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Poésie de Pablo Armando Fernández
Par Pablo Armando Fernández Traduit par Carmen Calzadilla
On publie le poème « Lorsque Théodore chante » à l’occasion du 85 anniversaire de la naissance du poète.
Illustration par : Serlián Barreto

Lorsque Théodore chante

 

J’entre dans la forêt de la nuit sombre

j’entre avec le rêve et l’espoir

d’entendre la voix qui parvient à dissiper

tristesse, chagrin, ennui, amertume.

 

Seule cette voix, couronne de tendresse

pour me rendre la certitude

qu’est toujours possible un tel changement :

devenir audacieux alors que l’on était terrorisé.

 

Entrailles vives de la mélancolie

le chant s’élève vers le sommet sacré

toujours plus angélique et plus proche.

 

Plain-chant du ciel à voix humaine

il sème entre les ombres une calme lumière.

J’ai regardé autour de moi et le jour naissait.

 

 

Extrait de Poésie Cubaine 1980-2000

Bacchanales N 4

Revue de la Maison de la Poésie

Rhône-Alpes