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Lettres de Cuba: Juin 2015
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
L’illustration de ce numéro est un éventail des œuvres de la 12e Biennale de La Havane.

Au mois de mai il y a eu lieu la 18e édition du Festival du Cinéma Français à Cuba. Cet événement a proposé la projection de 26 films, dont quinze premières, quatre documentaires, un film d'animation, une collection de 16 courts-métrages d'animation et un hommage à l’illustre cinéaste Constantin Costa-Gavras. Un accord de collaboration entre l'Institut Cubain de l'Art et de l'Industrie Cinématographique (ICAIC) et le Centre National du Cinéma (CNC) de France a été signé pour augmenter les coproductions cinématographiques, restaurer des films cubains par des spécialistes français et accomplir la numérisation de la salle havanaise La Rampa. D’autre part, le Président François Hollande a inauguré un nouveau siège de l’Alliance Française de La Havane sur le Paseo del Prado lors de sa visite officielle et la Maison Victor Hugo accueille l’exposition Trois mers lors de la 12e Biennale de La Havane.

Rencontre rend hommage au Généralissime Máximo Gómez Báez, célèbre chef révolutionnaire et militaire de qualités exceptionnelles, né en République Dominicaine le 18 novembre 1836. Il a occupé les plus hautes responsabilités au sein de l'Armée Libératrice de Cuba pendant la lutte d'indépendance contre le colonialisme espagnol. Il décède à La Havane le 17 juin 1905, à l'âge de 68 ans.  Selon le journaliste Ciro Bianchi, le « Napoléon de la Guérilla », comme l'appelaient les Anglais, l'homme qui avait défié la mort dans 235 combats sans subir plus que deux blessures, mourait dans son lit terrassé par la septicémie. Le monument qui rend hommage à sa mémoire à La Havane est l’œuvre du sculpteur Aldo Gamba, qui a réalisé la statue équestre en bronze. Le Dr Carmen Suárez León nous dévoile quelques passages du journal dominicain de Martí de Montecristi à Cap-Haïtien. Ce texte est la reconnaissance d'un espace matériel habité par les Antillais, de la culture qu’ils ont générée, de leur histoire et de leur psychologie.

Lettres publie de Roberto Fernández Retamar, président de la Casa de las Américas,  son  poème « Dors, rêve,  agi » traduit par Carmen Calzadilla : Extrait de : Poésie Cubaine 1980-200 Bacchanales No 24 Revue de la Maison de la Poésie, Rhône-Alpes

Interview reproduit le dialogue soutenu par Costa-Gavras avec la presse  où le célèbre cinéaste a affirmé qu’il y a des principes qu’il ne veut pas changer. Ensuite il a souligné qu’il faut une volonté politique car le cinéma national est nécessaire pour l'image du pays, c’est pour cette raison que l’on ne peut pas le laisser seulement dans les mains des producteurs indépendants.

Trésors fête le 500e anniversaire de la fondation San Juan de los Remedios. Les sorcières, les guijes et les crapauds immortels coexistent dans l'imaginaire populaire de ses habitants à côté des légendes d’êtres maléfiques, immortalisés par l’art ainsi que ses Parrandas, une des plus anciennes festivités de Cuba, qui ont été reconnues comme Patrimoine Culturel de la Nation.

Le célèbre écrivain cubain Alejo Carpentier dans son livre Ese músico que llevo dentro parcours la vie et l’œuvre de Francisco Covarrubias,  le Père du théâtre bouffe cubain. Covarrubias a été pendant de nombreuses années le comique le plus célèbre dans toute l'île.

Moisés Simons compositeur, pianiste et chef de grands orchestres est l'auteur d’El manisero, une des chansons cubaines les plus connues dans le monde. El Manisero a été popularisée par Rita Montaner en France.

Arts réserve son espace à l’événement le plus important des arts visuels à Cuba : La 12e Biennale de La Havane.

Wild Noise est une exposition des œuvres du Musée du Bronx présentée dans le Musée National des Beaux-arts. C’est un art né à un moment de colère, de frustration et de nécessité croissante de l'artiste de s’exprimer à partir de la photographie, de la sculpture, de l’installation, de la sérigraphie, de l’art vidéo et de l’impression numérique, parmi d’autres moyens.

La critique d’art Virginia Alberdi Benitez présente l’exposition Zona Franca que regroupe la plus grande partie des artistes cubains. L’art cubain contemporain dans sa complexe diversité a sa place dans les anciennes fortifications d’El Morro et de La Cabaña, dans le cadre du programme de la Biennale.

Derrière le Mur II est un projet alternatif sur une scène comme le Malecón de La Havane, avec des artistes de tous les continents, proposant des performances, des sculptures, des conférences, des peintures et des projets de toutes sortes, allant d'une plage avec des chaises longues et des parasols, jusqu'à une fontaine d'épines, une rivière de lumière ou une patinoire.

Parmi les illustres artistes étrangers qui participent dans cet événement se trouvent Joseph Kosuth (États-Unis, 1945), Michelangelo Pistoletto (Italie, 1933), Daniel Buren (France, 1938) et Gabriel Orozco (Mexique, 1962). Pour leur savoir-faire révolutionnaires et leur empreinte dans l’œuvre des nouvelles générations d'artistes, l'Université des Arts leur a remis la condition de Docteur Honoris Causa.

Lire Martí propose de la poésie de l’Apôtre « Lumière de lune ».  Extrait de : José Martí. Vers libres. Édition bilingüe établie par Jean Lamore, Prologue de Cintio Vitier. Paris, Harmattan/Éditions UNESCO, 1997. p. 179 y 181.

L’illustration de ce numéro est un éventail des œuvres de la 12e Biennale de La Havane.