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Lettres de Cuba : Juillet 2013
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
L’illustration de ce numéro est à la charge de l’illustre fils de Santiago de Cuba, le peintre et sculpteur Alberto Lescay, président de la Fondation Caguayo.
Illustration par : Alberto Lezcay

Cette année on commémore le 26 Juillet, le 60e anniversaire des attaques des Casernes Moncada à Santiago de Cuba et Carlos Manuel de Céspedes à Bayamo.

En 1991, Nelson Mandela, lors de sa visite à Cuba, a prononcé un discours à la occasion du 38e anniversaire de ce fait historique. À ce moment, le leader sud-africain soulignait :

« Le peuple cubain occupe une place spéciale dans le cœur des peuples de l’Afrique. Les internationalistes cubains ont offert une contribution à l’indépendance, à la liberté et à la justice en Afrique qui n’a pas de semblable pour les principes et les désintérêt qui les caractérisent ».

Notre revue rend hommage au leader sud-africain quand tout le monde prie pour l’amélioration de sa santé.

Rencontres propose divers articles dédiés à la ville héroïque de Santiago de Cuba.

Le journaliste José Luis Estrada Betancourt dans son article Santiago de Cuba, héroïque et toujours belle, qualifie la ville comme la « capitale de la Caraïbe » qui peut s'enorgueillir de la variété de son architecture et de la remarquable beauté de ses édifices.

La chercheuse Damaris Torres Elers aborde la visite du Titan de Bronze, Antonio Maceo à Santiago de Cuba, exactement le 25 Juillet 1890. Selon les données historiques les conditions étaient plus favorables pour les projets révolutionnaires, parmi lesquels se trouvait l’attaque à la caserne Reina Maria au mois de Septembre. La caserne Reina Maria est devenue la Caserne Moncada le 24 avril 1909, suite à l’ordre spécial numéro 56, en hommage à la mémoire du Major Général Guillermo Moncada, emprisonné dans les cachots de cette caserne pour lutter en faveur de l'indépendance de Cuba. 

En 1953, l'année du centenaire de la naissance de José Martí, un buste en bronze de l’Apôtre a été placé sur le plus haut point de la géographie cubaine à presque deux mille mètres au-dessus du niveau de la mer, sur le Pic Turquino. Rolando López del Amo nous approche à la vie de la sculptrice Jilma Madera Valiente qui n’a touché aucun honoraire pour sa réalisation et qui s’est procurée le bronze de l’œuvre parmi d’autres démarches. 

La XXXIIIe édition du Festival de la Caraïbe aura lieu du 3 au 9 juillet 2013, à Santiago de Cuba, La Caraïbe colombienne est l’invitée d'honneur car ces richesses culturelles et ses éléments en contact avec la diversité culturelle de la Caraïbe qui nous unit, accréditent la Caraïbe colombienne comme l'une des régions pouvant montrer et apporter une spiritualité inestimable au processus d'enrichissement de l'identité caribéenne et à l’idéal d’intégration de nos peuples.

Le Carnaval de Barranquilla et le septuor Tabalá de musique d'origine africaine de San Basilio Palenque, Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO, ainsi que la chanteuse colombienne Totó La Momposina, qui recevra le Prix International de la Casa del Caribe, sont parmi les 153 intellectuels et artistes qui ont confirmé leur participation dans la délégation colombienne.

Lettres publie Mandela : La torche pour la renaissance d´une nation, de Marisa Ornida Jacobs, un hommage au leader sud-africain. Avec un profond sentiment, elle exprime : « Nous, tes enfants de l’arc-en-ciel, nous t’honorons Nelson Rolihlahla Mandela, notre Madiba, notre Tata. ». L’auteur, qui est citoyenne sud-africaine et réside à Cuba, nous explique que le concept d’une nation d’arc-en-ciel ne veut pas dire qu’il s’agit des personnes de diverses couleurs car dans un arc-en -ciel il n’y a ni blanc, ni noir, c’est vraiment une nation non raciale.

Dans le cadre du Festival de la Caraïbe a lieu le Colloque International « La Caraïbe qui nous uni » cette année dédiée à l’œuvre des personnalités colombiennes Manuel Zapata Olivella et Nina S. de Friedemann.

On publie des extraits de l’œuvre Lève-toi, mulâtre!: l'esprit parlera à travers ma race du chercheur Manuel Zapata Olivella. Ce livre a reçu, en mars 1988 à Paris, le Prix littéraire des droits de l'homme.

La chercheuse Nina S. de Friedemann dans L'héritage afro-colombien: un système de caste, souligne que « c’est un système social basé sur des castes formés par le métissage entre les Européens Blancs, les Indiens d'Amérique et les Africains ».

Interview offre, grâce à notre chère journaliste Susana Méndez Muñoz, les souvenirs d’un témoin exceptionnel des événements du 26 Juillet, ceux de la journaliste et narratrice cubaine Marta Rojas, un nom qui apparaît toujours inexorablement associé à l'assaut de la Caserne Moncada.

Dans Trésor  le reporter Carlos Sanabia Marrero nous invite à découvrir deux joyaux de notre histoire : Le Moncada et la Granjita de Siboney. La Granjita Siboney fut le point de départ pour les jeunes de la Génération du Centenaire qui ont attaqué la caserne Moncada.

D’autre part, Pedro Mora nous raconte la courageuse histoire de la famille Corona qui a aidé des jeunes révolutionnaires à échapper à la torture et à la mort lors de l’attaque à la caserne Carlos Manuel de Céspedes à Bayamo, le 26 juillet 1953.

Arts présente Un regard rétrospectif de la Présentation Itinérante du Cinéma de la Caraïbe. Son auteur Pedro R. Noa Romero la qualifie comme une initiative d'une immense valeur quant à la préservation de la diversité culturelle, à la défense des meilleures valeurs éthiques et à la compréhension mutuelle entre les peuples de la Caraïbe.

Le Colloque international sur la Diversité Culturelle dans la Caraïbe – qui a eu lieu du 20 au 24 mai 2013 dans la Casa de las Américas, a compté la présence de Sylvie Glissant, la veuve et collègue du remarquable intellectuel Édouard Glissant. La Caraïbe comme « matrice-motrice du monde contemporain » de Paula Companioni et Yoana Izquierdo Gil est un recueille des idées de Mme Glissant exprimées lors de leur rencontre dans la Maison Victor Hugo à La Havane.

Lino Betancourt Molina n’a pas tort quand il affirme que « La Casa de la Trova Pepe Sanchez à Santiago de Cuba est sans aucun doute la plus célèbre de ces institutions culturelles à Cuba. »

Lire Martí propose la première partie de Madre América, traduit par Jean Lamore. C’est le discours que prononça Martí le 19 décembre 1889 dans la Société Littéraire Hispano-américaine en honneur des délégués de la Conférence internationale américaine réunie à Washington.

L’illustration de ce numéro est à la charge de l’illustre fils de Santiago de Cuba, le peintre et sculpteur Alberto Lescay, président de la Fondation Caguayo.