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La raison et la présence de la Protestation de Baraguá (II)
Par Rolando Rodríguez Traduit par Alain de Cullant
Avec la Protestation de Baraguá, le nom du général Antonio Maceo avait dépassé pour toujours les frontières de Cuba. Il avait sauvé l'honneur des Cubains.

Maceo avait coupé le nœud gordien. Dans l'attitude de Mangos de Baragua, on peut seulement admirer l’héroïsme et on peut penser qu’elle est devenue une action romantique, gaillarde, et même une folie sublime, un suicide, mais sans perspective d’avenir. Ce n’était pas son but. Le chef mambí avait une brillante intelligence politique. Pour lui il y avait une chance de vaincre l'adversité et il était disposé à en profiter. La volonté d'un homme de son talent et de son engagement, s’il peut trouver les interstices de la victoire, se dirige toujours pour changer le cours des événements, pour aussi désavantageux qu’ils soient jusqu'à cet instant. Maceo avait conscience de la marche qui a été prise et que la victoire serait difficile à obtenir. Il avait des informations de l'état approximatif des forces du camp insurgé. Il croyait pouvoir continuer la guerre, l’aviver, avec celles-ci. Si vaincre dans l’immédiat pouvait être un dessein, ceci n’était pas l’essentiel en l’ultime instance, il fallait planter un principe, une posture. Avec la protestation de ce qui est convenu dans El Zanjon, les Cubains devaient comprendre que la guerre n'a pas cessé et l’Espagne aussi. On plantait ainsi les bases d’une continuité pérenne de la lutte jusqu’à obtenir les objectifs pour lesquels on se battait. Le temps pour l’obtenir, sous quelles conditions ou ceux qui verraient la victoire de la cause n’avaient pas d’importance. Il s’érigeait en une leçon pour l'avenir, un argument contre ceux qui voulaient croire que la bagarre était terminée, un message sur la survie de la belligérance des Cubains. Si la lutte avait commencé à La Demajagua, sous la direction d'un propriétaire terrien, sa continuation se gorgeait à Baraguà, sous l'empreinte d'un modeste paysan. Baraguá avait ouvert ce qu’El Zanjón avait tenté de fermer. Comme l’a dit Eusebio Hernández « Il (Maceo) a infirmé le pacte d’El Zanjón, il l’a réduit à une trêve à Baragua et il a vaincu tous ceux qui y ont participé… » (26).

Peu après, quand les télégraphes de l’île ont communiqué la nouvelle que les combattants d’Oriente, avec Maceo à la tête, avaient rejeté de plier leurs drapeaux de lutte et étaient disposés à continuer la lutte, une vague d’étonnement et d'admiration s'est étendue de toute part. Le nom du général Antonio Maceo avait dépassé pour toujours les frontières de Cuba. Il avait sauvé l'honneur des Cubains.

Les mambises sont retournés dans leur campement après l'entrevue. Maceo savait qu’il était nécessaire de se précipiter tous les préparatifs pour la poursuite de la bataille dans le court terme qu'il avait accordé. Parmi ceux-ci on devait établir une nouvelle légalité pour la guerre.  Alors que l’irréductible combattant écrivait les résultats de l’entrevue à Vicente García, les cent quatre officiers réunis ont débattu sur la façon d'aborder la nouvelle institutionnalité. Le prestige acquis par le précédent a donné le résultat que personne ne pensait à la possibilité de retour à quelque chose de similaire au schéma créé à Guaimaro. On l’a fui comme le diable fuit la croix. Vicente García est arrivé dans le campement.

Il faisait déjà nuit quand le corps des officiers, sans la présence des chefs, Maceo, Calvar y García, se constitua en organe de délibération afin de décider les sentiers du geste. L'entrevue du matin semblait qu'il les avait déjà définis mais, peut-être suite à une initiative de Maceo pour ratifier l'attitude des combattants ou par décision du conseil qui présidait la consultation, une première question a été débattue : s’ils étaient ou non pour la continuité de la guerre. Qui la dirigerait, le colonel Silverio del Prado commença à exposer que s’ouvrait devant eux l'option de l'honneur s'ils suivaient Maceo, ou de la lâcheté du pacte. Les cris unanimes des personnes présentes ne l’ont pas laissé continuer : À la guerre ! À la guerre ! Il y a quand même eu des interventions. Surtout une dont on se souviendra pour ses terribles expressions. Le colonel Pedro Martínez Freire a assuré que l'idée de l'indépendance avait cessé d'exister, car l'Oriente avait été abandonné à son propre sort et seul, les idées qui avaient conduit à la lutte ne pouvaient pas prendre corps. Il a assuré que l’on ne sacrifierait que des vies précieuses avec la poursuite de la lutte (27). Mais les paroles du lieutenant-colonel Fernando Figueredo et d'autres qui ont suivis, ont permis d’élever l'espoir et la passion. Celles du colonel Juan Ríus Rivera ont été vibrantes, émouvantes : il était sûr qu’ils seraient rapidement renforcés par les frères qui s’étaient laissés séduire par la léthargie, mais s’ils oubliaient, ceux qui succomberaient ici les condamneraient et, comme Caïn, ils demanderaient la malédiction du ciel. Les applaudissements suivant ses paroles ont été frénétiques et, quand on tenta de réaliser un vote sur la conduite à suivre, il a été interrompu par les cris unanimes des sergents, des caporaux, des fourriers et des présents qui s’étaient approchés pour écouter le débat : Guerre ! Guerre ! Tous appuyaient Maceo.

Ensuite, une commission élue par la junte, décida, au moyen d’une simple constitution de six articles, l’institutionnalité qui devait conduire à la guerre : on formerait un gouvernement de quatre membres qui élirait un général en chef ; ce gouvernement aurait le pouvoir de faire la paix sur la base de l'indépendance ; toute autre détermination pourrait seulement être faite avec l’autorisation du peuple ; le gouvernement avait le pouvoir d'édicter des lois et le pouvoir judiciaire résiderait dans les conseils de guerre. Les quatre membres du gouvernement a été élu à minuit et une journée qui aura des répercutions pour toujours dans l’histoire de Cuba termina avec la sonnerie du silence au clairon.

À l'aube, le gouvernement a été constitué par Manuel de Jesús Calvar comme président ; Vicente García comme chef de l'armée et Antonio Maceo deuxième général en chef et chef d’Oriente (28). Le général de Santiago de Cuba était l’âme de la protestation à ce moment-là et tout le monde l’a reconnu comme tel. Par conséquent, la décision sur les commandements n’a seulement pu être prise que sous sa suggestion. En désignant García comme général en chef, beaucoup plus ancien dans ce grade que lui, il le neutralisait (29). En outre, avant tout, il restait le chef d’Oriente et là se trouvait le noyau de l'insurrection. La preuve que ces décisions étaient siennes ont été notées dans une lettre qu’il a écrit le 24 mars : « Pour réaliser la formation du nouveau gouvernement et l'ordre des choses ici, j’ai convié tous les chefs de ce Département à se lier d’amitié avec le général García et qu’on le dise que ce qu’on avait tant désiré d’obtenir par la voie politique, pour que tous unis m’aident à sauver les principes et l’honneur de nos armes…» (30). 

En ce qui concerne la désignation de Calvar, ceci a dû aussi être une chose de Maceo. Il était très habile et conscient des circonstances au milieu de laquelle il se mouvait, donc si quelqu’un, par exemple, avait proposé son élection comme Président, il l’aurait admis. Il faut bien comprendre que certains pouvaient avoir des réserves raciales qui, à cette époque, pouvaient produire des divisions détestables et incommodes.

La présence dans le maquis de porteurs de propositions de paix n'ayant aucun fondement avec l'indépendance a été de nouveau interdite, sous peine de mort. D’autre part, on ordonna que les chefs rejoignent leurs zones respectives et, le 23, où qu'ils soient, qu’ils ouvrent le feu sur l’ennemi.                      

La position de Garcia de rester à la suite de ce qui sera décidé lors de la réunion avec les autres chefs d'Oriente et de l'ambiguïté qu’il avait manifesté en ce qui concerne le maintien de la paix au cours des entrevues avait eu lieu avec le général en chef espagnol et d’autres militaires du pays ibérique, a été confirmée ce jour-là car, dans son journal, il note : « En accord avec Martinez Campos de lui notifier le résultat de ma réunion avec ceux d’Oriente quant à la paix, je lui ai écrit pour lui dire que l’on n’acceptait pas les bases ici et que l’on ne pouvait rien faire en ce qui concerne d’en consulter plus à cause des difficultés pour se réunir et, surtout, quand on a accepté avec Maceo que les hostilités reprendraient le vingt-trois » (31). Cette lettre a généré une controverse entre García et Martínez Campos, qui lui a répondu immédiatement en lui reprochant que cette réponse ne satisfaisait pas l’engagement établi, car elle ne disait pas qu’elle était sa résolution. Garcia a accepté qu’il avait omis de lui signaler et il a alors déclaré qu’il n’était pas d’accord avec les bases d'El Zanjon et, qu’il ne pouvait pas se séparer de la lutte tant ceux du « département d’Oriente » ne l’accepte pas, un département auquel il était lié avec l’engagement d’avoir pris les armes avec lui. Le général espagnol a répondu en lui rappelant le texte dans ses deux lettres des 8 et 9 février, dirigées à Prendergast et à lui, respectivement, dans son rôle de Président de la République en Armes, dans lesquelles il notifiait des mesures prises pour accepter les bases d’El Zanjon et l'envoi de Roa et Luaces pour les accepter et il lui signalait que tout ce qui avait été convenu avec ces émissaires, qui avaient regagné le campement où Garcia devait ratifier l'adoption des dispositions. Cependant, il n’avait alors rien réclamé quand il était temps de le faire (32).

Le chef espagnol était littéralement désespéré et, le 19, il a écrit à Canovas qu'il n'était pas possible de faire quoi que ce soit relatif à la paix dans l’Oriente méridional « où commandait un Mulâtre qui était muletier et qui est général aujourd'hui, qu’il avait une grande ambition, beaucoup de courage  et de prestige, et qui cache un talent naturel sous son écorce rugueuse (33). De plus, le 21, il a reçu une communication de Calvar dans laquelle il exposait son critère, qu’il était essentiel de connaître l'opinion de « l’Armée et du peuple » sur la conduite à suivre, puisque cela n’a pas pu être fait car les mois initialement demandés n’avaient pas été concédés, et il prétendait faire l’enquête d'une autre manière. En outre, il demandait un laissez-passer pour une commission qui irait à Las Villas afin de connaître son « état politique et son état d'esprit » (34). Le contexte de cette pétition est dû au fait que le 21, le gouvernement intérimaire s’était réuni et Calvar a expliqué que Maceo, « avec l'objet réservé », lui demanda qu’il écrive à Martínez Campos et qu’il demande l'extension de la trêve et d’envoyer des messagers à Las Villas par les lignes espagnoles. Il était évident que Maceo avait l'intention de réorganiser les forces d’Oriente avant de reprendre le combat et de la raviver dans l’autre département, en annonçant sa continuation (35).

Le militaire espagnol croyait que cette communication ouvrirait une lumière dans ses intentions en continuant à marteler avec sa politique de paix. Il a ordonné à tous les commandements de ne pas reprendre les hostilités le 23 et ne pas le faire jusqu'à nouvel ordre, et que les forces se déplacent avec le drapeau blanc (36). Le 22, il envoya une réponse à Calvar dans laquelle il informait l'acceptation des demandes faites et qu’il demandait une conférence à laquelle il invitait « tous les autres Chefs officiels » pour parler de la teneur de la lettre reçue, car, selon ses dires, lors de l’entrevue de Mangos de Baragua on lui avait coupé la parole et on n’avait pas pu apprendre leurs désirs ni « dissiper » ses inconnues (37).

Le 22, Calvar a envoyé une réponse au générale de Ségovie, pour l'avertir que, le 16, les chefs cubains et leurs forces étaient partis vers leurs zones d'opérations respectives et qu'il ne possédait pas les moyens de leur faire parvenir rapidement les nouvelles de l'extension de la suspension des hostilités, donc il ne fallait pas s’étonner que les Cubains recommencent la lutte en certains points dès le lendemain (38).

Le 23, Calvar est arrivé au rendez-vous, à un kilomètre du camp de Martínez Campos, à Miranda. Il était accompagné par trois autres membres du gouvernement, le brigadier Leonardo del Mármol, le colonel Fernando Figueredo et le lieutenant-colonel Pablo Beola. Martínez Campos a renouvelé ses propositions de paix, sur la même base d'El Zanjon, expliquant qu’il n'était pas possible de les modifier. Il leur a assuré que l'île était pacifiée de Las Tunas à l'occident et que les émigrés retournaient chez eux. Il a pleuré pour le malheureux soldat mambí qui tomberait maintenant dans la lutte. Il cherchait peut-être une zone de moindre résistance, il s'est plaint de la conduite de Vicente García, qui l'avait trompé, et du dur traitement qu’il avait reçu de Maceo à Mangos de Baragua. À la fin, il n’a rien obtenu. Les participants à l'entrevue lui ont réitéré qu'ils avaient seulement les facultés à faire la paix sur la base de l'indépendance.

Après l'entrevue, le général de Sagunto a ordonné d'entreprendre des opérations à partir du 25. Mais le 23, depuis son camp de Barigua, une Acropole au milieu des montagnes de Guantánamo, Maceo pouvait déjà entendre les déflagrations des armes des mambises dans les environs. Il est presque certain qu'il n'avait pas connu l'extension de la trêve.

Il faut avouer que cette confusion a été énorme pour les hommes du titan quand les premières troupes ont chargé, quand l'ennemi, devant leurs tirs, avec un grand courage et sans y répondre, a répondu « Vive Cuba ! » « Vive la paix ! ». Cette formule, une des instructions de Martinez Campos pour maintenir le cessez-le-feu, sera fatal au combattant cubain car, tenace et tenace au milieu de la lutte acharnée, avait en lui une fibre digne, le rendant répulsif à attaquer quelqu'un qui ne se défend pas. Maceo a été obligé d'ordonner le cessez-le-feu et à se retirer au milieu de la confusion et de la tristesse.

Toutefois, Vicente García, qui allait à Las Tunas, et d'autres forces d’Oriente, n'ont pas rencontré la même réponse et ils ont livré diverses batailles avec l’ennemi le long du chemin. Apparemment, le brigadier Varela et les commandants des autres zones n’avaient pas pu faire parvenir l’ordre de ne pas ouvrir le feu à toutes leurs colonnes.

Il semble que la nouvelle instruction du chef de l'armée espagnole pour reprendre le combat a pris plusieurs jours pour arriver à toutes ses forces, car c’est seulement au début du mois d'avril que Maceo a pu entreprendre des opérations en règle. L’assaut des forces espagnoles est devenu furieux dans tous les territoires. Mais maintenant Maceo savait que sa décision était accomplie et que l'honneur était sauvé, la guerre n'était pas terminée. Plus tard il y aura des redditions, mais pas de capitulation.

Le 25 mars, quand le général en chef espagnol avait donné l'ordre de reprendre les hostilités, Maceo a rédigé une proclamation aux habitants du département oriental, dans lequel il soulignait de rejeter la paix convenu à El Zanjon et il les appelait à poursuivre la lutte. Alors qu’il cherchait une sortie, il était évidents que grâce au soutien et à la sympathie d'Haïti, l'idée d'une union des Grandes Antilles, qui devrait aussi atteindre un Porto Rico libéré, était un projet qui était alors dans l’esprit de certains secteurs révolutionnaires.

L'attente des armes cubaines, en ce qui concerne une éventuelle aide extérieure, était grande. On attendait une expédition que le général Julio Sanguily préparait aux États-Unis, mais Maceo n’en était pas sûr. C'est pourquoi, dans sa proclamation, il se réfère à l'oubli des centres de l’émigration à New York, comme l'une des causes des malheureux événements vécus. Il a écrit à Sanguily, lui disant : « Dite-moi si vous et toute l’émigration cubaine sont disposés à sauver nos principes et notre honneur ; si vous l’êtes, de quelle façon  avec quels engagements ? Car si nous recevons une réponse négative de ce soutien et de cette coopération morale et matérielle, alors nous compterons uniquement sur la droiture de nos principes et sur notre but de périr ou de sauver l'honneur » (39). C’était un ultimatum qu’il lançait à l'émigration.

Par contre, Maceo ne savait pas que l’appelé Comité des Cinq (Lamadriz, Pierra, Leandro Rodríguez, Ramón Martínez et le Péruvien Leoncio Prado) (40), avait été créé le 17 mars pour soutenir leur cause. De même, au mois d’avril, les cigariers de Cayo Hueso ont été démontrés leur solidarité et malgré leurs économies toujours précaires, ils ont envoyé des fonds à New York pour les convertir en armes pour l'insurrection.

Dans le maquis oriental, il y avait encore des débats pour savoir si les provinces de Las Villas et Camagüey avaient été ou non complètement pacifiées. Le 12 avril, le gouvernement par intérim a dû considérer une pétition venant du régiment Santiago, où le corps sollicitait l’envoie d’une commission pour rencontrer Martinez Campos afin qu’il permette d'envoyer des commissions à Las Villas et Camagüey pour étudier les bases du pacte d’El Zanjón et conclure si on ne pouvait y inclure des modifications la rendant plus acceptable. Le gouvernement a répondu que les requérants étaient minoritaires et, par conséquent, qu’on ne pouvait rien faire tant que la majorité s’incline en faveur d'une telle proposition (41). La réponse en elle-même a montré une certaine hésitations du gouvernement.

En plus, un événement est venu appuyer une telle position. Six jours plus tard, à la demande du chef de la santé de l'armée, le colonel Félix Figueredo, le gouvernement s'est réuni en session extraordinaire dans le camp de Los Lazos pour écouter un exposé que le médecin voulait faire. Figueredo a expliqué que devant l’incessante persécution à laquelle ils étaient soumis, devant le manque de munitions, alors que le comité de l’émigration avait reçu des ressources, il considérait nécessaire l’envoi d'un délégué à l'étranger capable d’impulser l'effort entrepris. Pour cette mission il proposait le Major Général Antonio Maceo, bien qu'il comprenait que son départ puisse apporter une grave commotion dans les rangs des soldats, mais un tel homme était nécessaire pour une telle entreprise. Figueredo s’est retiré de l’endroit à la fin de son allocution.

Les trois membres du gouvernement présents (Pablo Beola accomplissait une mission du gouvernement) ont examiné la proposition. Fernando Figueredo et Leonardo del Mármol l’ont appuyé. Calvar, réticent, a proposé d'écouter le critère de Maceo (42), et ils l’ont convoqué. Après avoir entendu les critères de Félix Figueredo, le général Antonio a considéré que pour le succès de la cause qu’ils poursuivaient, il était nécessaire de procéder à une réorganisation des forces, selon une proposition qu’il ferait, mais il a assuré qu'il obéirait à n'importe quel ordre qu’il recevrait. Quand trois membres de la junte sont restés seuls, ils ont convenu de soumettre l'affaire à un second débat (43). Ils savaient que sans Maceo dans le maquis, la situation deviendrait extraordinairement difficile, voir même impossible.

Le lendemain, les trois ont nouvellement discuté la convenance de l’envoi de Maceo à l'étranger. Fernando Figueredo, pour soutenir la nécessité de cette présence parmi les émigrés, a traduit un article du Herald, de New York, sur l’acte célébré quelques jours avant dans le Masonic Hall, lors duquel on demandait l’envoi d’une commissionné capable de réunir 5 000 hommes et les munitions « nécessaires pour sauver le navire de la Révolution du naufrage ». Calvar a commencé à céder et il a rappelé que, nonobstant la présence de Maceo à Cuba, le régiment Santiago et plusieurs préfectures de Palma Soriano se penchaient vers la paix et, également, des forces d’Holguín. Finalement il a accepté la proposition, mais, toujours inquiet par la décision, il a proposé de débattre la question une troisième fois. Enfin, ils ont rappelé la demande du régiment Santiago d’envoyer des commissions à Camagüey et à Las Villas et ils ont accepté d'envoyer une lettre à Martinez Campos afin qu’il facilite leur passage à travers les lignes espagnoles (44).

Le général en chef espagnol a reçu la nouvelle lettre de Calvar le 20 avril. Elle lui annonçait qu'il envoyait le docteur Félix Figueredo afin de le rencontrer, celui-ci lui sollicitera des sauf-conduits pour dépêcher les deux commissions qui vérifieront si la pacification de Camagüey et Las Villas est réelle ou pas (45). À la réception de la lettre, avec courtoisie, le général espagnol acceptait non pas deux mais trois commissions de Santiago de Cuba pour Santa Cruz del Sur, Sancti Spíritus et Cienfuegos, afin de le convaincre « de la totale pacification de ces territoires » (46).

Tout indique que le docteur Félix Figueredo est allé au delà de sa mission près de Martínez Campos, mais qu'il a exploré la possibilité d’avoir l’autorisation pour « la sortie d'un ou plusieurs individus (...) du champ de bataille sans aucun obstacle» (47). Et il est sûr qu'il a souligné le nom du général cubain et, selon une lettre de ses lettres, il est allé plus loin. À son retour au camp, Figueredo s'est entretenu avec le gouvernement et informé de l'acceptation de la commande espagnole du passage des commissions par le biais de leurs lignes et il a ajouté qu'il avait obtenu l'autorisation de Martinez Campos pour qu'une ou plusieurs personnes puissent sortir du maquis  sans aucun obstacle (48).

Tout semble indiquer, en ce qui concerne l'éventuel départ de Maceo, que Félix Figueredo en a parlé à Martínez Campos, sans l’autorisation du gouvernement. Non seulement parce que dans la lettre de Calvar du 20 on exposait que sa mission était seulement liée à l’envoi de commissions à Las Villas et Camagüey, mais parce que la décision du gouvernement sur la sortie du général serait prise lors d’un troisième débat.

Le troisième débat a eu lieu le 26. Calvar a assuré pathétiquement qu'il restait peu de temps car les capitulations se multipliaient et que le moral était en déclin. Il a fait valoir qu'avant même de se séparer du général Vicente García, celui-ci lui avait déclaré qu’il était prêt à « une entente avec l'ennemi, car il était convaincu de la stérilité des sacrifices de sang et de vies qui auraient lieu ». Et enfin, avec l'accord des trois, la sortie du chef cubain a été acceptée à l'unanimité (49).

Dans les instructions de la mission de Maceo en vue de s’entretenir avec l’émigration sur les gestions et de retourner d'urgence à Cuba avec les éléments recueillis, on le désignait Agent Officiel de la République à l'Étranger. Son départ a été prévu pour le 6 mai (50).

En prenant connaissance de la décision, Maceo a accepté ce travail sous certaines conditions : « J'obéirais à m’importe quel ordre du Gouvernement que celui-ci s'engage avec moi, si je quitte le terrain, il attendra mon retour et il ne capitulera pas sans que j'ai exposé la situation et les espoirs que nous offrent l'émigration pour la poursuite de la lutte » (51). Le gouvernement accepta la requête de Maceo et Calvar lui a même assuré qu'il était disposé à l’attendre. Maceo a soutenu que partir en bateau retarderait ses efforts et on lui a dit qu’il y aura une rencontre avec Martinez Campos afin qu’il facilite les moyens en vue du départ de sa commission.

Calvar envoya une nouvelle lettre à Martínez Campos par l’entremise de Félix Figueredo pour lui demander, conformément à sa disposition d’accepter le départ des combattants à l'étranger, la sollicitude de la sortie de Maceo et les garanties pour sa leur sécurité. Figueredo accorderait les détails du voyage avec lui (52).

Quand le militaire espagnol a pris connaissance de l’affaire avec satisfaction, il a offert tout son concours et toutes ses garanties (53) car le départ du général lui offrait l’espérance de pouvoir enfin se débarrasser de ce tonnerre du maquis.

Sur ces faits, on pourrait soutenir que certains ont valorisé la nécessité de sauver la précieuse vie de Maceo et depuis ce point de vue de son départ, certains s’étaient proposés de le faire partir du champ de bataille. Mais il est vrai que beaucoup, gagnés par le plus grand pessimisme, savaient que l'obstacle majeur pour mettre fin à la guerre était Antonio Maceo. En réalité, Félix Figueredo a agit en vue de cesser le combat et une condition absolue à cet effet était le départ du Major Général de l’île. Quelques jours après son entrevue avec Martínez Campos, il a écrit au chef espagnol, lui disant : « Quand je retourne (au campement gouvernement) je rencontre presque toujours des complications dans la situation et tout cela ne cessera pas jusqu’au départ de Maceo : je vous préviens et je promeus une crise à la recherche d'une solution définitive (...) J’espère que vous favoriserez mes projets qui tendent à rendre le bonheur au pays après tant d'effusion de sang, afin que tout se termine favorablement (...) Je me permets aussi de vous dire de ne pas me réponse sur ces circonstances ni de dire que j’ai pris la liberté de vous écrire. Le Gouvernement espère le général Maceo afin de lui donner l'ordre de son départ à l'étranger, conformément à ce qui a été accepté » (54). Les paroles de cette lettre sont reproduites dans le journal de Félix Figueredo et il y a un paragraphe qui doit être ajouté : « et je n’ai pas peur d'assumer la responsabilité (de la cessation du combat), car cela revient au Dr. Bravo Senties, à Vicente García et, ensuite, à ceux de Camagüey, que l'Histoire le prouvera » (55). Cette action de Félix Figueredo est extrêmement sombre.

Le 10 mai, à 18 heures, Maceo, qui avait demandé de reporter de quelques jours son départ, embarque à bord de l’aviso espagnol Fernando el Católico, en partance vers la Jamaïque (56). Félix Figueredo, que le gouvernement avait désigné pour l'accompagner, ne voyage pas avec lui, mais les colonels Arcadio Leyte Vidal et Juan Ríus Rivera et les lieutenants colonels Lacret et Pacheco. La joie des soldats hispaniques était énorme. De son côté, Martinez Campos a assuré au Ministre de la Guerre, en lui expliquant pourquoi il avait autorisé le voyage de Maceo, qu’il avait la conviction que le Titan aurait continué la lutte, même s'il disposait « d’un petit nombre de partisans » (57). Les instructions que le général en chef espagnol a données au capitaine du Fernando el Católico sont très intéressants. Après lui avoir annoncer qu’il conduirait Maceo et les personnes qui l’accompagnent en Jamaïque, il lui a dit : « À votre arrivée, vous resterez 48 heures dans le port et si une des personnes accompagnant Maceo désire revenir, vous accepterez (...). Dans le cas, non probable, que le Dr Antonio Maceo veuille revenir, il ne sera pas admis sauf s’il offre sa soumission au Gouvernement devant le Consulat d'Espagne de l'endroit indiqué » (58).

L'émigration de Jamaïque a reçu Maceo avec une certaine hostilité et certains l’ont même accusé d'avoir capitulé. Lors de la réunion avec la junte révolutionnaire de Kingston, le même soir de son arrivée, il était déjà évident qu’on lui refuserait des ressources et, après une rencontre avec les émigrants, lors de laquelle était présent le colonel Juan Ríus Rivera, ils ont seulement obtenu sept shillings et la recrue de cinq hommes.

Immédiatement, la résolution du héros de la protestation de Mangos de Baragua a été de partir à New York. Pour le faire, Rius Rivera s’est présenté devant le capitaine du Fernando el Católico et le consul d'Espagne de Kingston et il a demandé, au nom de Maceo, que le navire les transporte à New York. Il utilisa la ruse en disant que dans trente jours ils devaient donner une réponse à Martínez Campos sur l’attitude qu’ils adopteraient finalement et qu’ils ne pouvaient seulement prendre une décision qu’après avoir pris connaissance de la disposition de l'émigration de New York (59). Le consul télégraphia à Cuba afin de demander des instructions (60) et cette fois, l’obséquieux Martínez Campos des autres occasions, a catégoriquement rejeté la demande (61). Il avait accomplit son grand objectif, faire sortir Maceo de Cuba. Pour laisser une constance des faits, il a précisé au représentant de l'Espagne en Jamaïque que Maceo, qui n'avait pas capitulé, était en mission pour son gouvernement et qu’il n'avait rien à voir avec cela (62).

Toujours le 12 mai, avant de recevoir la réponse de Martínez Campos, Maceo est monté sur le navire sous le prétexte de remercier son capitaine pour les attentions que lui et ses accompagnants avaient reçu au cours du voyage. En fait, son objectif était de lui poser des questions sur la possibilité qu’il le conduise à New York, et, dans le cas contraire, s’il pouvait revenir à Cuba à bord du navire. Le capitaine lui expliqua les instructions qu’il avait reçues de Martinez Campos avant son départ. Maceo rejeta évidemment la condition établie (63).

Entre-temps, dans le camp des insurgés, la situation devenait plus en plus pénible. Les Espagnols poursuivant implacablement les rebelles et, à la fois, ils gardaient une conduite exemplaire, ils soignaient les blessés et les rendaient à leurs troupes, ils enterraient les morts, ils remettaient la correspondance capturée, ils respectaient les prisonniers. Les munitions et la nourriture étaient de plus en plus rares. Comme un symptôme de démoralisation et pour continuer cet effet de découragement, les militaires espagnols visitaient sous n’importe quel prétexte les campements mambises sans les attaquer. En outre, pour faire une pression psychologique sur les combattants, Martínez Campos a ordonné de montrer aux chefs qui résistaient, comme Vicente García, la possibilité que le moment est arrivé de considérer le reste des forces en armes comme des bandits et, en conséquence, ses hommes seraient traités conformément à cette condition. De même, il leur a dit que des vapeurs étaient envoyés à Cayo Hueso pour apporter les émigrés, car les goélettes frétées à cette fin ne suffisaient pas (64). Un autre fait, non moins important, était l'absence de Maceo qui privait la force mambisa de la colonne vertébrale de l'esprit de lutte. Martínez Campos, a reconnu l’importance de son absence, assurant au Ministre de la Guerre que son départ avait fait disparaître « l'âme de la résistance » (65). Ainsi, le courage des combattants diminuait et les défections augmentaient. Par moments, la situation était désespérée et la révolution agonisait. L'objectif de ceux qui avaient préparé la capitulation s’accomplissait, semble-t-il.

Lors de ces jours, le Dr Félix Figueredo quitta aussi le pays sur un bateau français (66). Il accompagnait Mariana Grajales, María Cabrales et d’autres femmes de la famille de Maceo, qui sortaient du maquis en accord avec une lettre que le général avait adressée à Martínez Campos les premiers jours du mois d'avril, bien avant que l’on parle de sa mission, le général espagnol acceptant le départ de toutes les familles qui se trouvaient sur le terrains des opérations militaires (67).

Pendant que le général Antonio essayait d'obtenir un passage sur un bateau de ligne en partance pour New York, le 23 mai, le lieutenant-colonel José Lacret, un des accompagnants de Maceo, rentrait dans le campement du gouvernement, donnant des nouvelles peu encourageantes. Selon une note dans l'acte du gouvernement provisoire, le 16 mai 1878, Calvar, après s’être référé aux ridicules ressources reçues lors de la réunion de l'émigration en Jamaïque avec Ríus Rivera, précise : « Le Gouvernement a entendu de la bouche de l'aide de camps du général Maceo le message que celui-ci envoyait, qu’il n’y avait plus d’espoir de ressources et qu’il était nécessaire que le Gouvernement s’efforce pour éviter plus de sacrifices inutiles de vies et de sang » (68). Plus encore, ce même jour une note du brigadier Moncada a été lue lors de la réunion, laquelle, après avoir présentée le cadre funeste dans lequel ils se trouvaient, le régiment Santiago faisait pression sur lui pour faire la paix et que lors de l’entretient avec Lacret non seulement il a appris la situation de l’émigration, mais également le conseil de Maceo « de ne pas continuer à sacrifier notre Peuple » (69). Il y a quelque chose d'étrange dans tout cela. Comment est-ce possible que Maceo ait envoyé ce message alors qu’il luttait pour aller à New York afin de poursuivre ses efforts en vue d'obtenir des ressources ? Tout indique que Lacret mentait.

Martínez Campos, bien informé de la situation, a proposé une conférence avec Calvar (70). Lors de la réunion du gouvernement, le 16, Calvar avait lu la note dans laquelle Moncada sollicitait que le gouvernement rencontre le général Martínez Campos, qu’il essaye de suspendre les hostilités et d’obtenir des améliorations sur la base d’El Zanjon. En outre, les commissionnaires envoyés pour connaître la situation de l'insurrection à Camagüey et à Las Villas étaient revenus et ils apportaient la conviction qu'il n’y avait aucune insurrection dans ces deux provinces et que les anciens combattants se vouaient au travail paisible. À la suite de cette énumération des faits et des circonstances, le gouvernement a finalement accepté une réunion avec le général en chef espagnol (71).

Ainsi, le 17, Calvar et d’autres membres du gouvernement ont rencontré Martinez Campos. Celui-ci n’a pas consenti à modifier les bases d'El Zanjon, acceptant seulement que les officiers conserveraient leurs armes personnelles. En plus des deux paiements qui avaient été accordés dans le pacte, un autre serait ajouter pour l’armée d’Oriente (72). Cette triste nuit, dans le campement de Loma Pelada, le gouvernement a examiné la réponse du général espagnol et il a admis le traité : entre le 1er et le 10 juin il cesserait de fonctionner. Il enverrait également des commissaires à tous les chefs des forces afin qu’ils évaluent leur position en faveur de la déposition des armes (73). ] Entre autres choses, enverrait un message au général Vicente García afin d'incliner pour arrêter le combat.

Vicente García a reçu les messages du gouvernement, mais il continue à se battre. Les régiments capitulaient les uns après les autres et, le 21 mai, le gouvernement a accepté de dissoudre et de rendre « ses pouvoirs au peuple » (74). Le présent accord devait être transmis « au Général en Chef de l’Armée de la République et à l’Agent Officiel à l’Extérieur ». Enfin, le 26, le général Vicente García a rencontré le général Prendergast et il a accepté la capitulation militaire, sur la base de l'octroi de la liberté des esclaves faisant partie de l'insurrection et de l'oubli du passé. Le même jour il a parlé avec ses chefs et, le 27, la nouvelle a été rendue publique (75).

C’est seulement au début du mois de juin que les derniers combattants ont capitulé. Avec stupeur, Martínez Campos a informé le Ministre de la Guerre que, loin de ses calculs, un total de 4 000 mambis avaient participé à cette guerre en Oriente, suite à la protestation de Mangos de Baraguá (76).

Un grand nombre de participants à la prouesse de Maceo ont caché leurs armes dans le maquis, étant sûrs qu’ils les empoigneront de nouveau et certains, presque en arrivant à leur lieu de résidence, ont commencé à conspirer.

Une partie de ces combattants qui avait risqué leur vie durant 10 ans pour l'idéal de l'indépendance et qui se trouvaient avec Maceo à Mangos de Baraguá, ont préféré quitter l'île, après avoir rejetés les offres faites par Martínez Campos. Vicente García a reçu une somme d'argent de la vente de leurs fermes et, noblement, il l’a réparti entre les fidèles qui sont partis en exil avec lui.

Le 31 mai, quand tout était pratiquement terminé, Maceo, sans avoir encore eu connaissance de ce qui s'est passé, a rencontré Miguel Aldama à New York, où il est enfin arrivé, et celui-ci a mis à sa disposition 400 000 cartouches et quelques dizaines de fusils qu’il avait en dépôt. Immédiatement, le général a convoqué une réunion de l'émigration au Tammany Hall, lors de laquelle on a décidé de lancer une campagne pour recueillir des fonds en vue d'acquérir plus d’armement.

Le 5 juin il a écrit à Calvar. Il avait des raisons de se sentir optimiste de ses efforts. Il lui expliquait le succès qu’avait eu le meeting dans le Masonic Hall, contrairement à Kingston, durant lequel, en plus des ressources obtenues, se joignait l'acceptation d'un nouveau contingent de combattants prêts à marcher dans le maquis. Il disait aussi à Calvar que la période pour que ses gestions obtiennent un résultat était considérée comme très courte et lui a commenté que le voyage en Jamaïque sur le bateau espagnol avait été inopportun car il avait perdu beaucoup de temps là-bas. Dans cette lettre il affirmait qu’il rentrerait rapidement à Cuba avec une expédition pour revitaliser la lutte. Cette lettre résulte le démenti le plus absolu au message que Lacret a transmis au gouvernement. Le lendemain du meeting, l'âme gelée, il a appris par la lettre de Calvar que la lutte avait cessé dans l'île. Quelques jours après il a rendu compte des faits à l'émigration et il est parti en direction de la Jamaïque. Toutefois, en lui, la flamme de la révolution était aussi forte qu’à la première heure.

Le 9 juin, Arsenio Martínez Campos a considéré les opérations à Cuba comme conclues. Cependant, peut-être à ce même moment, il a compris en réalité qu’une période préparatoire pour une nouvelle guerre avait commencé. Il ne pouvait pas en être autrement. La révolution, tempérée par une multitude de raisons éthiques, avait été la braise sur laquelle avait coagulé les fondements essentiels de la nation : aussi matériels que spirituels. Elle demandait l'indépendance et le peuple cubain ne pouvait pas s’arrêter jusqu’à la conquérir. La révolution était inachevée. Ceci avait été le but de Maceo et il avait réussi.

 

Notes :

(26) Eusebio Hernandez : Maceo; dos conferencias históricas. Maison d’édition Ciencias Sociales, La Havane, 1990, p. 31.

(27) « Acta del Gobierno Provisional », 19 avril 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(28) « De José de Jesús Calvar a Eduardo Codina », 26 mars 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XI.

(29) Une note biographique sur Maceo dans le livre Epistolario de héroes de Gonzalo Cabrales Nicolarde, Maison d’édition Ciencias Sociales, La Havane, 1996, pages 134 et suivantes, qui donne l'impression d'avoir été écrite par le propre général, dit que celui-ci ignorait à ce moment que Garcia avait déjà été nommé président de la République en Armes.

(30) José Antonio Portuondo, œuvre citée, p. 30.

(31) Vicente García… édition citée, p. 292.

(32) « De Vicente García a Arsenio Martínez Campos », deux communications datées des 16 et 17 mars 1878, et « de Arsenio Martínez Campos a Vicente García », deux communications en date des 16 et 17 mars 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(33) Luis Estévez Romero, œuvre citée, t. I, pages 23 et 24.

(34) « De Manuel de Jesús Calvar a Arsenio Martínez Campos », 21 mars 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(35) « Acta del Gobierno Provisional », 21 mars 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XVIII.

(36) « Comunicaciones de Arsenio Martínez Campos al general Prendergast, a los brigadieres Varela, Pando y Polavieja, a los comandantes de Santiago de Cuba, Holguín y Bayamo y a los coroneles López y Miret », 21 mars 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(37) « De Arsenio Martínez Campos a Manuel de Jesús Calvar », 22 mars 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(38) « De Manuel de Jesús Calvar a Arsenio Martínez Campos », 22 mars 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales, boîte 41.

(39) José Antonio Portuondo, op. citée, p. 30.

(40) Juan J. E. Casasús : La emigración cubana y la independencia de la patria, Maison d’édition Lex, La Havane, 1953, p. 160.

(41) « Acta del Gobierno Provisional », 12 avril 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XVIII.

(42) « Acta del Gobierno Provisional », 18 avril 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(43) Ibid..

(44) « Acta del Gobierno Provisional », 19 avril 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(45) « De Manuel de Jesus Calvar a Arsenio Martínez Campos », 20 avril 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(46) « De Arsenio Martínez Campos a Jesus Calvar de Manuel », 24 avril 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(47) « De Manuel de Jesus Calvar a Arsenio Martínez Campos », 20 avril 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(48) « De Manuel de Jesus Calvar a Arsenio Martínez Campos », 27 avril 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(49) « Acta del Gobierno Provisional », 26 avril 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(50) « Acta del Gobierno Provisional », 3 mai 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(51) Fernando Figueredo, op. citée, p. 287.

(52) « De Manuel de Jesus Calvar a Arsenio Martínez Campos », 27 avril 1878, Doc. cité.

(53) « De Arsenio Martínez Campos a Manuel de Jesus Calvar », 29 avril 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(54) « De Felix Figueredo a Arsenio Martínez Campos », 1er mai 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(55) José Luciano Franco, op. citée, t. I, p. 156.

(56) «  De Francisco de los Llanos a Arsenio Martínez Campos », 19 mai 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(57) « De Arsenio Martínez Campos al ministro de la Guerra », 18 mai 1878. Doc. Cité.

(58) « De Arsenio Martínez Campos al comandante del aviso de guerra Fernando el Católico », 9 mai 1878, IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(59) « De Ricardo Palominos a José García Aldave », 14 mai 1878 et « De Francisco de Llanos a Arsenio Martínez Campos », 19 mai 1878. IHCM, Fondos Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(60) « De José García Aldave a Arsenio Martínez Campos », 12 mai 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(61) « De Arsenio Martínez Campos a José García Aldave », 12 mai 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(62) « De Arsenio Martínez Campos a Ricardo Palominos », 22 mai 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(63) « De Francisco de los Llanos a Arsenio Martínez Campos », 19 mai. Doc. cité.

(64) « De Arsenio Martínez Campos a Luis de Prendergast », 9 mai 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(65) « De Arsenio Martínez Campos al ministro de la Guerra », 18 mai 1878. Doc. cité.

(66) José Luciano Franco, op. cit., t. I, p. 158.

(67) « De Antonio Maceo a Arsenio Martínez Campos » et « de Arsenio Martínez Campos a Antonio Maceo », les deux du 6 avril 1878. IHCM, Fondo Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(68) « Acta del Gobierno Provisional », 16 mai 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(69) Ibid..

(70) « De Arsenio Martínez Campos a Manuel de Jesús Calvar », 15 mai 1878. IHCM, Fondos Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(71) « Acta del Gobierno Provisional », 16 mai 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(72) « Acta del Gobierno Provisional », 17 mai 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

[73] « De Arsenio Martínez Campos a Joaquín Jovellar », 18 mai 1878, et « de Arsenio Martínez Campos a Luis de Prendergast », 18 mai 1878, IHCM, Fondos Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(74) « Acta del Gobierno Provisional », 21 mai 1878. UCLV/B, Fondo Coronado, t. XXIV.

(75) « De Luis Prendergast a Arsenio Martínez Campos », 26 mai 1878 et « Conferencia telegráfica entre ambos »,  27 mai. IHCM, Fondos Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.

(76) « De Arsenio Martínez Campos al ministro de la Guerra », 8 juin 1878. IHCM, Fondos Asuntos Generales de Cuba, boîte 41.