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Guido López-Gavilán et la passion pour la musique
Par Liubis Balart Martinez Traduit par Alain de Cullant
La grande sensibilité et la grande passion du compositeur et directeur Guido López-Gavilán se manifestent à travers ses contributions à la pédagogie musicale cubaine.
Illustration par : Adigio Benítez Jimeno

Situer la musique dans sa dimension, peu importe l'époque, le pays ou l'auteur, est l'objectif de l’œuvre que présente Guido López-Gavilán et la Camerata Música Eterna.

L'éminent professeur et chef d'orchestre dont le travail lui a valu une solide reconnaissance nationale et internationale, conquiert le public avec l’interprétation d'exquises mélodies incluant des pièces d’Antonio Vivaldi, de Jean-Sébastien Bach, d’Astor Piazzolla ou de José P. Moncayo parmi d’autres compositeurs, apportant aux partitions ses arrangements musicaux depuis une valse, un huapango jusqu’à la connue Camerata en guaguancó, de sa propre composition.  

Après un long processus de maturation de l’œuvre, de répétitions et de confiance dans les jeunes membres de l'orchestre, certains diplômés de l'Ecole Nationale d'Art et de l'Institut Supérieur d’Art, López-Gavilán combine son travail artistique et éducatif dans la camerata pour montrer sa profonde passion pour la musique universelle.

La sélection du répertoire

« Nous essayons toujours d'interpréter des œuvres ayant des styles différents, de compositeurs classiques de notre continent et certaines musiques cubaines nées du peuple, ceci demande de nombreuses heures d'essais et de maturation de l’œuvre, car elles ont des styles, des sons différents et nous essayons de le faire authentiquement possible. Le Huapango s’écoute avec un grand plaisir, mais il exige le don de soi et le talent des musiciens.

C’est pour cette raison que l’orchestre s’appelle Música Eterna (Musique Éternelle) car nous voulons aborder aussi bien des œuvres classiques que des populaires, un tango d'Astor Piazzolla ; L’Automne de Vivaldi, le Concerto pour piano en Ré Mineur de Jean-Sébastien Bach ou La engañadora d’Enrique Jorrín, peuvent être éternels »

Les membres de l'orchestre

« Quand nous avons commencé c'était un projet d'enseignement et tous étaient des étudiants, nous sommes comme une famille, certains sont dans l'orchestre depuis quinze ans, depuis sa fondation. L’une des caractéristiques est la rénovation, il y a toujours des musiciens très jeunes, certains sont encore étudiants, cela fait aussi partie de notre travail éducatif. De plus, les jeunes impriment leur esprit exubérant, ils nous enthousiasment et je suis convaincu de leur talent. »

L'album De Cuba música eterna

« Nous avons fait cet album avec des chansons anthologiques du patrimoine musical cubain de toutes les époques, nous avons inclus La Bayamesa de Sindio Garay, Benny Moré, Pablo, Silvio, le filin, qui sont une série de belles chansons, j’ai fais des versions pour corde. Des membres de ma famille se sont également joints, mon fils Aldo joue au piano et il fait quelques productions, Ilmar le violon et même mon épouse Teresita – une pianiste et pédagogue reconnue, décédée quelques mois après la production du disque - interprète la chanson Veinte Años de María Teresa Vera, une des dernières œuvres qu’elle a pu faire. C'est donc un disque très symbolique.

Guido, la passion continue…

La grande sensibilité et la grande passion du prolifique compositeur et directeur de l’Orchestre de Chambre se manifestent à travers sa famille Lopez-Gavilán Junco, d'éminents instrumentistes, à travers ses contributions à la pédagogie musicale cubaine, son désir de former des orchestres juvéniles, l'excellente maniement des rythmes et du lyrisme, ce qui séduit le public à chaque concert qui éternise la musique universelle de tous les temps.

La critique internationale a dit un jour sur l'un de ses spectacles : « Il a montré pleinement son niveau, confirmant qu'il est un musicien dont la renommée est déjà reconnue ».