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Vers libres
Par José Martí Traduit par Jean Lamore
Nous proposons le poème Bien: Moi je respecte.
Illustration par : artistes cubains

Bien: Moi je respecte

Bien: moi je respecte


A ma façon brutale, des manières douces


Envers les malheureux et implacables


Envers ceux qui méprisent la faim et la douleur,


Et le travail sublime, moi je respecte


La ride, le cal, la bosse, la farouche


Et pauvre pâleur de ceux qui souffrent.


Je respecte cette pauvre femme d'Italie


Pure comme son ciel, qui à l'encoignure


De la maison sans soleil où je dévore


Mes désirs de beauté, vend humblement


Des ananas sucrés ou des pommes blafardes.


Je respecte le bon Français, brave, robuste,


Rouge comme son vin, qui avec des éclairs


De drapeau dans le yeux, traverse en quête


De pain et de gloire l'Isthme où il périt.

Livre: José Marti – Vers libres (Edition bilingue établie par Jean Lamore – Prologue de Cintio Vitier) [Harmattan/ Editions Unesco // 1997]