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Lettres de Cuba Octobre 2015
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Rencontres publie le Message personnel au Pape François dans lequel le Dr Graziella Pogolotti réfléchit sur la réalité du monde contemporaine où la science-fiction a envahi notre quotidien.
Illustration par : María Antonia Betancourt

Le Pape François, Souverain Pontife de l’Église catholique et chef de l’État de la Ville du Vatican vient d’effectuer une visite apostolique à Cuba entre le 19 et le 22 septembre. À son arrivée à La Havane, il a reçu une cordiale bienvenue de la part du Gouvernement cubain et du peuple de la capitale. Sa Sainteté a pu apprécier le respect, l’affection et l’hospitalité durant son séjour dans notre pays. Il a  constaté notre patriotisme et les efforts ardus et fructueux déployés par la Nation pour élever l’être humain, pour la justice et la culture, pour ce monde meilleur qui non seulement est possible, mais indispensable. Sa présence à Cuba a confirmé le bon état des relations existantes entre le Gouvernement cubain et le Saint Siège, qui ont célébré cette année les 80 ans des liens ininterrompus. À la Cathédrale de Santiago, Sa Sainteté a remercié les Cubaines et les Cubains pour l’accueil qui lui a été réservé durant cette visite apostolique.

Rencontres publie le  Message personnel au Pape François dans lequel le Dr Graziella Pogolotti réfléchit sur la réalité du monde contemporaine où la science-fiction a envahi notre quotidien. Elle souligne le danger face à la séduction des médias qu’exacerbe l'individualisme de la personne isolée donc la liberté de pensée est annulée dès la naissance et le rôle qui joue l'Église Catholique en augmentant sa présence de convocation, solidaire avec les plus démunis car l’église  dispose également de ressources humaines et financières pour proposer des formes renouvelées de l'emploi des technologies en faveur de la plénitude humaine, de la stimulation de la créativité, de la jouissance de toutes les belles choses qui nous a donné la planète.

La journaliste Marta Denis Valle rappelle les évêques Jerónimo Valdés et Santiago José de Hechavarría, le premier espagnol et le second cubain qui ont fait partie de l'Évêché de Cuba au XVIIIe siècle et qu’ils ont laissé une forte empreinte dans l'Église catholique et dans la culture cubaine.

Femmes Caribéennes de notre collaboratrice  Julia Mirabal présente cette fois à Ophelia Marie, une des figures représentatives des genres musicaux caribéens calypso et zouk. Lors des événements politiques de la Dominique en 1970, sa chanson Ay Dominique est devenue un hymne populaire. Ophelia Marie s’est exprimée ainsi  à propos des femmes : « Je crois que les femmes sont les miroirs du monde. Nous devons nous assurer de reconnaître non seulement notre rôle, mais notre position dans ce monde et maintenir le monde uni. Sans nous il n’y a pas de monde. »

Gilbert Brownstone, Jean Nouvel et Bob Vallois s’engagent pour Cuba c’est le titre de l’article de Philippe Régnier publié dans Le Quotidien de l'Art dans lequel il annonce que Gilbert Brownstone va donner à Cuba un ensemble de gravures d’André Masson qui seront accueillies par un nouveau bâtiment de l’architecte Jean Nouvel à La Havane. De son côté, Bob Vallois travaille à la création sur l’île d’une fondation dédiée au sculpteur Agustín Cárdenas.

En Interview la collaboratrice de Cubarte, Adalys Pérez Suárez, converse avec Jorge Perugorría.  Le metteur en scène espagnol Félix Viscarret est sur le point de conclure, à La Havane, le tournage de l'adaptation pour le cinéma du roman Vents de Carême de l’écrivain Leonardo Padura Fuentes, dans lequel le renommé acteur assumera le personnage de Mario Conde, l'un des plus populaires dans la littérature cubaine de tous les temps.

À propos de cette expérience Jorge Perugorría a déclaré : « Je pense que vingt ans après Fresa y Chocolate et d’avoir eu la responsabilité de jouer Diego, Mario Conde est le personnage le plus intéressant, avec le plus de nuances, le plus complexe que j'ai fait dans ma carrière.

Lettres offre un extrait du roman Vents de Carême,  traduit par François Gaudry, publié par Editions Métailié, France.

D’autre part on rend hommage à Félix Pita Rodríguez,  l'un de nos meilleurs narrateurs et poètes. La personnalité de ce créateur constitue une partie médullaire de notre littérature.

Trésors fait un parcours par trois villes cubaines, Matanzas, Pinar el Rio et Las Tunas.

La ville de Matanzas, connue depuis le XIXe siècle comme l'Athènes de Cuba par son important savoir-faire culturel, possède deux places d'armes : La Vigía et La Libertad.

Il y a 148 ans, par Ordre Royal de la reine Isabel II d’Espagne, la localité de Pinar del Río a reçu le titre de Ville, une nomination résultant d’un processus d’urbanisation et de développement progressive de la vie économique et social de la région.

En février 1977, l'illustre plasticienne Rita Longa (1912-2000), a inauguré, dans la ville de Las Tunas, son ensemble sculptural « Fuente de las Antillas », dans lequel elle évoque un des mythes de la cosmogonie Taino. En 1978, la valeur des œuvres placées et celles qui se trouvent dans les collections, ainsi que les apports au développement de la sculpture dans le pays ont poussé à Rita Longa, Prix National d'Arts Plastiques en 1995, a déclaré Las Tunas, La Capitale de la Sculpture Cubaine.

Arts lors du 50e anniversaire de la réalisation de ce Noticiero ICAIC a  repris l’article  Now is the time de Mario Rodríguez Alemán. Ce texte a été publié initialement dans la revue Cine Cubano, n° 31-32-33, 1965. Il est également présent dans le livre Santiago Álvarez cronista del tercer mundo (Santiago Alvarez chroniqueur du tiers-monde) d'Edmundo Aray, édité par la Cinemateca Nacional de Venezuela, 1983.

La chanson Now, censurée, interdite et poursuivies par les autorités dans le sud des États-Unis, est devenue une leçon d'histoire. Cette chanson dans la voix de Lena Horne, est un vent d'ouragan soufflant contre la politique de discrimination raciale pratiquée par les autorités et les institutions fascistes dans le sud des États-Unis.

Le critique de cinéma Luciano Castillo dans son article Apostilles à propos de Now! affirme : Un demi-siècle plus tard, l'impact suscité par les images de Now ! (1965), ce classique offert par Santiago Álvarez (1919-1998) au cinéma documentaire, continue à se répéter dans tout ce que l’on voit dans n’importe quel endroit.

Santiago Alvarez a vu dans chaque phrase de la chanson Now  une accumulation d'images que la réalité documentaire a permis d’enregistrer dans un film, aussi court que la chanson (six minutes), mais aussi forte, aussi guerrier et aussi dénonciateur que le thème. Le film possède une force inhabituelle, qui nous frappe et nous anime, qui nous émeut pour le réalisme de la dénonciation.

 La rumba de fondement  du journaliste Pedro de la Hoz  souligne que « La rumba a commencé à se forger dans les baraquements des esclaves jusqu’à devenir en l'un des emblèmes de l'âme cubaine. Proclamée Patrimoine Culturel de la Nation. Elle aspire à égaler le tango et les mariachis, avec toute légitimité, comme Patrimoine Culturel de l’Humanité. »

Notre collaboratrice Susana Muñoz Méndez  dans son article CJ Ramone n'est pas venu à Cuba en quête de gloire, d'argent ou de prestige dévoile les impressions de Christopher Joseph Ward, (Long Island, États-Unis, 8 octobre 1965), populairement connu comme C.J. Ramone qui a échangé avec la presse nationale quelques heures après sont arrivée dans l'île afin d'offrir deux concerts de punk rock au public cubain dans le cadre de l'événement Habanarte, récemment terminée à La Havane avec le récital de ce dernier, l’ex bassiste du légendaire groupe de punk étasunien The Ramones.

Take Six et la concorde espérée, est la chronique de Guille Vilar à propos du concert de ce groupe de musiciens nord-américains le 26 septembre au Théâtre Karl Marx dans le cadre du Festival Les Voix Humaines organisé par le Bureau Leo Brouwer. Guille Vilar a exprimé : « Le sentiment d'identité qu’ils ont dans les gènes confère le droit d'authenticité à des musiciens qui, comme Take Six, aiment leurs racines. »

Lire Martí offrira aux lecteurs à partir de ce numéro les six lettres publiées dans une brève « édition critique » intitulée Testamentos de José Martí grâce à la collaboration de Jacques-François Bonaldi, qui nous a apporté ses  traductions annotées aujourd’hui