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Antonio Maceo et le Moncada
Par Damaris A. Torres Elers Traduit par Alain de Cullant
Antonio Maceo est retourné à Santiago de Cuba en 1890 où les conditions étaient plus favorables quant à ses projets révolutionnaires.
Illustration par : Alberto Lezcay

Sous le prétexte de vendre certaines propriétés de sa mère, le major général Antonio Maceo a visité Cuba avec des fins conspiratives entre janvier et août 1890, une période lors de laquelle il a eu un événement qui le relie avec l'assaut de la caserne Moncada des années plus tard. Après avoir passé six mois dans la capitale, Antonio Maceo est retourné dans sa ville natale où les conditions étaient plus favorables quant à ses projets révolutionnaires, étant donné les conditions combatives et la situation géographique de la région. Son retour a eu lieu le 25 juillet, le jour de Santiago Apóstol et des festivités de mamarrachos, comme on appelait alors les carnavals. L'arrivée du Titan de Bronze a stimulé le mouvement que les patriotes de Santiago de Cuba étaient en train de préparer, sous le prétexte de fêter le chef mambí avec un dîner et masqués dans les festivités du carnaval, ils ont convoqués rapidement une réunion pour le lendemain, le 26 juillet, Santa Ana, dans la maison de Francisco Fernández Rizo, au numéro 21 de la rue San Mateo, à proximité de la maison natale du héros. De nombreux patriotes ont assisté à la réunion, dont Guillermón Moncada, Quintín Bandera ou Victoriano Garzón.

Là, plusieurs plans insurrectionnels ont été présentés et analysés lesquels le Héros de Baraguá a approuvé pour leur importance, leur magnitude et la combinaison avec celui de Urbano Sánchez Hechavarría qui prétendait réaliser un soulèvement armé de la ville le 8 septembre suite aux attaques simultanées des casernes Reina Mercedes (Moncada), Artillería, Principe Alfonso (Hôpital Saturnino Lora), Concha (dans les environs du Palais de Justice) et d’el Morro.   

L'action serait appuyée par d’autres villes orientales telles que Bayamo, Manzanillo, Jiguaní, Guantánamo et Holguín, constituant le détonateur pour l'insurrection et le débarquement postérieur de Máximo Gómez et d’autres leaders depuis l'extérieur.    

Ce mouvement, pour différentes raisons, ne s’est pas matérialisé et Antonio Maceo a été expulsé de Cuba, cependant 63 ans plus tard, la Génération du Centenaire a choisi la ville de Santiago de Cuba et plusieurs des scenarii approuvés par Antonio Maceo, dont ceux de la caserne Moncada (ancienne Reina Mercedes), de l'hôpital civil Saturnino Lora et du Palais de Justice pour mettre en marche le petit moteur qui lancerait le grand moteur. De même, l’utilisation des fêtes du carnaval coïncidait pour masquer l’arrivée des combattants dans la ville et l'action.   

Nous pensons que ce n’est pas du hasard si nous prenons en compte les paroles de notre Commandant en Chef du 15 mars 1978, à l'occasion du centenaire de la Protesta de Baraguá, lorsqu'il a dit « Notre génération a reçu le legs, l'esprit de tout ce qu’ont fait ces générations : le legs de Céspedes et de Yara, le legs d'Agramonte, de Calixto García, de Máximo Gómez, le legs de Maceo ».