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Lettres de Cuba, l’audace de la culture cubaine sur Internet (II)
Par Carlos Alberto Más Zabala Traduit par Alain de Cullant
Le but de tendre des ponts entre Cuba et la francophonie a été obtenu avec habilité et certitude.
Illustration par : Adriana Arronte

Lettres de Cuba III

 

Si la conception initiale de Lettres a résulté intéressante et grandes les expectatives qu'elle crée, au bout de sept années on peut affirmé que du point de vue thématique et de la rigueur littéraire et artistique, nous sommes parvenus à satisfaire un public exigeant.

 

Le but de tendre des ponts entre Cuba et la francophonie a été obtenu avec habilité et certitude. Dans 16,1% des travaux publiés (136) la France est présente avec sa culture ; les ponts historiques et culturels entre les deux pays ; l'influence française dans l'architecture et l'art cubains – y compris la Tumba Francesa comme patrimoine culturel de l'humanité – ; les liens profonds d'importantes personnalités cubaines avec la France, depuis Martí à Carpentier, en passant par Wifredo Lam et Alicia Alonso, ainsi que de significatives figures des arts et des lettres françaises, depuis Victor Hugo aux contemporains, et la présence de la culture française dans les collections du Musée National des Beaux Arts et dans le Musée Napoléonien. Ces travaux sont complétés avec d'autres relatifs à la Belgique et au Canada, à la culture flamande et sa présence dans l'Île. L'Afrique francophone a aussi eu un espace significatif avec 29 travaux intéressants sur la musique, le cinéma, les danses et la littérature, dont deux spécialement dédiés à la poésie africaine et sénégalaise.

 

La place importante qu’a eu Haïti dans la revue mérite une mention distincte, avec la signification de la Révolution Haïtienne pour son bicentenaire, son art et sa culture, ainsi que d’importantes personnalités de ce pays frère. Deux exemples de la fraternité entre Cuba et Haïti ont eu un vaste reflet dans Lettres, la déjà mentionnée Tumba Francesa et l'extraordinaire artiste haïtienne qui a vécu à Cuba, Martha Jean Claude. Les Caraïbes sont présentes avec 23 travaux, soulignant les éléments de son histoire ; la reconnaissance d'une identité caribéenne ; son art et de notables personnalités, ainsi que la Fête du Feu, qui est devenue un important espace de réflexion et dialogue culturel régional.

 

En correspondance avec les moments que vit l'humanité, ses dangers et ses défis, ne pouvaient pas être absents de l'univers thématique de Lettres, tant par le biais d'auteurs cubains que des voies très respectées de toutes les latitudes. Ces grandes préoccupations comprennent diverses facettes, en premier lieu celles étant en relation avec la survie de l'espèce, dont l’autophagie déprédatrice peut conduire à la disparition, ou par la voie de la guerre, avec la destruction écologique ou la famine. Les nouvelles formes de domination coloniale régnantes, par la voie du monopole médiatique, la banalisation ou par le mercantilisme de l'art et du livre, de la part de fréquentes positions ethnocentriques et discriminatoires, ont occupé un espace dans les dénonciations et les réflexions. Le pillage des trésors des peuples et les conflits identitaires de cette partie du monde ont aussi eu un écho dans la publication.

 

Cuba et sa culture ont eu, logiquement, un important espace, dans le but de nous faire connaître, de nous montrer tel que nous sommes, dans le souci de nous réaffirmer au moyen de nos voix. La revue a publié 53 travaux d’écrivains cubains ou sur eux, en particulier des fragments de leurs narrative, leurs essais ou leurs poèmes, en premier lieu de, ou sur, José Martí, ainsi que d'importants écrivains contemporains tels que Guillén, Lezama Lima, Carpentier, Retamar, Alfredo Guevara, Graziella Pogolotti ou Fayad Jamís, parmi d'autres. On a publié 47 travaux sur des artistes célèbres, de divers secteurs comme la danse et le ballet, la musique, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Là ne pouvaient pas manquer Lam, Alicia, Titón, Amelia, Chucho.

 

Des points de repère de la culture cubaine ont trouvé un espace privilégié, entre eux la revue Orígenes, le Ballet National de Cuba, l'Orchestre Symphonique National et le mouvement symphonique dans le pays, Irakere et La Colmenita. De nombreuses institutions ont eu un reflet, entre autres, les musées Napoléonien, des Beaux Arts, d'Arts Décoratifs, Hemingway, de la Ville et de la Révolution ; les théâtres Sauto, Terry et le Grand Théâtre de La Havane ; les Hôtels Raquel et Inglaterra, de La Havane ; des événements comme la Fête du Feu, les Romerías de Mayo, les Festivals de Ballet et de Cinéma ; les sites cubains ayant reçu la condition de Patrimoine Culturel de l'Humanité, à savoir, Cienfuegos, Trinidad et la Vallée de los Ingenios, Camagüey, la Forteresse de San Pedro del Morro de Santiago de Cuba et, à une place significative, la Vieille Havane avec ses multiples réalisations, le système de fortifications et ses innombrables trésors ; l'Institut Supérieur d’Art, San Alejandro et l'École Internationale du Cinéma. Les 5 héros injustement emprisonnés aux États-Unis ont aussi compté Lettres de Cuba parmi les voix qui réclament leur libération immédiate.

 

Lettres a publié 57 entrevues de personnalités de l'art et des lettres cubaines, dont 33 sont des Prix Nationaux. La revue a aussi constitué une importante voie pour la reconnaissance et la participation du dialogue interculturel. Pedro de la Hoz a apporté une importante contribution à cette rubrique avec ses entrevues aiguës et judicieuses de notables gloires de la culture cubaine.

 

Contexte III

 

Avec l’apparition de Lettres de Cuba en français, (www.lettresdecuba.cult.cu) parrainée par Cubarte et Cuba Now par l'ICAIC en anglais, (www.cubanow.net) s’ouvre les chemins des revues culturelles numériques, dont les prétentions transcenderont l’information ou le commentaire culturel, pour s’ériger en importants médias de la culture cubaine vers le public francophone et anglophone et en expressions d'un dialogue interculturel.

 

De sorte qu'unir une présence multiple et diverse sur Internet avec des émetteurs très divers, utiliser diverses formats numériques de manière synergique et articuler un système informatif complémentaire, joint à l'utilisation des langues espagnole, anglaise et française, créent les conditions pour une communication plus vaste et profonde ou pour un dialogue entre la culture cubaine et les personnes intéressées dans n’importe quelle latitude du monde.

 

Une alliance très intéressante se développe alors entre Lettres de Cuba et le Portail Cubarte, la première en essayant de compléter le composant informatif du Portail avec une vaste dotation d'articles d'opinions, d’essais, de reconnaissances et d’œuvres, aussi bien de la plastique que de la littérature, dans une quantité significative ; le deuxième en montrant le travail culturel de Cuba et au moyen de la reproduction des articles de Lettres. Le Bulletin Cubart, hebdomadaire, distribué à une liste d'abonnés complète le tableau des synergies.

 

Ce dernier a éveillé une grande curiosité qui s'est multipliée à travers les années. Commencé avec 864 abonnés en 2004, il croît déjà à 31 131 en 2007 et atteint plus de 105 120 en 2010. Il faut signaler que ce service est d’un grand intérêt dans les endroits où l’accès à Internet s'avère difficile ou onéreux, en conjuguant le caractère immédiat et l'ubiquité.

 

Lettres de Cuba IV

 

Un total de 342 auteurs ont offert leurs contributions pour construire la revue, 303 d'entre eux cubains. Le plus largement représenté est José Martí, avec ses travaux et poèmes, et avec d’autres articles sur sa pensée et son œuvre. Pour leur collaboration assidue ressortent les Prix Nationaux Graziella Pogolotti, Alicia Alonso, Lisandro Otero, Reynaldo González, Rogelio Martínez Furé, Jaime Sarusky, Fina García Marruz, Miguel Barnet, Roberto Fernández Retamar, Eusebio Leal et Alfredo Guevara. Des journalistes, des historiens et des écrivains tels que Mercedes Santos Moray, Carmen Suárez León, Salvador Arias, Rafael Lam, Joel del Río, Ciro Bianchi, Rolando Álvarez ou Josefina Ortega ont aussi offert leur fréquente et nombreuse contributions.

 

La traduction mérite un paragraphe distinct, dans un effort qui a compris 722 travaux publiés durant ces sept années. Un total de 28 intellectuels a offert leur apport à la traduction des matériaux apparus dans Lettres. Il faut souligner Jean Lamore, Jacques François Bonaldi et María Elena Silva, spécialement dans les versions de poètes cubains. Mais il est nécessaire d'allouer une reconnaissance spéciale à Alain de Cullant, qui a préparé 637 travaux, c'est-à-dire une moyenne de 7,6 articles mensuels, aidé par Martha Sarabia, éditrice de Lettres de Cuba. L’œil attentif de Carmen Suárez León s'est sommé à ses importantes contributions théoriques sur la traduction et les liens de Martí et de Victor Hugo, uni à l'énorme travail de révision, de sélection et d’édition.

 

Si nous devions juger Lettres de Cuba pour son travail de diffusion et de promotion de la culture cubaine, on gagnerait les palmes. Il y a un efficace travail éditorial, une sélection diligente, une balance dans chaque numéro de la revue. Mais sans aucun doute sa plus grande contribution a été l'effort de reproduire le savoir-faire culturel cubain à la langue française, celle qui à long terme la rendra impérissable. Si je pouvais présenter une modeste suggestion, avec le plus grand respect, je proposerais d’offrir des travaux sur les vases communicants qui se sont établis entre la culture cubaine naissante du XIXème siècle et la France, un secteur thématique à dévoiler et à découvrir.

 

Hypertexte I

 

Depuis ses débuts Lettres a proposé une intense visualité, avec l'avantage d'être une revue numérique. Les textes ont l'appui « de la Galerie » dans de nombreux cas, un espace qui, à la façon d’un panoramique visuel permet de profiter de la force de l'image. Les artistes de la plastique et leurs œuvres trouvent une vaste reconnaissance au long des 84 numéros publiés. Le travail de conception et d’illustration maintient un dialogue entre d’importantes personnalités des arts plastiques cubains et les textes proposés, « …aidant à établir, avec l'image, une esthétique reconnaissable et justificatrice pour la revue ». (Rodriguez Aguilar, 2010, )

 

La section « Galerie » a offert 134 propositions, entre lesquelles il vaut la peine de souligner celle dédiée au Musée Postal Cubain ; une précieuse collection de photographies de Federico García Lorca prise à La Havane, ou celle d'une sélection des fonds patrimoniaux de l'Académie San Alejandro, pour ne mentionner que quelques exemples. Cette section a aussi servi à montrer, dans leur ensemble, les arts plastiques, le dessin et l'architecture depuis ses principales valeurs ou événements, en soulignant l'œuvre de Wifredo Lam, d’Eladio Rivadulla, de Joaquin Blez, de Jorge Arche, de Servando Cabrera, de Juan Padron, de Rita Longa, le Salon de mai, la graphique de Morante et l'affiche cubaine de cinéma, l'influence française dans l'architecture et l'urbanisme cubain, les biennales de La Havane, la caricature politique, la gravure coloniale et les salons d'art numérique. Des travaux comme Les fortifications à Cuba, L'art et le cigare, El Morro de Santiago de Cuba, La Vieille Place, La collection française du Musée National, Alicia Alonso et Amelia Peláez, ont enrichis visuellement la revue. Ainsi, plus qu’un complément, la Galerie se convertie en un dépôt des innombrables trésors de la culture cubaine qui trouvent à peine une diffusion hors du camp spécifique auquel ils appartiennent.

 

Du point de vue du contenu, la plastique a compté des figures indispensables du XXème siècle comme Lam, Víctor Manuel, Jorge Arche, Carlos Enríquez, Servando Cabrera Moreno, Rita Longa et Amelia Peláez, ainsi que sept Prix Nationaux chez les contemporains. Parmi les 57 entrevues publiées de personnalité de la culture cubaine, neuf ont correspondu à des plasticiens, dont les Prix nationaux Oliva, Nelson, Fabelo et Adigio.

 

L'incorporation d'œuvres visuelles comme illustration, a inclus l'art de jeunes valeurs à côté de celui d’artistes reconnus. « Lettres de Cuba intègre organiquement les textes et les images qui apparaissent dans ses pages, non seulement en ce qui concerne la qualité de leurs contenus ou la maestria de leurs auteurs mais, littéralement, les images complètent les textes » (Rodriguez Aguilar, 2010).

 

Durant ces années onze prix nationaux des arts plastiques ont illustré la revue (Manuel Mendive, Robert Fabelo, José Gómez Fresquet [Frémez], Adigio Benítez, Raúl Corrales, Alfredo Sosabravo, Pedro Pablo Oliva, René de la Nuez, José Villa Soberón, Eduardo Ponjuán et Nelson Domínguez. Parmi d’autres ressortent les œuvres d'Ernesto García Peña, Zaida del Río, Alfredo Montoto, Vicente Rodríguez Bonachea, Alberto Lescay, Belkis Ayón, Agustín Bejarano, Manuel López Oliva, Ever Fonseca, Eduardo Abela, Ernesto Rancaño, Eduardo Rubén García, Liborio Noval, Santiago Olazábal, Juan Moreira, Flora Fong, Rubén Alpízar, Ángel Ramírez, Gilberto Frómeta, Cosme Proenza, Alexis Leyva [Kcho], Eduardo Ponjuan et Eduardo Roca [Choco].

 

 

Lettres de Cuba V

 

Depuis son lancement la revue Lettres est parvenue à conquérir un important secteur du public francophone. Lors de sa première année elle a eu 15 856 lecteurs, un peu plus de 1000 lecteurs par numéro. En 2005 elle duplique le nombre de visiteurs, chacun des quels a parcouru 7,5 pages par visite. Dans ceux-ci 16% étaient des lecteurs de France, suivie du Canada avec 4%. En 2010 on apprécie déjà une importante croissance quant au nombre de visiteurs, 6 fois ce qui a été obtenu en 2005, avec 98 160, c'est-à-dire, une moyenne de plus de 8000 lecteurs par numéro de la revue.

 

Mais là ne termine pas le caractère promotionnel de Lettres, chaque fois que ses sections sont inclues dans le Portail de la Culture Cubaine dans sa version en français, le nombre de lecteurs se multiplie et son envergure s’amplifie considérablement. Le Bulletin Cubart, qui dépasse déjà les cent mille destinataires hebdomadaires, renforce souvent le cercle de lecteurs jusqu'à les insérer dans cet univers enrichissant.

 

Metatexte

 

Lettres de Cuba, une initiative entreprise par Cubarte dans le but de contribuer à la diffusion culturelle de l'Île et au dialogue interculturel en langue française, depuis le vieux monde jusqu'à la vaste et riche production culturelle de pays africains, arabes, asiatiques et de nos Caraïbes, est aujourd'hui un fait palpable et incontesté.

 

Sept ans de publication permettent d'affirmer que la revue a maintenu la même syntonie depuis son premier numéro. Et une belle et uniforme conception artistique, bien que le milieu numérique évolue et oblige à des marches forcées. Pendant ses 84 mois de vie Lettres de Cuba s’est maintenue sur Internet, visible, accessible et prometteuse sans interruption.

 

Au long de cette période Lettres de Cuba a publié 841 travaux de plus de 340 auteurs, avec une nette prédominance pour les articles de réflexion (63.3%). Le but de tendre des ponts entre Cuba et la francophonie a été obtenu avec habilité et certitude :

 

• 16,1% des travaux publiés (136) ont à voir avec la France, sa culture, les ponts historiques et culturels entre les deux pays, l'influence française dans l'architecture et l'art cubains, les profonds liens d'importantes personnalités cubaines avec la France, ainsi que des figures significatives des arts et les lettres françaises, la présence de la culture française à Cuba dans les collections du Musée National et du Musée Napoléonien

 

• Des travaux relatifs à la Belgique et au Canada, la culture flamande et son influence sur l'Île

 

• L'Afrique francophone a aussi eu un espace significatif, dans lequel ont vu le jour 29 travaux intéressants sur la musique, le cinéma, la littérature et la danse, spécialement deux dédiés à la poésie africaine et sénégalaise

 

• Haïti a eu une place importante dans la revue, la signification de la Révolution Haïtienne à l’occasion de son bicentenaire, son art et sa culture, ainsi que d’importantes personnalités de ce pays frère

 

• 23 travaux ont été publiés sur les Caraïbes, soulignant des éléments de son histoire, la reconnaissance d'une identité caribéenne, son art et ses personnalités significatives, ainsi que sur la Fête du Feu, qui est devenue un important espace de réflexion et de dialogue culturel régional.

 

Divers matériels correspondant avec les graves moments que vit l'humanité ont été présents. Les nouvelles formes de domination coloniale, par la voie du monopole médiatique, la banalisation ou par le mercantilisme de l'art et du livre, ont occupé un espace dans les dénonciations et les réflexions.

 

Logiquement, Cuba et sa culture ont eu un important espace dans le souci de nous réaffirmer au moyen de nos voix. La revue a publié 53 travaux d’écrivains cubains ou sur eux, en particulier des fragments de leurs narrative, leurs essais ou leurs poèmes (30), en premier lieu de, ou sur, José Martí, ainsi que d'importants écrivains contemporains tels que Guillén, Lezama Lima, Carpentier, Retamar, Alfredo Guevara, Graziella Pogolotti ou Fayad Jamís.

 

On a publié 57 entrevues de personnalités de l'art et des lettres cubaines, dont 33 sont des Prix Nationaux. Cela a aussi constitué une importante voie pour la reconnaissance et la participation du dialogue interculturel.

 

Une alliance très intéressante se développe alors entre Lettres de Cuba et le Portail Cubarte, la première essayant de compléter le composant informatif du Portail avec une vaste dotation d'articles d'opinion, d’essais, de reconnaissances et d’œuvres, aussi bien de la plastique que de la littérature ; le deuxième en montrant le travail culturel de Cuba et au moyen de la reproduction des articles de Lettres. Le Bulletin Cubart, avec des émissions hebdomadaires distribué à une liste d'abonnés complète le tableau des synergies, en atteignant le chiffre de 105 120 abonnés en 2010.

 

Un total de 342 auteurs ont offert leurs contributions pour construire la revue, 303 d'entre eux cubains. Les Prix Nationaux Graziella Pogolotti, Alicia Alonso, Lisandro Otero, Reynaldo González, Rogelio Martínez Furé, Jaime Sarusky, Fina García Marruz, Miguel Barnet, Roberto Fernández Retamar, Eusebio Leal et Alfredo Guevara ressortent par leur collaboration assidue.

 

La traduction mérite un paragraphe distinct, dans un effort qui a compris 722 travaux publiés durant ces sept années. Un total de 28 intellectuels a offert leur apport à la traduction des matériaux apparus dans Lettres. Il faut souligner Jean Lamore, Jacques François Bonaldi et María Elena Silva, spécialement dans les versions de poètes cubains. Mais il est nécessaire d'allouer une reconnaissance spéciale à Alain de Cullant, qui a préparé 637 travaux, c'est-à-dire une moyenne de 7,6 articles mensuels.

 

Depuis son lancement la revue Lettres est parvenue à conquérir un important secteur du public francophone. Lors de sa première année elle a eu 15 856 lecteurs, un peu plus de 1000 lecteurs par numéro. En 2005 elle duplique le nombre de visiteurs, chacun des quels a parcouru 7,5 pages par visite. Dans ceux-ci 16% étaient des lecteurs de France, suivie du Canada avec 4%. En 2010 on apprécie déjà une importante croissance quant au nombre de visiteurs, 6 fois ce qui a été obtenu en 2005, avec 98 160, c'est-à-dire, une moyenne de plus de 8000 lecteurs par numéro de la revue.

 

Si nous devions juger Lettres de Cuba pour son travail de diffusion et de promotion de la culture cubaine, on gagnerait les palmes. Il y a un efficace travail éditorial, une sélection diligente, une balance dans chaque numéro de la revue. Mais sans aucun doute sa plus grande contribution a été l'effort de reproduire le savoir-faire culturel cubain à la langue française, celle qui à long terme la rendra impérissable.

 

 

Biographie

 

1. Alba Rico, Santiago : La Ciudad Intangible, maison d’édition Ciencias Sociales, La Havane, 2004

 

2. Cubarte, Rapport annuel, 2006

 

3. Galeano, Eduardo : Hacia una sociedad de la incomunicación, revue Cine Cubano, Nº 142, La Havane, 1998

 

4. Más Zabala, Carlos : La conquista de Internet: Una red al servicio de la cultura cubana (1ère partie), Portal de la Cultura Cubana,  (01/04/2008)

 

La culture cubaine conquiert Internet

 

Una mirada a la cultura cubana a través de sus portales culturales, Conférence offerte lors de l’événement Cultura et Développement, La Havane, 2007

 

5. MINCULT, Résolution Nº 74, novembre 1993, et Nº 75, septembre 1997

 

6. PNUD, Informe de desarrollo Humano, 2004,

 

7. Rodríguez Aguilar, Jorge Luis : Six ans d’illustration artistique, revue Lettres de Cuba, Nº 1, 2010.

 

8. Sarabia, Martha : Les Caraïbes dans la revue culturelle Lettres de Cuba, revue Lettres de Cuba, Nº 1, 2010,  

 

9. UNESCO, La Ciencia para el Siglo XXI: Una nueva visión y un marco para la acción.

 

Article précèdent

 

Lettres de Cuba, l’audace de la culture cubaine sur Internet (II)