IIIIIIIIIIIIIIII
Lettres de Cuba: Septembre 2013
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Nous dédions spécialement ce numéro à notre cher ami Jaime Sarusky, à nos Cinq compatriotes emprisonnés injustement aux États-Unis depuis 15 ans et à la mémoire de Salvador Allende et Pablo Neruda.
Illustration par : Antonio Guerrero

Le 29 août notre cher ami Jaime Sarusky Miller est décédé. Journaliste et écrivain, Prix National de Littérature et Membre du Conseil Editorial de Lettres de Cuba, il était toujours prêt à nous offrir ses collaborations et ses conseils. Lui toujours respectueux nous proposait des sujets intéressants sur un peintre, un cinéaste ou une œuvre. Nous avons publié des fragments de ses chroniques et ses livres car nous lui considérons comme un chroniqueur de notre temps. Nous sommes conscients que sa voix, son souvenir et son éthique resteront dans notre cœur. Avec une profonde douleur l’équipe de Lettres de Cuba lui rend hommage aujourd’hui étant sûrs que son âme nous illuminera pour toujours.

Ce 12 septembre aura lieu une manifestation face à la Maison Blanche à Washington pour demander la libération immédiate des Cinq compatriotes cubains emprisonnés injustement aux États-Unis depuis 15 ans.

Rencontres offre exceptionnellement des textes écrits depuis la prison  de Ramón Labañino, Fernando González, Gerardo Hernández et Antonio Guerrero.

Ramón Labañino exprime à propos de la libération de René que « La joie nous submerge et avec elle l’optimisme que l'amour et la vérité vainquent toujours les injustices ! » en tant que Fernando González affirme que « Nous sommes Cinq et nous continuerons à être Cinq ! »

Antonio Guerrero a écrit la Histoire de sa création plastique donc il déclare que chaque œuvre  exprime non seulement son essence humaine mais aussi celle des Cinq, unis par des principes indissociables.

Gerardo Hernández  considère l’œuvre Cuba et ses voisins : la Démocratie en Mouvement  d’Arnold August comme un instrument très utile et indispensable dans la lutte sur le terrain des idées.

Interview  réserve son espace à un entretien  exclusif de René González avec les  journalistes Enrique Ojito Linares et Arelys Garcia Acosta du  journal Escambray et Radio Sancti Spiritus.  Le combattant de la lutte contre le terrorisme parcours son  itinéraire comme un agent de la sûreté de l'Etat cubain.

Nous commémorons le 11 septembre le quarantième anniversaire de la mort en combat du président Salvador Allende au Chili. Quelques jours après le poète et communiste Pablo Neruda est aussi décédé.

En hommage a ces deux grands hommes d’Amérique Latine, Lettres propose aux lecteur de revenir sur le Dernier discours de Salvador Allende à la radio nationale le 11 septembre 1973 où il a exclamé « Bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre » et sur Les poèmes « La Geste » et « Un chant pour Bolivar » de Pablo Neruda.

Trésors fait une promenade par Le Paseo del Prado de la main du chroniqueur Ciro Bianchi. On remarque que l'architecte-paysagiste français Jean-Claude Nicolas Forestier a dessiné le Paseo del Prado en 1928 pour le convertir en l'une des plus importantes avenues de La Havane. D’autre part la journaliste  Josefina Ortega nous offre des détails de l’arrivée de la première automobile à Cuba qui a sans doute éveillée l'étonnement et la curiosité à La Havane, en décembre 1898.

Arts est dédiée à la musique cubaine. Notre collaborateur Rafael Lam souligne que le cha-cha-cha a été l'éclosion de la musique cubaine à partir de 1953 et que ce gendre musical a parcouru le monde ; Reinaldo Cedeño Pineda nous approche à la vie et l’œuvre du musicien cubain Esteban Salas, considéré comme le plus important en Amérique au XVIIIe siècle ; et Oneidys Hernandez Vidal présente à  Justo Vega : La voix du Dizain Cubain, une  expression musicale qui est la base essentielle pour l'étude de la culture du pays.

Lire Martí, propose la lettre de notre Apôtre à son ami Manuel Mercado,  écrite à Acapulco le 7 janvier 1878.  Extrait de Il est des affections d’une pudeur si délicate…Lettres de José Martí à Manuel Mercado. Traduites et annotées par Jacques-François Bonaldi. Paris, Mondadori, 2005. pp.115-116 Acapulco, le [lundi] 7 janvier [1878].

Notre directeur artistique Jorge Luis Rodríguez Aguilar a fait un travail magnifique dans l’illustration de ce numéro avec les images des œuvres d’Antonio Guerrero et les caricatures de Gerardo Hernández dans la galerie.

Nous remercions l’appui reçu de la part de Graziela Ramirez du Comité cubain pour la libération de Cinq, à Maruchi,  la sœur de Tony et à nos camarades de Cubarte,  Rafael de la Osa, Isel Pérez, et Yoana Gil Izquierdo qui n’ont pas hésité à répondre à notre demande d’aide afin de pouvoir accomplir ce devoir avec les Cinq.