IIIIIIIIIIIIIIII
L’Académie San Alejandro : Une nouvelle génération d'artistes
Par Jorge Luis Rodríguez Aguilar Traduit par Alain de Cullant
Une promotion beaucoup plus engagée avec les pratiques actuelles de l'art contemporain.

Un des moments les plus importants dans la vie des étudiants de l'Académie Nationale des Beaux Arts San Alejandro a finit avec les paroles de la tutelle, l'opinion du rapporteur et les questions des membres du tribunal : la présentation et la défense de leur traité de fin d’étude.

 

Dans ce cours, 87 étudiants ont défendu leurs projets de thèse et d’examens étatiques, les deux modalités en vigueur pour remplir cet exercice académique, reflétant sans aucun doute une qualité supérieure de ce cours scolaire par rapport aux années précédentes et en voyant une promotion beaucoup plus engagée avec les pratiques actuelles de l'art contemporain.

 

Ces résultats ne sont rien de plus que l'accumulation des expériences à partir d'une restructuration commencée il y a déjà quatre cours avec les professeurs de peinture, lesquels ont développé une stratégie participative rendant possible qu'elle soit étendue aux autres matière de l'Académie et qu’elle fonctionne – pas toujours de la même façon –, à partir d'une conception multidisciplinaire. Cette expérience, dont les résultats continuent dans le cours scolaire 2010-2011, est due au travail solidaire des professeurs des années terminales des spécialités qui, regroupés en cinq ateliers de thèse, dissèquent lors de chaque rencontre du cours les projets présentés par les étudiants, faisant de cet exercice quotidien une révision du milieu artistique, pratique et théorique de l'élève. Cette formation permet d'explorer, depuis l'histoire de l'art, la critique et la théorie, tous les moments spécifiques, particuliers ou non, qui deviennent un point de rencontre dans la proposition présentée, ainsi que les antécédents – matière encore en suspens dans de nombreux avant-projets proposés –, un aspect important dans l'oeuvre et la méthodologie de chaque travail.

 

Ainsi, le travail développé et maintenu à la recherche d'une nouvelle conception de la dernière année du plan d'études et du processus de qualification de l'étudiant, a permis d'obtenir des résultats louables, soutenu dans une nouvelle conception incluant le travail des jeunes professeurs, récemment diplômés de l'Institut Supérieur de l'Art, ayant une œuvre active d'importance, à côté des professeurs ayant une expérience d’enseignement et artistique, plus l'inclusion de conférenciers et de théoriciens dont l'apport est fondamental dans la vision holistique que le processus final requiert.

 

Il est important de souligner que pour donner un suivi correct à ce processus, qui maintienne les résultats attendus évidents dans ce cours, il est nécessaire d'augmenter le temps enseignant face à l'étudiant dans les matières de l'atelier fondamental. Etant donné qu’il est impossible de gagner un an de plus dans le plan des études de l'étudiant, quelque chose qui serait considérablement important et productif, la solution immédiate développée depuis deux cours par la sous direction de spécialité, chargée de la recherche et des projets de thèse finaux, a été de commencer une série d'ateliers depuis le second semestre de la troisième année, lesquels, collatéralement aux exercices de l'année, proposent une conception latérale du processus créatif s’actualisant avec les expériences les plus contemporaines de l'art et le travail interdisciplinaire.

 

Mais cette direction de travail ne présuppose pas une amélioration si les objectifs de l'année proposés dans le plan d'études ne sont pas actualisés et restructurés et, conséquemment avec ceux-ci, les programmes des ateliers fondamentaux, des matières et des ateliers facultatifs qui le méritent. On ne peut pas continuer à concevoir la didactique des arts plastiques comme celui que le niveau moyen propose, déliés d'une production constante et non casuistique, d'oeuvres avec un sens contemporain, avec des fondements cohérents et évolutifs, ce qui aboutit finalement sur un projet final que l'étudiant présente comme dernier exercice de l’enseignement.

 

C’est pour cette raison que l’on doit aussi prendre en considération le profil de l’étudiant, comment il va insérer son œuvre et s'insérer lui-même comme être social productif, ainsi que les objectifs de recette au niveau supérieur, de sorte que les pratiques artistiques ne soient pas séparée de l’enseignement.

 

Un dernier élément et non de moindre importance, est l'opportune réduction d'inscription, ce qui permettra la création de groupes plus réduits avec lesquels les professeurs pourront développer un meilleur travail d'attention personnalisé envers l'étudiant – avant et après la pré thèse –, en plus de gagner un temps considérable dans la distribution des présentations et des défenses des exercices finaux, la désignation des jurys et le travail de l'équipe à la tête des projets finaux en général.

 

Le travail des professeurs tuteurs, des consultants et des opposants

 

Lors des derniers exercices de degré, le travail développé par les professeurs à la tête de chaque chaire a été véritablement honorable, en prenant en compte le fait qu’il est épuisant de travailler avec 87 diplômés. Comme durant des années précédentes, il est important de souligner le travail maintenu par la chaire de peinture et leurs jurys, fondamentalement ceux des professeurs Edel Bordón, Darwin Estacio, Janler Méndez, José Emilio Fuentes, Arnays Camaraza, Ines Garrido et Jorge Luis Rodriguez, qui ont constitué les jurys, les tutelles et les oppositions présentées. Cette chaire étant la plus nombreuse, elle maintient toujours un travail organisé et stable, devenant une référence pour les autres, en plus d’avoir développé un travail méritoire dans des autres spécialités cette année, en sculpture et gravure, fondamentalement.    

 

Un des avantages faisant l’orgueil de l'Académie est celui de compter un grand nombre de professeurs/artistes, dont de nombreux jeunes, lesquels maintiennent une œuvre active, constante et reconnue dans les circuits artistiques du pays. Cet aspect ne passe pas inaperçu pour les étudiants, qui vont charger le travail de quelques professeurs, qui assument parfois plus de cinq défenses en plus de quelques oppositions, un des aspects à améliorer pour les années à venir.

 

On ne peut pas oublier non plus le travail des jurys de thèse, conformés par les professeurs ayant une plus grande expérience enseignante et artistique de l'Académie, sans lesquels on déprécierait grandement les résultats, et qui constitue aussi un élément de satisfaction. Il est nécessaire de souligner, conjointement aux professeurs déjà mentionnés de la chaire de peinture, le travail d'Eduardo Hernández, d’Adislén Reyes, d’Arianna Contino et de Tatiana Mesa, en gravure ; de Yamilé Pardo, de Lesmes Larrosa, de Carlos Rojas et de Guibert Rosales, en sculpture, ainsi que le travail du Secrétariat et de la Sous direction Théorique.

 

Les avant-projets (pré thèse) et les projets finaux de degré (thèse et examens étatiques)

 

Les avant-projets, ou pré thèse, ont été réalisés lors de la seconde semaine du mois de janvier 2011 pour les chaires de peinture, sculpture, gravure, graphique/art numérique et orfèvrerie. Sur les 87 avant-projets présentés 65 (74%) ont été proposés aux projets finaux de degré (thèse) et 24 (28%) aux examens étatiques car ils ne présentaient pas la qualité requise. Dans tous les cas, l'étudiant a soumis sa proposition à la révision du jury, lequel a travaillé avec beaucoup de professionnalisme, en offrant à chaque étudiant l'attention, la recommandation et les conseils nécessaires et opportuns selon le travail présenté.

 

La défense des projets finaux de degré (thèse) et les examens étatiques ont eu lieu durant la seconde semaine du mois de mai 2011. Au total, sur les 87 étudiants diplômés, 35 ont défendu leur thèse de degré en peinture, 19 en sculpture, 5 en gravure, 2 en graphique/art numérique et 2 en joaillerie ; tandis que 10 étudiants de peinture, 8 de sculpture et 6 de gravure ont passé leurs examens étatiques.

 

Il est méritoire de souligner le travail développé par un groupe des étudiants de peinture, de sculpture et de graphique/art numérique aillant présenté des projets finaux d'une valeur supérieure à celle attendue, dont certains ont été approuvés pour entrer dans l'éducation supérieure, en défendant leurs propositions avec des expositions d'une forte rigueur technique et conceptuelle. Chacune de ces présentations a constitué un véritable exercice d’enseignement pour la sécurité et la propreté lors de la défense des projets dans lesquelles les étudiants ont expliqué leurs expériences à tous les participants, ce qui a permis d'apprécier le bon travail réalisé dans ce cours scolaire par les étudiants et les professeurs de 4ème année, ainsi que celui des tuteurs et des consultants de ces projets. Il faut reconnaître les propositions présentées par les étudiants Yoel Brito, Danilo García, Aissa Santiso, Susin Wong, Adrián Delgado, Andro Fernández, Marcos Gómez, Sheila Díaz, Ángel Borroto, Irene Díaz, Yuniel Delgado, Yordanis García, Rubén Blanco, Sandra Delgado, Lázaro Lugones, Amaurys Vega, Osmany García, Andy Rodríguez et Luis Enrique Rivero (peinture) ; Dayan Abrante, Hairold Delgado, Antonio Cárdenas, Yoan Pérez, Daymí Aguilar, Amanda Torres et Alejandro Padrón (sculpture), et Pablo Víctor Bordón et Diana Rubí (graphique/art numérique).

 

Ainsi se ferme un cycle dans la vie de ces étudiants – qui sont déjà des professionnels de l'art aujourd’hui – et qui en commence un autre, le plus difficile, dans lequel ils devront employer à fond toutes les connaissances et les conseils reçus durant ces années d'étude. La vie d'étudiant reste en arrière et une autre commence, une vie qu’ils auront toujours présente et pour laquelle ils répondront comme les dignes diplômés de l'une des plus prestigieuses écoles des arts plastiques du continent, l'Académie Nationale des Beaux Arts San Alejandro.