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Lettres de Cuba: Avril 2015
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le numéro d’avril 2015 illustré par un des mythes les plus fascinants qu’a légué la plastique cubaine à la peinture universelle : René Portocarrero.
Illustration par : René Portocarrero

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le numéro d’avril 2015 illustré par un des mythes les plus fascinants qu’a légué la plastique cubaine à la peinture universelle : René Portocarrero. 

Rencontre nous approche à la vie et l’œuvre de trois personnalités de la culture cubaine. De la main de la Dr Graziella Pogolotti Jacobson, on rend hommage à Juan Pérez de la Riva à l’occasion de la célébration du 100e anniversaire de la naissance d’un des maîtres de l'historiographie cubaine. D’autre part, la journaliste Josefina Ortega souligne quelques critères opposés des divers intellectuels de son époque à propos de l’œuvre du médecin et écrivain cubain Miguel de Carrión, mais elle affirme qu’il est inscrit aujourd'hui au sein de la culture nationale comme l'un des écrivains essentiels de la littérature cubaine. Pour conclure la section, Joaquín G. Santana nous dévoile la trajectoire artistique du grand musicien cubain Ignacio Cervantes.

Dans Interview le journaliste Pedro de la Hoz souligne que « La racine cubaine de l’œuvre de Miguel Barnet et sa profonde compréhension de la représentation traditionnelle de notre voisinage avec les États-Unis ont été des éléments décisifs pour réaliser cette entrevue dans laquelle il exprime ses considérations sur le chapitre ouvert le 17 décembre avec l'annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et La Havane »

Lettres publie des extraits du roman Le royaume de ce monde du célèbre écrivain cubain Alejo Carpentier : Cette œuvre fut traduite de l'espagnol par René L.-F. Durand et publiée à Paris par la Maison d’édition Gallimard, 1980.

Ce roman est présenté par la maison d’édition comme « Une œuvre de fiction historique qui raconte l'histoire d'Haïti, avant, pendant et après la Révolution haïtienne vu par le principal protagoniste, Ti Noel, qui sert de fil conducteur du roman. » … « Les données historiques qui servent de point de départ à ce roman - la révolte des Noirs de Saint-Domingue, suivie de l'exil des colons à Santiago de Cuba ; le gouvernement du général Leclerc, beau-frère de Napoléon ; le surprenant royaume noir d’Henri-Christophe - ne doivent pas nous égarer sur son véritable sens. C'est une chronique par certains côtés ésotérique sur quoi plane l'atmosphère maléfique du Vaudou. Mackandal, le sorcier manchot, envoûte tous les animaux de l'île et les fait périr. Les colons ne tardent pas à subir le même sort. L'envoûtement se mêle à la farce et le ridicule s'achève dans le sang. L'image de la belle Pauline Bonaparte faisant masser son corps admirable par le nègre Soliman se détache sur ce fond d'incendie et de meurtres. »

Trésors célèbre le dixième anniversaire de la Maison Victor Hugo de La Havane. La spécialiste principale de la Casa, Lisa del Prado a fait un comte rendu de ces 10 ans de travail dans la diffusion des cultures française et cubaine, ainsi que les liens entre elles, donc l'objet social de ce centre culturel ouvert le 16 mars 2005 par le Bureau de l'Historien de La Havane et l'Association Française Cuba Coopération, en présence d’Eusebio Leal, Historien de la Ville ; Roger Grévoul, président de l’association, et de Mme Marie Hugo, arrière petite-fille du grand écrivain français, parmi de nombreuses personnalités cubaines et étrangères.

Les objets français dans La Havane coloniale est le fruit des recherches archéologiques amener à bien par Antonio Quevedo Herrero, qui dirige le Musée d'Archéologie du Bureau de l’Historien de la Ville, et Ivalú Rodríguez Gil, muséologue du Musée d’Archéologie du OHCH. À propos des résultats, les chercheurs soulignent : « Dans les contextes archéologiques de La Havane coloniale - même dans les plus anciens, datant du XVIe siècle – on trouve de délicats flacons de pharmacie, des cuvettes pour la toilette, des fragments d’assiettes et de bouteilles de vins qui démontrent le goût des habitants pour les manufactures françaises ».

Un meuble de la reine Marie-Antoinette à Cuba, de Mariana Baffil León, raconte l’histoire de l’achat de cette pièce aux enchères à Paris en 1950 par la Cubaine María Luisa Gómez- Mena, comtesse de Revilla de Camargo. Ce type de secrétaire très populaire au XVIIIe siècle, appartenant à la reine de France Marie-Antoinette, fait partie de la collection que thésaurise le Salon Néo-classique du Musée des Arts Décoratifs de La Havane.

Arts rend hommage à René Portocarrero. Le critique d’art Roberto Cobas dans son article René Portocarrero les villes, ses femmes et ses fêtes populaires parcours les divers étapes des créations de ce grand de la plastique cubaine depuis les années 30 jusqu’à sa mort en 1985. L’auteur affirme que « Trente ans après sa mort, René Portocarrero continue de nous donner une leçon d'honnêteté artistique, de bonne peinture et de recherche d’une transcendance qui émane de son œuvre. Son étonnante capacité de synthèse permet de pénétrer le cubain de la façon la plus naturelle et, en même temps, avec un profond caractère de projection globale. »

La journaliste Amelia Duarte de la Rosa nous rappelle qu’il manque à peine un mois pour que la XIIe Biennale de La Havane revienne sur les places, dans les galeries, les salles d'exposition et les rues de la ville. Dans son article L’art au coin de la rue, elle nous annonce qu’il y aura un nouvel espace communautaire inclus dans la route de la Biennale. Un projet ayant l’objectif de rétablir une relation directe entre l'art et la vie quotidienne qu’a développé l'artiste Alexis Leyva Machado « Kcho » à Romerillo. 

On vient de fêter le 56e anniversaire de l'Institut Cubain de l'Art et de l’Industrie Cinématographique (ICAIC). Ce jour-là, le 24 mars,  la première du film « Vuelos prohibidos », a eu lieu dans la salle Chaplin qui, selon la spécialiste Hilda Rosa Guerra Márquez, est une histoire d'amour qui peut nous faire penser. C’est le second long-métrage du réalisateur Rigoberto López et il est interprété par le célèbre chanteur cubain Paulo Fernández Gallo et l'actrice française Sanâa Alaoui.

Le journaliste Rafael Lam affirme que l'or de la culture cubaine est sa musique et que Cuba qui a été une colonie espagnole, avec sa musique, elle a fini par coloniser le colonisateur. Les Européens, avec le temps, ont compris que Cuba avait un plus grand trésor que l'or et l'argent. La richesse matérielle va et vient, le patrimoine immatériel est éternel.

Lire Martí propose une poésie de l’Apôtre « Contre le vers rhétorique et orné ». Extrait de : José Martí. Vers libres. Édition bilingue établie par Jean Lamore, Prologue de Cintio Vitier. Paris, Harmattan/Éditions UNESCO, 1997.