orchestre de l'Institut Supérieur d’Art (ISA) et de la remise du Prix Corail d’Interprétation de l’année dernière à l'actrice britannique Géraldine Chaplin, qui présidera le jury de fiction.

Cette années, 444 films seront projetés, desquels 23 seront en concours dans la catégorie long-métrages de fiction, 21 en opéras primas, 36 en documentaires, 33 en animation, 22 en moyens et courts métrages, 24 en scenarii inédits et 24 affiches.

D’autres événements auront lieu ce mois ici dans la capitale de tous les cubains. La 19e édition de la Foire Internationale de l’Artisanat « FIART 2015 », dédiée cette année à la céramique et à la province de Matanzas, occupera son siège habituel de Pabexpo entre le 4 et le 20 décembre et le 31 Festival International Jazz Plaza se tiendra du 17 au 20 décembre.

Rencontre reprend la nouvelle de la remise du Prix National des Arts Plastiques 2015 à Pedro de Oraá donc ses ouvres illustrent ce numéro comme un hommage au créateur cubain. Plus de 60 ans d'expositions avalisent la carrière de ce maître, qui est aussi Prix National de Dessin de Livre en 2011, ayant également une vaste œuvre comme essayiste, poète, dessinateur et critique d'art. Le Prix National des Arts Plastiques 2015 a été institué par le Ministère de la Culture en 1994, il est décerné annuellement à un artiste vivant et résidant dans le pays, prenant en compte l’apport de son oeuvre au développement et à l'histoire des arts plastiques cubains ; ses principales réalisations et sa projection nationale et internationale.

Ginger Rogers et l’hôtel Havana Riviera de Leonardo Depestre Catony raconte la visite de cette étoile du cinéma nord-américain qui est arrivée à La Havane le 4 décembre 1957 pour l’inauguration de  l'hôtel Havana Riviera, devenant la première des grandes personnalités de différents métiers, profils et nationalités qui ont séjourné dans cet hôtel luxueux construit sur le Malecón havanais, en face des eaux du Golfe du Mexique.

Peter Turnley, humaniste de profession de la journaliste Beatriz Albert Pino nous invite à apprécier  l'exposition « Moments de la condition humaine » de ce remarquable photographe nord-américain au Musée National  des Beaux-Arts à La Havane.

Lettres publie en extrait du conte La cour violette du célèbre écrivain cubain José Lezama Lima. Traduit par Benito Pelegrin et publié dans Approches d’un continent vierge José Lezama Lima, Université de Provence.  

Le chercheur Yuri Rodríguez présente  Carpentier : les nouvelles d’un Journal à propos de l’œuvre Diario de notre écrivain Alejo Carpentier. Le Diario s’intègre à la production littéraire de Carpentier et offre une œuvre  expérientielle et autobiographique complétant d’autres zones de la vie, de l’œuvre et de la pensée du premier Cubain ayant obtenu le Prix Cervantes.

Interview propose l’entretien de la journaliste María Carla Gárciga avec Jorge Luis Sánchez,  le réalisateur  du film Cuba Libre

Trésors offre une chronique du parcours de l’historien de la ville de La Havane Eusebio Leal lors d’une invitation  spéciale du National Trust for Historic Preservation des États-Unis. Dans un pèlerinage plein de symbolisme, l'historien de La Havane parcourt des sites de Washington et de Philadelphie où les traces d'une histoire partagées entre Cuba et les États-Unis sont visibles.    

Les forces havanaises dans l'indépendance des États-Unis de Marta Denis Valle aborde un thème historique. Les Anglais ont occupé La Havane (1762 – 1763) à l'époque de Carlos III et le monarque Bourbon a tardé seulement dix ans et demi pour venger l'offense en déclarant la guerre à l’Angleterre : il a converti la stratégique capitale cubaine en centre de soutien aux troupes de George Washington avec le concours des Havanais.    

Ars est dédiée au cinéma cubain. Parmi les films en compétition lors du Festival International du Nouveau Cinéma Latino américain de La Havane, on propose trois titres : La emboscada du cinéaste Alejandro Gil, L’œuvre du siècle de Carlos Machado Quintela et Bailando con Margot  du metteur en scene Arturo Santana.

Selon Rolando Pérez Betancourt, La emboscada est un film des affections extrêmes qui estampage un louable suspense dans son cercle de guerre et dans ses scènes complémentaires.     

Notre collaboratrice Susana Méndez Muñoz souligne que l’œuvre du siècle, la construction et le désarmement de la centrale électrique nucléaire de Juraguá, à Cienfuegos, est dans le centre de la trame du film de Carlos Machado Quintela qui raconte  l'histoire de trois hommes, de trois générations, vivant seuls dans un appartement dans cette ville.

La danse, la boxe et le film noir à La Havane de Diana Ferreiro s’agit du premier film  du réalisateur Arturo Santana Bailando con Margot  qu’il l’a placé entre les combats de boxe, la mafia et les sauts continus dans le passé, lors des années de la République. C’est un mélange des plusieurs genres : le film noir, le cinéma de sports et la comédie musicale

Lire Martí offre aux lecteurs la troisième lettre de l’Apôtre adressée à  Federico Henríquez Carvajal, publiée dans une brève « édition critique » intitulée Testamentos de José Martí grâce à la collaboration de Jacques-François Bonaldi, qui nous a apporté ses  traductions annotées aujourd’hui.