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Lettres de Cuba : Novembre 2015
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Ce numéro est illustré avec les ouvres de l’artiste Danko.
Illustration par : DANKO

Deux événements de caractère international ont eu lieu à La Havane au mois d’octobre. Le festival « Mozart-Habana » et  Le Festival International de Théâtre de La Havane.

Le Festival Mozart Habana 2015 a commencé avec le Concerto pour flûte nº 1 en sol majeur KV 313, de Wolfgang Amadeus Mozart, interprété avec une virtuosité exquise par l’éminente flûtiste cubaine Niurka González, accompagnée par l'Orchestre Symphonique de l'Institut Supérieur d'Art (ISA) et le  Lyceum Mozartien de La Havane.

Le génie du musicien autrichien a inspiré un groupe d'étudiants de l'Université Mozarteum de Salzburg pour offrir un récital inoubliable dans l’Oratorio San Felipe Neri de La Havane. Des œuvres de  Mozart et du cubain Ignacio Cervantes ont été interprétées lors d’un  concert de la Camerata Romeu. Le clarinettiste français Florent Héau s’est présenté accompagné par la pianiste belge Roberte Mamou et les clarinettistes Maria Wong (Chine) et Lester Alexis Chio (Cuba). On a compté également de  la présence de la  violoncelliste autrichien Clemens Hagen, du chef d'orchestre belge Ronald Zollman, du  pianiste allemand Siegfried Mauser, du violoniste Renaud Capuçon et du luthiste Gérard Caussé, les deux de France. L’Orchestre Symphonique National et le pianiste cubain Frank Fernández ont offert un concert à La Havane, en hommage au génie autrichien. La clôture du festival a eu lieu au Théâtre Martí de La Havane.

Le 16e Festival International de Théâtre de La Havane a rendu hommage au dramaturge britannique Peter Brook  Le Festival a été aussi dédié au 30 anniversaire de Teatro Buendía et  au 30e anniversaire de vie artistique de la cubaine Flora Lauten, « une femme qui a complètement changé le paradigme du théâtre cubain dans les années 1980 », selon  Carlos Celdrán.

Parmi les personnalités qui ont participé à cet événement universel des planches se trouvaient l’étasunien Simon Brook (le fils de Peter Brook), le cubano-français Eduardo Manet, l’espagnol Guillermo Heras ou la nord-américaine Diana Taylor. Pendant les 10 jours du 16e Festival de Théâtre de La Havane, en plus de la grande variété de spectacles, il y eu lieu un intense événement théorique, des expositions d'arts visuels, et un échantillon de cinéma.

Chaque édition du Festival de Théâtre de La Havane organise des moments dédiés aux conférences magistrales, aux espaces théoriques et aux ateliers. Cette année, l’art de la mise en scène a été  le point de départ pour repenser les manières de faire du théâtre dans notre pays ainsi que les nouvelles tendances et les reconfigurations de l'art des planches dans l'actualité

Le Ballet de Monte Carlo s’est présenté pour la première fois à Cuba avec Cendrillon dans la salle Avellaneda du Théâtre National de Cuba lors de la clôture de cet événement.

Rencontre ouvre la section avec une  nouvelle. Le journaliste Pedro de la Hoz  annonce que  le théâtre situé à l’angle du Prado et de San Rafael rouvrira ses portes d'une manière beaucoup plus complète : ce ne sera plus le Grand Théâtre de La Havane, mais le Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso.

Félix Cabarrocas Ayala dans la mémoire de Daniel Taboada dévoile quelques aspects peu connus de la vie et de l’œuvre sur l’architecte cubain dont la majorité des experts ou le public en général liée à la culture le rattache inexorablement à la firme Govantes y Cabarrocas, souvent présente dans les nombreuses œuvres constructives et commémoratives qui ont marqué l'image de la ville capitale de Cuba jusqu'à présent.

Le fondateur du Bureau de l’Historien de la Ville de La Havane pendant l’époque républicaine, Emilio Roig de Leuchsenring a écrit cette chronique sociale  La plaie des marquis et des « comtes » à propos de la nouvelle aristocratie des années 20 et 30 du XX siècle à Cuba. Il souligne : « N'importe lequel ayant deux pesetas, trois voitures de marques chères et une demeure ayant des apparences de petit palais dans El Vedado ou dans un quartier à la mode, fait un petit voyage dans certaines cours du Vieux Monde, s’achète son petit titre qui sera plus le sien que s'il l'aurait hérité, puisque son argent lui coûte. »

Le disciple de Don Emilio Roig de Leuchsenring, notre historien de la ville Eusebio Leal Spengler fait un appel sur la nécessité de prendre soin de La Havane, la capitale de cette nation ». Il dit que la première affiche sur le 500e anniversaire est déjà placée sur le promontoire qui préside l’entrée du Centre Historique, en arrivant sur le Malecón, quand on prend le Tunnel de La Havane. Sur une sorte de grand almanach apparaissent, et sont retirées – comme les feuilles d’un calendrier – les dates allant de 2015 à 2019.

Lettres rend hommage à Reynaldo González, Prix National de Littérature, à l’occasion de son 75 anniversaire. L’écrivaine Marilyn Bobes considère qu’il est  l'un des plus prestigieux essayistes cubains.

En  Interview Rafael Lam converse avec Lázaro Oscar Valdés, le dernier pianiste de la Banda Gigante de Benny Moré,  le grand interprète de la pièce musicale Santa Isabel de las Lajas.

Trésors propose l’article  José Martí, consul d'Argentine à New York du chercheur Pedro Pablo Rodríguez. Le 24 juillet 1890, le président de la République Argentine, Miguel Juárez Celman, a nommé José Martí consul dans la ville de New York, un poste que le Cubain a occupé jusqu'à sa démission le 11 novembre de l'année suivante.

D’autre part dans  Les familles new-yorkaises dans les chroniques de José Martí  de Marlene Vázquez Pérez on peut constater l’art de l’écriture de l’Apôtre.

En 1889, à propos du centenaire du premier serment présidentiel de George Washington qui a eu lieu à New York le 30 avril 1789, le Cubain José Martí a écrit plusieurs chroniques sur cette date.

Arts remémore le grand concert offert sur la Place de la Cathédrale de La Havane par  Chucho Valdés et Lang Lang.  La rencontre de notre Chucho Valdés avec ce phénomène chinois qui répond au nom de Lang Lang a dépassé les attentes et a satisfait ceux qui croient au pouvoir évocateur de la musique et ceux qui parient sur la virtuosité extrême.

Le journaliste Michel Hernández dans son article  Mick Jagger révolutionne le monde depuis Cuba affirme que la présence de Mick à La Havane transcende la simple note de couleur et se convertit en fait culturel de grande résonance, qui ouvre un nouveau chapitre dans l'héritage émotionnel des Cubains leur permettant  de rêver à un grand concert des Rolling Stones dans l'Île, qui sans aucun doute réunirait des milliers de personnes de tout le pays.

Cuba a aussi eu un « Cas John Lennon » de Lino Betancourt Molina raconte les détails de l’assassinat d’Alejandro García Caturla dans l'après-midi du 12 novembre 1940, le célèbre musicien cubain et juge de la ville de Remedios a été tué par deux balles de revolver à l’âge de 34 ans.

Jilma Madera : Un centenaire d'or pour les arts plastiques cubains de Leonardo Depestre Catony est un hommage à la sculptrice de deux œuvres emblématiques à Cuba: le buste en bronze de José Martí au Pic Turquino et le Christ de La Havane.

On offre aux lecteurs la deuxième lettre publiée dans une brève « édition critique » intitulée Testamentos de José Martí grâce à la collaboration de Jacques-François Bonaldi, qui nous a apporté ses  traductions annotées aujourd’hui.

Ce numéro est illustré avec les ouvres de l’artiste Danko.