IIIIIIIIIIIIIIII
Réalité et imagination de Cuba dans un nouveau film de Fernando Pérez
Par Jorge Petinaud Traduit par Alain de Cullant
Un film basé sur plusieurs histoires avec un titre très controversé, « Rikimbili o el mundo de Nelsito »
Illustration par : Julio Larramendi

Fernando Pérez, le plus reconnu des cinéastes cubains vivants, a confirmé à Prensa Latina qu’il avait déjà commencé le pré tournage de son prochain long métrage de fiction, qui sera basé sur plusieurs contes.

« J’ai commencé le pré tournage d’un film basé sur plusieurs histoires avec un titre très controversé, mais je pense qu’il sera le définitif, il s’appelle Rikimbili o el mundo de Nelsito », a-t-il dit à cette agence de presse.

Lauréat, en 1982, du prix littéraire Casa de las Américas dans le genre Témoignage pour son livre Corresponsales de guerra et du Prix National de Cinéma en 2007, Pérez a expliqué que Nelsito (Rikimbili) est le nom du personnage principal, un adolescent ayant beaucoup d’imagination, qui souffre d’un accident et il raconte ses histoires à l’hôpital.

Selon le réalisateur de Clandestinos, « le défi est que le spectateur ne peut pas différencier ce qui est réalité et ce qui appartient à l’imaginaire de ce narrateur, c’est un jeu de structures ».

En se référant à la bonne réception d’Insumisas, un film antérieur qu’il a coréalisé avec Laura Cazador, Pérez a noté qu’il aborde un thème historique, de la Cuba coloniale et, cependant, il a une grande résonance contemporaine et une grande actualité.

« C’est le sens par lequel Laura Cazador et moi avons fait ce film », a-t-il souligné, « Enriqueta Faber était en fait une femme d’avant-garde, et nous croyons que ces idées arrivent au présent et continuent de dynamiser notre société ».

Pérez a offert les déclarations à Prensa Latina durant la 29ème édition de la Foire Internationale du Livre de La Havane, qui a fermé ses activités dans le siège de San Carlos de La Cabaa et commence un voyage à travers les autres provinces de l’île.

Là, il a assisté à la présentation du volume I des Escritos de Alexander von Humboldt, traduit en espagnol par une équipe qui a coordonné le chercheur le plus important sur ce sujet dans le monde, le Dr Oliver Lubrich, qui a fait la présentation de l’œuvre, imprimée par la maison d’édition Herder, du Mexique.

En se référant à Humboltd, le cinéaste avoue qu’il est attiré par son sens de découvreur, sa vocation à ouvrir de nouvelles réalités aux yeux de tout individu.

En évoquant le savant allemand, il a indiqué qu’il lui rappelle son père, un facteur rêveur et découvreur d’univers à travers la lecture.

« Son livre principal était Diario de navegación de Cristóbal Colón, il n’a jamais quitté Cuba, mais il m’a beaucoup parlé de Humboldt, et tout ce qui a à voir avec cela, aller plus loin à la recherche de l’inconnu, c’est pourquoi je suis si intéressé par l’inconnu pour le révéler aux autres », a conclu le créateur.

Lauréat des prix Goya et Ariel en tant que réalisateur du meilleur film ibéro-américain, Pérez inclut dans sa carrière la création de plus de 25 films, dont plusieurs lauréats dans des festivals sur différents continents.