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Lettres de Cuba: Août 2011
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Plus de cinquante ans ont passé depuis que des milliers d’hommes et de femmes sont partis alphabétiser les campagnes cubaines en avril 1961.
Illustration par : Eduardo Muñoz Bachs

La revue Lettres de Cuba est en ligne avec le numéro du mois d'août 2011.   

 

Plus de cinquante ans ont passé depuis que des milliers d’hommes et de femmes sont partis alphabétiser les campagnes cubaines en avril 1961, ils ont affronté les mercenaires à Playa Girón ou ils ont conçu leurs œuvres dans les nouvelles institutions culturelles. Certains dans la Casa de las Américas, d'autres dans l'Institut Cubain de l'Art et de l’Industrie Cinématographique (ICAIC). Ils représentaient ces rêves qui se convertissaient en une réalité quotidienne depuis une revue ou un film. Plusieurs débats sur le rôle de l'artiste dans la nouvelle société qui se construisait ont eu lieu durant cette année. Les problèmes relatifs à la création littéraire et artistique ont été analysés jusqu'aux conclusions de Fidel connues comme les Paroles aux Intellectuels. En août 1961 est fondée l'Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC), présidée par Nicolás Guillén.

 

Notre première section, Rencontres, compte les témoignages de trois Prix Nationaux de Littérature qui ont été fondateurs de l'UNEAC. Roberto Fernández Retamar, président de la Casa de las Américas, Lisandro Otero qui était Président de l'Académie Cubaine de la Langue jusqu'à son décès le 3 janvier 2008 et le poète Pablo Armando Fernández qui nous invite à traverser la porte de la grande demeure de la rue 17, déclarée Monument Nationale en 2009.

 

Dans Interview, Martha Sánchez nous approche de la vie et de l'œuvre de Loipa Araújo, considérée un des quatre joyaux du Ballet National de Cuba. Cette année, le gouvernement français lui a décerné l'Ordre de la Légion d'Honneur .

 

Lettres offre l'analyse et la critique littéraire de Graziella Pogolloti sur le roman Glauber en La Habana. El amor y otras obsesiones (Glauber à La Havane. L'amour et d’autres obsessions). Grâce à la courtoisie de son auteur Jaime Sarusky nous pouvons jouir de la lecture des fragments de cette œuvre sur le fondateur du Cinema Nôvo au Brésil : Glauber Rocha.

 

Depuis le mois de janvier notre revue a dédié un espace pour fêter le cinq centième anniversaire de la ville de Baracoa, fêté précisément le 15 août.

 

Dans Trésors, l'historien de La Havane Eusebio Leal chante les éloges de cette terre, magnifique et indigène, et Alejandro Hartmann, l'historien de Baracoa, dans sa condition de directeur de Musée Matachín, nous conte l'histoire de cette forteresse du XVIIIème siècle. D’autre part, José Luciano Franco, dans une brillante exposition, nous fait découvrir les résultats d'une profonde recherche historique sur l'ambition expansionniste des Etats-Unis au XIXème siècle et sa politique visant à annexer toutes les Caraïbes, un territoire clef quant au développement socio-économique de la région.

 

Ce mois, la section Arts est dédiée aux arts plastiques.

 

De la terre d’El Yunque et du Río de la Miel nous arrive Pedro Quiroga Jiménez pour nous présenter Víctor Blancart Frómeta, un artiste autodidacte, considéré une icône de la première ville cubaine et un témoignage vivant de l’empreinte hispano-française à Cuba. Selon le spécialiste il y a un de ses tableaux sur yagua, d’à peine un centimètre de diamètre avec un paysage de Baracoa, au Musée du Louvre.

 

Carlos Enríquez n'a pas besoin d'une présentation. C’est un des artistes cubains indispensables quand on conçoit un catalogue de la peinture cubaine, affirme Ignacio Cruz Ortega. El rapto de las mulatas (Le rapt des Mulâtresses), un tableau appartenant à la collection du Musée National de Beaux Arts, est probablement son œuvre la plus connue.

 

La journaliste Mireya Castañeda nous parle de la vie et de l'œuvre d'Eduardo Muñoz Bach, considéré un paradigme du dessin graphique. Son début dans le cinéma cubain est marqué par son affiche pour le film Historias de la Revolución (1960) de Tomás Gutiérrez Alea.

 

L'illustration de ce numéro d'août compte ses affiches ainsi qu’une galerie avec ses œuvres les plus significatives.

 

Dans la section Lire Martí nous présentons la lettre écrite par notre Apôtre à son ami Manuel Mercado grâce à la traduction de Jacques-François Bonaldi.

 

Nous souhaitons que ce numéro vous approche d’avantage à notre histoire et à notre culture.