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Ali Primera :  Le Chanteur du Peuple
Par Ali Primera Traduit par
La chanson engagée du vénézuélien Ali Primera : « Ceux qui meurent pour la vie » et « Les Toits de carton ».

« Ceux qui meurent pour la vie »

 

Ceux qui meurent pour la vie

On ne peut pas les appeler morts

A partir de ce moment

Il ne faut pas les pleurer

 

Que se taisent partout les glas

Aux clochers de nos campagnes

Allons tous au diable !

Et puis, pour se réveiller

Il ne manque pas de poules

Ou bien de chants des coqs

 

Ils ne seront pas drapeau

Etendu pour l’embrasser !

Que qui ne peut le hisser

Abandonne le combat.

Il n’est pas temps de reculer

Ni de vivre de légendes

 

Chante chante compagnon

Que ta voix atteigne sa cible

Et que grâce aux mains du peuple

Aucun chant ne soit sans armes

 

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

N’arrête pas de chanter

 

Si tes forces font défaut

Sens alors ton coeur qui bat

La musique de tes ancêtres

Couleur rouge, couleur de vin

 

Vienne ta danse de combat

Cavalier d’un vent du Sud

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

 

Chante chante compagnon

Que ta voix atteigne sa cible

Et que grâce aux mains du peuple

Aucun chant ne soit sans armes

 

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

N’arrête pas de chanter

 

Si tes forces font défaut

Sens alors ton coeur qui bat

La musique de tes ancêtres

Couleur rouge, couleur de vin

 

Vienne ta danse de combat

Cavalier d’un vent du Sud

 

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

Ceux qui meurent pour la vie

On ne peut pas les appeler morts

 

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

Si tes forces font défaut

Sens alors ton coeur qui bat

 

Chante chante compagnon

Chante chante compagnon

 

« Les Toits de  carton »

 

Comme elle est triste la pluie

qu’on entend sur les toits de carton !

Comme elle est triste

la vie de mon peuple

dans les maisons de carton !

L’ouvrier arrive

d’un pas traînant

sous le poids de sa  souffrance.

Regarde comme il  souffre !

Regarde comme la souffrance lui pèse !

En haut il laisse sa femme enceinte,

en bas il y a la ville

et il se perd dans son maquis

aujourd’hui pareil qu’hier :

c’est sa vie sans lendemain.

 

Récitatif

 

Là-bas tombe la pluie,

elle vient, elle vient la souffrance.

Mais, si la pluie cesse,

quand la souffrance cessera-t-elle ?

Quand viendra l’espoir ?

Enfants de la couleur de mon pays,

comme lui, pleins de cicatrices,

millionnaires en parasites.

C’est pourquoi :

Qu’elle est triste la vie des enfants

dans les maisons de carton !

Qu’elle est gaie la vie des chiens

dans la maison de l’exploiteur !

Vous n’allez pas me croire

mais il existe des écoles pour chiens

où on les éduque

pour qu’ils ne mordent pas les journaux.

Mais le patron,

depuis de très longues années,

ne cesse de mordre l’ouvrier.

Oh, oh, mmm, mmm

Qu’elle est triste la pluie qu’on entend

dans les maisons de carton !

L’espoir, comme il passe loin

des toits de carton !