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La présence de Martí dans le Musée Oscar Maria de Rojas, de Cardenas
Par Miralys Sánchez Pupo Traduit par Alain de Cullant
Ce musée thésaurise l'une des plus grandes collections sur le Maître.
Illustration par : José Luis Fariñas

Les musées sont des espaces où demeure la vie au fil du temps avec le plus important et représentatif des époques et des personnalités qui se trouvaient dans leurs environnements soient locales ou universelles. Depuis cette optique, le Musée Oscar Maria de Rojas remplit cette appréciation culturelle et politique dans la ville de Cardenas. Parmi ses valeurs patrimoniales apparaissent aussi des objets de José Martí, la plus haute pensée cubaine du XIXe siècle.

Le musée est situé dans un bâtiment, construit en 1862, qui était la Maison du Gouvernement lors de la période coloniale. Depuis les voitures à cheval qui n'ont pas disparu de la ville et les vélos actuels on peut voir cette façade de style néoclassique, l'une des plus importantes dans l'environnement actuel et  qui offre des souvenirs du passé de la nation cubaine.

Ce musée a été le second de son genre à Cuba, précédé seulement par le Musée Emilio Bacardí de Santiago de Cuba.

Dans ses dix salles on peut apprécier le déroulement des luttes pour l’indépendance cubaine au long du XIXe siècle, à travers différents objets relatifs aux deux étapes du combat contre le colonialisme, en 1868 et en 1895. Entre eux se trouvent les empreintes du plus universel des Cubains : José Martí. Le musée dispose d'une salle dédiée à notre Apôtre, comptant l'une des plus grandes collections sur le Maître qui existe hors de la capitale.

L'ouverture de cette collection est due à son fondateur et premier directeur, Oscar Maria de Rojas, qui était intéressé à réunir des échantillons de grande valeur historique qui, en plus, n’ont pas pu être regroupés dans d’autres endroits du pays.

Les objets sont arrivés au Musée de Cardenas par concept de donation à travers des correspondants dans diverses parties du monde, qui obtenaient les pièces pour l’institution. Parmi eux on souligne la table où ont été signés les bases du Parti Révolutionnaire Cubain, fondé par Martí, dans son bureau de New York, restaurée par des artisans de la ville, et le bureau qu'il a utilisé dans la rédaction du journal Patria, à New York, où il a été correspondant durant 15 ans de sa vie journalistique et révolutionnaire.

Le Musée Oscar Maria de Rojas thésaurise la tribune où José Martí a parlé aux cigariers cubains émigrés à Cayo Hueso en 1891. Cette tribune, qui appartenait à l'Institut « San Carlos », a été construite spécialement pour José Martí, prenant en compte sa taille et son poids. Elle a été réalisée avec des planches de caisse de tabac, si grande était la hâte avec laquelle elle a été confectionnée et pour la signification qu’a eu l'Assemblée de Guaimaro pour Cuba, qu’ils ont décidé de placer un livre comme symbole dédié à ce fait important, mais le livre a été placé sur le côté droit, le côté opposé, montrant qu'ils ne l’ont pas pris en compte son placement car l’importait était de la finir pour que Martí puisse invoquer, parler, demander et, à la fois, dénoncer les erreurs commises lors de la Guerre des Dix Ans. Du haut de cette tribune, il s’est adressé aux émigrés cubains de Tampa, de Cayo Hueso, les invitant avec son verbe passionné et poignant à s’incorporer à la Guerre Nécessaire pour conquérir l'indépendance de Cuba. Un fait qui illustre le travail révolutionnaire de Martí.

Donnée au Musée de Cardenas, le 24 septembre 1907, par l'administration du Club « San Carlos », avec l'approbation préalable des organisations de base et des ateliers, ainsi que d’autres émigrés, José Manuel Amador, commissaire de Carlos Parquet, maire de Cardenas, a réalisé un travail digne d'éloges parmi cette communauté de cubains afin qu’on remette à notre ville cette singulière relique, y compris la signature de cent travailleurs de la fabrique de cigare de Tampa et Cayo Hueso.

Parmi d'autres éléments attrayant se trouvent des objets liés avec Martí adolescent, dont la clé de la cabine du bateau Olivetti, à bord duquel il s'est rendu à Cayo Hueso.

La collection compte un fragment de bois du premier cercueil où se trouvaient les restes du Maître, après sa mort en combat à Dos Ríos le 19 mai 1895, en défense de ses idées.

L’exposition permet une approche pour tous, mais elle est d’un grand intérêt pour les jeunes générations de cubains, qui ont l'occasion d'observer un endroit que le Commandant en Chef Fidel Castro a considéré comme essentiel dans l’actuelle bataille des idées.