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J’ai dû assumer ma propre défense devant ce tribunal pour deux raisons. La première, parce qu’on m’a pratiquement ôté tout moyen de défense ; la deuxième, parce que uniquement une personne qui comprend comme moi à quel point la patrie est désemparée et la justice avilie, peut trouver – dans une occasion comme celle-ci – des mots qui sortent du cœur et du sein même de la vérité.
Je me demandais quel titre donner à ce récit. Je ne savais si l’appeler « La dernière offensive de Batista » ou « Comment trois cents en ont vaincu cent mille », qui fait plutôt penser à un conte des Mille et une nuits.
« Lorsque je passai mon baccalauréat, et malgré mes origines, j’avais déjà une conception marxiste-léniniste de notre société et une conviction profonde de la justice. »
Le visage renfrogné de Martí et le regard foudroyant de Maceo rappellent à chaque Cubain que l’homme véritable ne regarde pas de quel côté l’on vit mieux, mais de quel côté est le devoir. Sur ces idées, il y a beaucoup encore à lire et à réfléchir.