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Une nouvelle collection de la Casa de las Américas
Par Maité Hernández-Lorenzo Traduit par Alain de Cullant
Une Collection Virtuelle sera à la disposition des utilisateurs à la fin de cette année, dont la première série sera dédiée à l'écrivain argentin Julio Cortázar.
Illustration par : René Peña

Entrevue avec Arien González, directrice de la Bibliothèque de la Casa de las Américas

 

Comme une partie de la rénovation que la Bibliothèque de la Casa de las Américas réalise non seulement sur le plan constructif, mais quant à l'organisation et la conception de ses services, une Collection Virtuelle sera à la disposition des utilisateurs à la fin de cette année, dont la première série sera dédiée à l'écrivain argentin Julio Cortázar.

 

Un panel a eu lieu où le processus de travail vers l'ouverture de cette nouvelle ligne de la Casa a été expliqué en détail. Le projet est le résultat de la triangulation des archives et des collections en rapport avec Julio Cortázar que thésaurise l'Université de Poitiers, la Bibliothèque Nationale d’Argentine et la Casa de las Américas.

 

Arien González, directrice de la Bibliothèque de la Casa, expose ici la genèse, les caractéristiques et la projection de cette importante initiative qui permettra pour la première fois de mettre à la disposition des spécialistes, des chercheurs, un nombre significatifs de documents de l'auteur de Rayuela.

 

«La chercheur Susana Gómez, directrice de la Chaire de Théorie Littéraire de l'Université Nationale de Córdoba, en Argentine – qui a consulté nos archives et celles de Poitiers –, a remarqué la similitude entre les deux fonds, ensuite elle a réuni ceux de Julio Cortázar et elle en a fait don à l'université française. Il y a approximativement un an, Susana a d'abord proposé à Jorge Fornet, directeur du Centre des Recherches Littéraires, et ensuite à moi, l'idée d'un possible projet dans cette direction. Après une pause, le Dr. Fernando Colla, chercheur du Centre des Études Latino-américaines de l'Université de Poitiers, a repris le dialogue et il nous est paru opportun d'accepter cette proposition».

 

En quoi consiste le projet ?

 

L'objectif est de placer dans un même espace virtuel la plus grande partie de la documentation publiée que possède le Fonds Cortázar à Poitiers, le notre et nous espérons un apport de matériaux semblables publiés dans la presse et des revues argentines qui peuvent exister dans la Bibliothèque Nationale d’Argentine et pas dans nos archives. Ces matériels auraient une fin d'investigation, d’enseignement et, évidemment, de préservation.

 

L'Université de Poitiers met au service plus de deux mille documents digitalisés, la connaissance intellectuelle de ces fonds et offre aussi l'expérience du processus de digitalisation de ces matériels. Ils collaboreront pour garantir la connectivité d'Internet demandée pour l'accès aux documents et au dessin visuelle et opérationnelle du portail conjoint où se trouveront les documents, les descriptions et les copies de leurs documents.

 

La plus grande valeur des archives de Poitiers consiste dans le fait qu’elles ont été réunies par le propre Julio Cortázar et, en outre, il y a des coupures de presse et des articles, de lui et sur lui, certains étant annotés par l'auteur. Comme on peut le remarquer, c’est d'une grande importance pour les chercheurs car, d'une part, les journaux sont très peu consultés et il est difficile de trouver des espaces d'information où ils ont été publiés et, d’autre part, cela permet d'étudier l'évolution d'un écrivain dans son contexte.

 

Une des visions du projet est de construire un guide pour les chercheurs sur la vie et l'œuvre de Cortázar. D'autres institutions, ou des personnes, qui possèdent des collections ou des archives semblables pourraient s’unir à cette initiative. Nous travaillons déjà sur le tracé d'une carte qui place certains de ces fonds importants. Le patrimoine de Julio Cortázar, l'ensemble de ses papiers, les photographies et d'autres matériels, est dispersé. Donc il est important que les chercheurs comptent un guide qui permet une notion intellectuelle intégrée de ces derniers, même si leur existence réelle est distribuée. Souvent, ceci n'implique pas la publication des copies virtuelles de ce qui existe, mais leurs références.

 

En quelle phase se trouve le projet en ce moment ?

 

L'Université de Poitiers a déjà commencé son processus de digitalisation et la Casa doit le commencer dans deux mois approximativement. Nous devons digitaliser plus de mille documents.

 

Quelles similitudes et différences existent entre les deux archives ?

 

Les documents conservés par Poitiers, fonctionnellement, prennent part au processus créatif de Julio Cortázar, ils font partie de ce qui serait son fonds personnel car c’est lui qui l’a accumulés. Les notre sont plutôt une collection réunie par la Casa de las Américas pour réaliser son travail de recherche et de promotion. Parmi nos documents il y a davantage de coupures de presse et, évidemment, la relation de Julio Cortázar avec Cuba et avec la Casa apparaît plus fréquemment.

 

Le but principal de disposer de ces précieux documents est qu’ils seront en fonction des chercheurs, de l'enseignement, des études littéraires. Par conséquent, il a d'abord une noble fonction. C’est le plus important. Il s'agit de préserver l'œuvre de Julio Cortázar et de ce qui a été dit sur lui. Nous parlons de plus de cinq mille documents – aussi bien actifs que passifs – qui fonctionneront comme un guide total.

 

Pourriez-vous nous relater comment se sont développés les panels ayant cette scène de fond ?

 

Dans la première partie, trois spécialistes, ayant une grande domination de ces affaires, ont commenté le traitement, la publication et les études à partir de manuscrits littéraires. Le Dr. Fernando Colla, responsable et scientifique de la collection Archives publiant des éditions critiques d'écrivains latino-américains, dont un grand nombre incluent des analyses génétiques des œuvres, a parlé de cette collection et son travail avec les manuscrits littéraires. Ensuite, Sylvie Josserand, sous-directrice du Centre des Études Latino-américaines de Poitiers, a abordé les archives virtuelles de cette université. À la fin, Chiara Bolognese, de l'Université Autonome de Barcelone, a présenté un cas similaire, celui de l'écrivain Alicia Kozameh.

 

De cette manière, la perspective de travail qu'ils ont développée est restée clair, une des plus complètes car c'est un centre qui réunit la recherche avec la publication, très marquée par le travail avec les manuscrits et les originaux. 

 

À un second moment, nous avons présenté l'exemple de Julio Cortázar. Nous avons expliqué les rapprochements à l'œuvre de l'écrivain argentin et au projet conjoint. À la fin, la Dr. Mateo a expliqué son expérience comme investigatrice et consultante des archives de Poitiers.