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Lettres de Cuba: Mai 2014
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Le mois de mai nous réserve des événements attendus par les cubains comme les Romerias de Mayo ; la Foire International Cubadisco ou le XVII Festival du Cinéma Français.
Illustration par : Samuel Feijóo

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne. Le mois de mai nous réserve des événements attendus par les cubains comme les Romerias de Mayo à Holguín ; la Foire International  Cubadisco, dédiée cette année à  la  percussion, ou le XVII Festival du Cinéma Français dont l’ouverture aura lieu le 2 mai dans la salle Chaplin à La Havane.

Rencontres nous offre divers thèmes sur la vie, l’œuvre et les hommages rendus pendant les  premières années de la république au début du XXe siècle à notre héros José Martí. La journaliste Celia María González aborde le sujet de l’image de l’Apôtre dans la numismatique. Notre collaborateur Salvador Arias Garcia dévoile la publication de  la chronique « En los talleres » dédiée à la visite du violoniste Rafael Díaz Albertini et du pianiste Ignacio Cervantes aux Etats-Unis dans le journal Patria a publié le 7 mars 1892 et Marlene Vázquez Pérez qualifie Martí comme un flâneur new-yorkais très spécial car il marchait dans les rues de New York et il donnait foi de ces expériences dans ses Escenas norteamericanas, un extraordinaire kaléidoscope de ce pays et une importante source documentaire pour l'étude de sa vie.

Lettres présente l’article de la Dr. Carmen Suárez León à propos des traductions françaises de Samuel Feijóo. Elle souligne que « La présence de la nature est pratiquement omniprésente dans les poèmes choisis. Quand il y a des paysages urbains, ou des conflits sociaux ou privés dans le thème du poème, ils sont toujours immergé dans la nature et dans un très proche dialogue avec elle. En lisant, nous trouvons les thèmes de sa poésie restitués par diverses cosmovisions poétiques des plus lointaines latitudes, dans les paysages les plus opposés. ». D’autre part,  Linet Cums Yumar nous approche, dans son article  La bohème de Gómez Carrillo, à l’œuvre du guatémaltèque Enrique Gómez Carrillo qui a destiné son œuvre à explorer chaque coin et chaque détail de la bohème littéraire. Pour conclure la section Lettres, ce mois-ci nous rendons un sincère hommage à un grand ami de Cuba, l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, avec la publication des extraits de son roman Cent ans de solitude traduit par Claude et Carmen Durand.

En Interview la journaliste Maylin Guerrero converse avec le musicien cubain X Alfonso, principal promoteur du projet d’avant-garde « Fábrica de Arte Cubano». C’est est une fabrique d'idées, un centre de confluence de toutes les variantes de l'art.

Dans Trésors Luis Hernandez Serrano révèle le pseudonyme de Marta Abreu de Estévez, une des plus renommées  personnalités de notre patrie à l’étranger lors de la guerre d'indépendance qui a fait la plus importante donation monétaire pour les fonds de la Révolution organisée par José Martí en 1895, et Josefina Ortega raconte les détails de la première visite de Maceo à La Havane, du 5 février jusqu’au 24 juillet 1890, où il a séjourné à l’hôtel Inglaterra et où il a accompli une intense activité conspirative.

Arts publie une émouvante chronique des journalistes Nyliam Vázquez García et Aracelys Bedevia à propos de l’exposition de l’artiste plastique Kcho.  « No agradezcan el silencio », un espace pour l'amour, la paix et la réflexion, un espace de l'art contre l'injustice, créé pour réfléchir individuellement le fait concret de l'isolement solitaire auquel les Cinq ont été soumis comme punition. Son principal but est de  faire tomber le mur du silence qui existe chez le peuple nord-américain autour des Cinq.

Ana María Reyes Sánchez fait la présentation d'un documentaire sur Argeliers León, compositeur, musicologue, ethnologue et pédagogue cubain qui étudia et incorpora la musique folklorique à la musique de concert. Il est considéré «  le père de la musicologie cubaine ».

Le Prix National de Musique de l'année 2013 a été décerné  à deux musiciens cubains. Adriano Rodríguez et César « Pupy » Pedroso. Selon Lino Betancourt Molina, le nom d'Adriano Rodríguez devrait apparaître à côté d’Ernesto Lecuona, de Rita Montaner et de Bola de Nieve. Les fils illustres de la ville de Guanabacoa. Pour le journaliste Pedro de la Hoz, César Pupy Pedroso est considéré comme l'une des pierres angulaires du phénomène Van Van durant les trois premières décennies d'existence du groupe dirigé par Juan Formell et fondateur, en 2001, de l'un des orchestres de musique de danse les plus profondément enraciné dans le pays.

Lire Martí propose un fragment de l'article La  Fête de Juárez  paru dans Patria, New York, le 14 juillet  1894 : traduit par Jean Lamore Dans ce texte Notre Apôtre exprime « Le Mexique est sur la bonne voie ; et il s'affermit et s'unifie tandis que se corrompt et se décompose son voisin du Nord. »

Ce numéro est illustré avec l'œuvre de l'artiste et écrivain et Samuel Feijóo dans le cadre des activités pour commémorer le centenaire de sa naissance.