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Lettres de Cuba: Juillet 2015
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Santiago de Cuba, la ville fondée en juillet 1515 par Diego Velásquez fête son 500 anniversaire.
Illustration par : Robin Sánchez Pau

Santiago de Cuba, la ville fondée en juillet 1515 par Diego Velásquez fête son 500 anniversaire. On l’appelle la Ville Monument car elle dispose d’un important patrimoine historique et culturel composé de plus de 700 monuments, un mélange d’histoire, d’art et d'architecture.

Trois symboles emblématiques font la fierté des habitants de Santiago ; le Morro et le système de fortifications de la baie ; le siège de la Tumba Française et les vestiges des plantations de café françaises du XIXe siècle. Ces trois trésors ont été inscrits au Patrimoine culturel de l’UNESCO.

Les principaux monuments de Santiago sont regroupés à l'est, entre le Parque Céspedes, la Plaza Dolores et la Plaza de Marte. Parmi ses anciennes constructions on trouve la Cathédrale de Santiago ; le centenaire Hôtel Casa Granda ; l’ancien Club San Carlos, qui accueillera le nouveau siège du Musée des arts décoratifs, et la célèbre Galerie Oriente. Notre poète romantique José María Heredia est né dans une maison aux alentours et, à l’angle du Parc Céspedes, on peut visiter la maison de Diego Velásquez, le premier gouverneur de Cuba et fondateur des nos premières villes.

Mais, laissons la place aux poètes de Santiago pour chanter leur ville pour son demi millénaire.

Rencontre ouvre précisément avec Entre la mer et les montagnes, un chant du poète Heriberto Cardoso Milanés à la ville de Santiago de Cuba. On a pu constater ce qu’il affirme :  « Il ne suffira que quelques minutes au visiteur pour comprendre qu’il ne connaît pas suffisamment Cuba, s’il ne vient pas ici, s’il ne vient pas dans le centre palpitant d'une ville comme il y en a peu ; dans le cœur de Santiago. »

On rend hommage au bicentenaire de la naissance de Mariana Grajales, née le 12 juillet 1815. La mère des Maceo a forgé une lignée héroïque. Tous ses fils ont combattu pour l'indépendance de Cuba et trois d'entre eux ont reçu les étoiles de général mambí dont Antonio Maceo « Le Titan de Bronze ».

La XXXVe édition du Festival des Caraïbes, qui aura lieu du 3 au 9 juillet, sera dédiée au 500e anniversaire de la fondation de la ville de Santiago de Cuba et au Commonwealth des Bahamas comme Pays Invité d’Honneur.

Lettres publie un extrait du roman Via Crucis de Don Emilio Bacardí Moreau, une personnalité de la culture et de la vie politique de Santiago de Cuba. Premier maire de la ville lors de l’étape républicaine et fondateur du premier musée cubain au XXe siècle.

Interview propose Le réel merveilleux de Santiago de Cuba. La journaliste Aida Quintero Dip approfondie certains aspects de l’origine et de l’idiosyncrasie des habitants de Santiago à travers les critères du professeur et chercheur Rafael Duharte Jiménez, un singulier chroniqueur et défenseur de la ville et de ses habitants.

Dans Trésors notre collaboratrice Julia Mirabal continue la publication de la section Femmes caribéennes avec les témoignages de Mathilde Laplace née à Saint-Barthélemy, une collectivité d'outre-mer française où vivent environ 8000 personnes.

On a eu l’occasion de faire connaissance de l’écrivaine dominicaine Alanna Lockward au Musée des Beaux-arts de La Havane lors de l’inauguration des expositions de la 12e Biennale de La Havane, dont celle de Tomás Sánchez.  Elle était présente à La Havane pour participer à un événement du Centre des Etudes des Caraïbes de la Casa de las Américas où elle a présenté son livre UN HAITÍ-DOMINICANO, Tatuajes fantasmas y narrativas bilaterales (1994-2014). Comme elle n’avait plus d’exemplaires, on a reçu l’œuvre par email et même s’il est difficile de lire dans un écran on a lu l’histoire en quatre heures défilées. On présente aux lecteurs le compte-rendu de cet ouvrage d’Alanna Lockward fait par Jean Casimir avec une galerie des illustrations du livre de l’artiste Raúl Recio.

Arts célèbre le 115e anniversaire de la naissance d’Amadeo Roldán. Dans son article, La latitude de sa polyvalence, le prestigieux musicologue Harold Gramatges partage ses souvenirs de jeunesse lors de son arrivée à La Havane en provenance de sa ville natale Santiago de Cuba pour continuer ses études de musique et le moment précis quand il a connu Amadeo Roldán. Il souligne, parmi d’autres aspects de la carrière de Roldán, ses valeurs exceptionnelles comme compositeur, professeur et directeur de l’Orchestre Philharmonique de La Havane. Amadeo Roldán est un symbole dans la tradition de notre culture nationale.

La musique et la fête à Santiago de Cuba, de Rafael Lam, aborde les premières manifestations de la musique à Santiago de Cuba. La présence d’Esteban Salas à Santiago au XVIIIe siècle. L’influence des Français venus au début du XIX provenant d’Haïti et l’indiscutable empreinte de leurs esclaves dans l’origine et la préservation de la Tumba Française, déclarée Patrimoine de l’UNESCO ; Les origines du carnaval de Santiago de Cuba, les genres de la trova et du boléro, les chanteurs, les musiciens, les compositeurs et les Festivals des Caraïbes

Le carnaval de Santiago de Cuba est un des plus importants dans les Caraïbes. José Roberto Loo annonce que la sauvegarde des grandes traditions sera l'essence du Carnaval de Santiago 2015, la fête la plus importante de cette ville, comme une façon de faire une révérence au demi millénaire de la ville. Les Cubains attendent que le Carnaval de Santiago soit déclaré Patrimoine Culturel de la nation lors des ces festivités.

Lors des Jeux Panaméricains à Toronto, la culture cubaine aura une représentation spéciale lors du gala d’ouverture. La compagnie théâtrale infantile La Colmenita a été choisie pour participer à l’œuvre Niagara inspirée par le poème homonyme de José María Heredia grâce à la productrice, directrice et première danseuse Véronique Tennant.

Lire Martí  propose Lettre de José Martí à Manuel Mercado. Tiré de : Martí, José. Il est des affections d’une pudeur si délicate…Lettres de José Martí à Manuel Mercado. Traduites et annotées par Jacques-François Bonaldi. Paris, Éditions l'Harmattan, 2004, p. 182.