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Santiago de Cuba, héroïque et toujours belle
Par José Luis Estrada Betancourt Traduit par Alain de Cullant
La « capitale de la Caraïbe » peut s'enorgueillir de la variété de son architecture et de la remarquable beauté de ses édifices.
Illustration par : Alberto Lezcay

Avec une histoire de lutte difficile à égaler, la « capitale de la  Caraïbe » peut aussi s'enorgueillir de la variété de son architecture et de la remarquable beauté de ses édifices, qui la convertisse en une ville tout à fait unique

Pendant l'été 1515, Diego Velázquez savait que l’endroit où se trouve aujourd’hui Santiago de Cuba était une terre privilégiée et, avec Hernán Cortés, il se hâta d'y établir la septième ville, après avoir informé le roi d'Espagne, croyant même qu’il y avait les conditions pour la convertir en Ville Principale, étant très proche de La Española - aujourd'hui République Dominicaine et Haïti - et qu’elle possédait une baie adéquate qui pouvait accueillir et protéger ses navires, victimes des fréquentes attaques des corsaires et des pirates.

« Je la baptiserai avec le nom de Santiago », dit-il, en l'honneur de Santiago el Mayor (plus connu comme Santiago Apóstol), patron de l'Espagne. Ainsi, elle devenait la deuxième ville d'Amérique qui prendrait ce nom, avant quarante-cinq autres, et après Santiago de los Caballeros. Toutefois, il ne pouvait pas savoir que les hommes et les femmes nés dans ce territoire du sud-est de Cuba seraient décisifs dans la lutte acharnée contre la « Mère Patrie » dans la poursuite de l'indépendance ; les mêmes qui, refusant de porter le joug, n’ont pas permis une seule pause jusqu'à atteindre l’étoile, qui brille définitivement depuis le premier janvier 1959, quand, depuis la mairie, Fidel a parlé pour la première fois au peuple et a confirmé la victoire inéluctable sur le régime du tyran Fulgencio Batista.

Ville des escaliers, où l’on monte et l’on descend toujours et ayant un tracé semi régulier quand aux venelles, ruelles, rues… dont on ne voit jamais la fin, Santiago de Cuba a le charme d'inviter les promeneurs à arriver aux coins des rues pour les surprendre avec son architecture variée et attrayante. Ces rues peuplées de maisons coloniales, avec des auvents tels des visières de casquettes pour se protéger du soleil brûlant, sont aussi chargées d'histoire. Les membres du Mouvement du 26 Juillet avec leurs brassards rouges et noirs se sont lancés dans celles-ci pour appuyer le débarquement de Fidel et quatre-vingt-un membres de l'expédition le 30 novembre 1956, une action lors de laquelle ont été tués Pépito Tey, Otto Parellada et Tony Alomá. Ces mêmes rues ont reçu un peuple qui a contraint les forces de la tyrannie à se réfugier dans leur caserne le jour où Frank País a été assassiné dans la Callejón del Muro.

La rue Heredia (anciennement Catedral) a été la première de la ville à recevoir le nom d'un patriote, le 28 octobre 1889, quand nous étions encore sous la domination espagnole. Ensuite ce sera le cas de nombreuses autres qui seront identifiées comme Maceo, Jesús Menéndez, Quintin Banderas…

C’est justement dans la rue Heredia que se trouve un des sites les plus emblématiques de Santiago de Cuba, aux dires d’Omar López, un architecte de renom et Conservateur de la ville : la maison de l'auteur de Oda al Niágara et Himno del desterrado.  « Comme la demeure d'Antonio Maceo, mais ces constructions ne se distinguent pas pour leurs valeurs architecturales, elles ressortent pour leur valeur historique. José Maria Heredia et le Titan de Bronze sont Santiagueros par excellence, pour la grandeur de leur œuvre, pour ce qu’ils représentent pour chaque cubain ».

Pour perpétuer la mémoire du notable poète, une plaque a été posée le 19 avril 1890 sur le mur de la maison où a vu le jour un des précurseurs du romanticisme dans notre langue portant l’inscription « Ici est né et a vécu José María Heredia. 1803-1830 » ; un site qui, avec la Révolution, a été transformé en musée et en centre culturel.

L’architecture et beaucoup plus

On dit que pour la condition de terre qui tremble - étant une ville sismique -, à l'époque coloniale, les Santiagueros ont commencé à construire leurs maisons d’une façon spéciale. Si spéciale que, d'après Omar López, quand on a construit la dernière cathédrale au XIXe siècle - achevée en 1819 -, un voyageur français étonné a écrit dans un livre : « À Santiago de Cuba on construit différemment, d'abord on fait les toits et ensuite les murs, après de voir que la couverture reposait sur des colonnes en bois ». Omar López explique : « Il y avait la tradition constructive de créer d’abord un squelette de bois capable de résister aux tremblements de terre, car c'était le seul matériau qui permettait que l’édifice se meuve avec la terre ».              

Le Conservateur de la Ville assure que le voyageur aurait été encore plus admiratif en sachant que de nombreux murs étaient construits en cujes, c'est-à-dire avec des branches entrelacées. C'est le cas du Musée « Maison Natale Antonio Maceo Grajales », défini comme tel en 1974, situé dans l’ancienne rue Providencia. Quatre ans plus tard, cette maison où est né le Major Général Antonio de la Caridad Maceo Grajales le 14 juin 1845, ayant une toiture à deux pans couverte de tuiles et des sols en brique créole, a été déclarée Monument National.

Ce musée se distingue pour thésauriser des biens patrimoniaux parmi lesquels nous soulignerons des objets liés à la vie militaire de cette illustre personnalité des guerres pour l'indépendance cubaine, depuis son incorporation dans celles-ci en octobre 1868 jusqu'à sa mort en combat le 7 décembre 1896.

Une autre institution emblématique, déclarée Monument National en 1999 pour les importantes collections qu’elle conserve et pour son intérêt architectural, est le Musée Provincial Emilio Bacardí Moreau. Son admirable façade éclectique ornée d'éléments néoclassiques, œuvre de l'architecte Carlos Segrera, fascine.

Fondé par Bacardi, le pionnier du collectionnisme à Cuba, le 12 février 1899, le Musée a occupé divers immeuble jusqu'à ce qu’il soit inauguré, le 28 août 1927, dans le bâtiment actuel. Là plus de vingt-trois mille pièces sont préservées, entre documents et manuscrits, partitions musicales, reliques historiques, collections numismatiques, antiquités et possessions des personnalités de renom. Il compte trois salles d'exposition : Histoire, Archéologie et Art, où l’on peut admirer des peintures européennes des XVIe et XIXe siècles, et des œuvres cubaines signées par des artistes de renom tels qu’Amelia Peláez, Carlos Enríquez, Leopoldo Romañach, Servando Cabrera, Víctor Manuel García ou René Portocarrero.

Là, l’attention est attirée par une intéressante sculpture en bois dédiée à Santiago Apóstol, vêtu en mambí et portant un chapeau de Panama ; une selle utilisée par le Major Général Antonio Maceo Grajales pendant la Campagne d'Invasion de 1895 jusqu'à sa mort ; le coffret de plomb et de bois ayant gardé les restes de Carlos Manuel de Céspedes, après avoir été extraits d’une fosse commune dans le cimetière Santa Iphigénie ; la redingote et le gilet que notre héros national José Martí portait quand il a prononcé le discours à Tampa (Cayo Hueso) lors du processus de création du Parti Révolutionnaire Cubain ; ou le fusil Winchester qu’il avait depuis son débarquement à Playitas de Cajobabo jusqu'à sa mort en combat le 19 mai 1895…

Retour dans l'histoire

Omar López explique qu’après la conquête du Mexique et d'autres territoires de la vice-royauté de Nouvelle-Espagne, La Havane a été déclarée capitale de l'île, car à partir de ce moment le mouvement de la flotte se faisait par le Nord. Toutefois, Santiago de Cuba a continué à être un point stratégique pour la Couronne, par sa position face aux Caraïbes. Surtout après que les anglais aient pris la Jamaïque et le danger que ceux-ci puissent prendre également Santiago avec de grandes possibilités d’arriver à La Havane.

La façon si harmonieuse avec laquelle se conjuguent les codes médiévaux et de la Renaissance font du château du Morro San Pedro de la Roca une forteresse militaire exceptionnelle. C'est la raison pour laquelle Juan Bautista Antonelli arrive à Santiago de Cuba en 1638. Ce célèbre ingénieur militaire italien devait déterminer le point idéal pour la construction d'une forteresse qui aide à contenir les attaques des corsaires et des pirates français, anglais et néerlandais qui infestaient la région des Caraïbes. Il s’est décidé pour l'entrée de la baie à côté de la ville et là a été construit le Château du Morro, connu aujourd'hui comme Château du Morro San Pedro de la Roca, en honneur au gouverneur responsable de sa construction.

Lieu de visite obligé, cette fortification en forme de quadrilatère avec des bastions protégés par des pièces d'artillerie a été témoin du harcèlement de l’Anglais Christopher Myngs qui a pris la ville et de la bataille navale entre les escadres espagnoles et nord-américaines le 3 juillet 1898. Elle a eu également la triste mission de servir de prison pendant les luttes pour l'indépendance du XIXe siècle.

Selon Omar López, avec la Sierra Maestra en arrière-plan, le Château du Morro, déclaré Monument National en 1979, un an après avoir été inauguré comme Musée et inscrit comme Patrimoine de l’Humanité par l'UNESCO, est un exemple unique d'architecture de la Renaissance dans les Caraïbes. « C'est un site exceptionnel pour la façon si harmonieuse de combiner les codes médiévaux et de la Renaissance sur les différentes terrasses, lesquelles donnent l'impression de voir un fer de lance qui pointe vers la mer. Le corps principal du château est accessible par deux ponts-levis qui enjambent un large fossé sec. À l'intérieur, les différentes constructions sont délimitées par d’épais murs de maçonnerie recouvertes de voûtes ».

Suite à la suggestion du Commandant de la Révolution Juan Almeida Bosque, depuis janvier 2001, cette magnifique forteresse accueille une cérémonie pour rendre hommage à nos mambises et à notre drapeau. Elle a lieu tous les jours, au moment où le soleil se couche dans la mer des Caraïbes. Il s’agit d’un salve d'artillerie inspirée par les coups de canon tirés depuis la batterie de Punta Blanca pour donner la bienvenue aux navires qui entraient dans le port.

Fortifiée, la ville a commencé à se consolider. Le point de constitution est la Plaza de Armas, où se trouve aujourd'hui le parc Carlos Manuel de Céspedes, aussi connue  depuis sa fondation au XVIe siècle comme Plaza Mayor, Plaza Principal, Plaza de la Constitución, Plaza de la Reina et Plaza de Isabel II.

La Plaza de Armas était le plus important centre politique, religieux, administratif et social de Santiago de Cuba ; l'endroit où l'on discutait de ce qui se passait dans le monde, au cœur de la ville. Autour de cette place, suite au décret des Lois des Indes, ont été placés les édifices représentatifs de la métropole et qui, aujourd'hui, sont des joyaux de l'architecture : l'Hôtel de Ville, la Cathédrale et l'ancienne maison de Don Diego Velázquez, où se trouve le Musée de l'Ambiance Historique Coloniale.

Autour du Parc Céspedes

La maison où résidait Diego Velázquez est considérée comme la plus ancienne construction de Cuba et en son temps elle était la « Casa de Contratación y Fundición de la Corona ». Près de celle-ci se trouve la Basilique Métropolitaine Église Cathédrale de Santiago de Cuba, qui est, assure Omar López, « le seul temple construit avec la catégorie de cathédrale dans l'île. Il a cette condition depuis 1522 et c’est là où Esteban Salas a constitué la chapelle de la musique et où est née la musique cubaine. C'est une pièce unique. Elle est sur un promontoire, elle se compose de cinq nefs et d’un étage basilical ».

La première pierre de la Cathédrale de Santiago de Cuba a été placée en 1810, sa construction a duré huit ans. Le tremblement de terre de 1852 a écroulé les nefs latérales, la coupole et les tours, détruisant les cloches, mais sa réparation a été immédiate. Elle a été promue Basilique Mineure Métropolitaine en février 1882. Actuellement, la Cathédrale possède une superficie de 4 260 mètres carrés.

L'Hôtel de Ville est situé en face de cette édification significative. Le bâtiment de l'ancienne Mairie a été inauguré le 18 octobre 1954, il a joué un rôle décisif dans l'évolution de Santiago, il occupe aujourd'hui  la place du Cabildo de la Ville, fondée par Diego Velázquez et qui a eu Hernán Cortés comme premier maire. Construit à l’origine avec des murs en torchis et couvert de feuilles de palmiers, ce bâtiment a été reconstruit au milieu du XIXème siècle et il a changé d’apparence suite aux séismes et aux autres forces de la nature. En 1950, compte tenu de son état précaire, un concours a été convoqué afin de dessiner un édifice qui serait le reflet de l'architecture coloniale cubain. Le projet gagnant a été celui des architectes Eduardo Cañas Abril, Raúl Arcia Monzón et du Docteur Francisco Prats Puig, qui se sont inspirés d’un projet de 1738 non réalisé.

Inauguré le 18 octobre 1954, l'Hôtel de Ville est un symbole de Santiago pour sa distinction. « Il reproduit les codes planimétriques, formels et des compositions coloniales, traduits dans une construction en forme d'anneau avec un patio intérieur et des péristyles ; sa toiture inclinée est couverte de tuiles créoles et entourée de gouttières ; les balcons sont en corridors soutenus par des colonnes ; les auvents reposent sur des colonnettes ; les grilles ont des barreaux en bois tournés ; les portes sont de style espagnol et les arcades en plein cintre. Un péristyle borde le bâtiment permettant une protection adéquate contre le soleil. Au centre de sa façade principale se trouve une sorte de tour de guet qui imprime l'équilibre et la majesté. Bien que son image s’identifie avec l'architecture coloniale du XVIIIe siècle, du point de vue constructif il répond au développement technologique le plus avancé de son temps ».

Deux sites très singuliers

Les propriétaires du terrain où est construit le cimetière Santa Ifigenia étaient la famille Bravo Ferrer et madame María Micaela Ibarra y Ortiz. Depuis son ouverture il accumule des valeurs indéniables qui ont conduit à être classé Monument National. Là se trouvent les dépouilles de célèbres fils de Cuba tels que notre Héros National José Martí et le Père de la Patrie, Carlos Manuel de Céspedes ; les généraux José Maceo et Flor Crombet et Guillermón Moncada ; Mariana Grajales, la mère des Maceo ; Maria Cabrales, l’épouse du Titan de Bronze, ainsi que les reconnus musiciens et compositeurs Ñico Saquito et Pepe Sánchez.

Comme si ce n'était pas suffisant, le cimetière de Santa Ifigenia compte des tombes d'une valeur inestimable pour le patrimoine culturel et matériel du pays, lesquelles sont le reflet d'un admirable art funéraire où l’on peut voir des tombes des plus diverses tendances : néoclassicisme, art déco, style éclectique… Par exemple, connu pour son caractère unique, l'obélisque dédié aux Martyrs du Virginius – le nom sous lequel on connaît les patriotes fusillés dans cette ville en novembre 1873, après la capture par les espagnols du vapeur dans lequel ils voyageaient pour débarquer sur l'île et rejoindre les mambises -. Mais le plus remarquable est le Mausolée de José Martí y Pérez, qui a reçu définitivement le Maître le 30 juin 1951.

La construction du mausolée a duré quatre ans, sous la responsabilité du sculpteur Mario Santí et de l’architecte Jaime Benavent. Les pierres utilisées proviennent de deux carrières de La Havane et le marbre vient de la ferme El Abra. Ce monument possède six arcades et un toit en verre qui permet l'entrée des rayons de soleil. À l'intérieur se trouve la statue de l'Apôtre, en marbre blanc d'Italie. Autres six sculptures représentent les anciennes provinces du pays. Les blocs rectangulaires qui entourent l'entrée et la partie postérieure représentent les vingt-huit campements de Máximo Gómez et José Martí après le débarquement de Playitas de Cajobabo, Baracoa.

Un autre joyau de la ville sont les anciennes plantations de café franco-haïtiennes – propriété des émigrants qui ont fui Haïti après l’éclatement de la révolution de 1789 et qui entourent la ville de Santiago -, celles-ci ont obtenues la condition de Patrimoine de l’Humanité en 2000 pour leur valeur historique et comme paysage archéologique.

Ces plantations ont été établies entre les XVIIe et XIXe siècles sur des terres vendues à bas prix aux immigrants par les Espagnols. Là ils ont construit des grandes maison en pierres. On compte environ une centaine de ces exploitations, notamment dans la zone de la Gran Piedra, d’El Cobre, de Dos Palmas et de Contramaestre, conformant une vaste ceinture de plantations de café. Les plus connues sont Santa Sofía, el Kentucky et La Isabelica, qui est en parfait état de conservation dans la Gran Piedra.

De plein droit

La caserne du Moncada, aujourd'hui Ville Scolaire, abrite le Musée Historique 26 Juillet. Celui-ci compte huit salles montrant la lutte du peuple cubain. La chaîne de montagnes de la Sierra Maestra est parfaitement reconnaissable depuis l’ancienne caserne Moncada, dont l'élégante architecture est un exemple vivant de l'art déco, malgré avoir été le symbole de la répression pendant de nombreuses années. Un symbole qui a commencé à trembler après l'attaque réalisée par les jeunes de la Génération du Centenaire dirigés par Fidel, le 26 juillet 1953.

L’ancienne caserne Moncada, alors la deuxième forteresse militaire du pays, a été construite en 1859 comme une prison avec des cachots dans les sous-sols et un campement militaire sur la partie supérieure. C’est ainsi qu’est apparue la Nouvelle Caserne Prison, grâce aux trois cents mille pesos donnés par la Couronne espagnole, ensuite elle a été agrandie avec l'apparition des luttes pour l'indépendance et, sous le nom de Reina Mercedes, elle a servi de cantonnement pour les troupes qui luttaient contre les mambises. Des vaillants patriotes comme Guillermón Moncada, Quintin Banderas, Victoriano Garzón ou Pedro Agustín Pérez, parmi d’autres, ont été enfermés dans ses cachots.

Là, la 20 mai 1902, notre drapeau national a été hissé pour la première fois dans la caserne du Régiment Nº3 de la Garde Rurale, qui sera appelée plus tard caserne Moncada en souvenir du général santiaguero, bien que sa gloire serait maintes et maintes fois tâché à cause des tortures et des exécutions qui y ont eu lieu.

Le cantonnement couvre une superficie de soixante mille mètres carrés. Au centre se trouve la caserne ayant une structure de peigne couché due au fait qu’à l'arrière de l'édifice principal (de 180 mètres de long) s’unissent six pavillons de 70 mètres de long chacun. Les murs épais ont 53 centimètres d'épaisseur, les murailles du périmètre sont dotées de meurtrières et aux quatre angles il y a des guérites en forme de tours. Aujourd’hui, la caserne est devenue la Ville Scolaire 26 Juillet dans laquelle se trouve le Musée Historique 26 Juillet dont les salles montrent les luttes du peuple cubain. Parmi les objets les plus importants qui y sont exposés se trouvent un gilet de l'Apôtre José Martí et le fusil que le leader de la Révolution avait dans la Sierra Maestra.

La maquette électronique relatives aux événements du Moncada, la réplique du yacht Granma et la carte lumineuse de la dernière offensive de l'armée rebelle sont très attractifs pour ceux qui visitent le musée.

Le principal défi

Santiago de Cuba possède un centre historique de 3,2 kilomètres carrés ayant un grand nombre de constructions, ce qui implique un grand nombre de problèmes auxquels doit faire face le bureau dirigé par Omar López. Cependant, celui-ci assure que le principal défi est maintenir la ville vivante, ce qui signifie que nous devons nous assurer qu’elle soit une ville qui respire, qui fonctionne, qui rie.

« Il y aura toujours des édifices à réparer et à remettre en état, à reconstruire, mais il est essentiel que le Bureau du Conservateur de la Ville ait la capacité de mener à bien des actions intégrées pour faire de Santiago de Cuba une ville agréable, une ville héroïque et belle, dont nous sommes tous fiers ».