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Poésie de Roberto Fernandez Retamar
Par Roberto Fernández Retamar Traduit par Carmen Calzadilla
Hommage posthume à l’intellectuel cubain.
Illustration par : Agustín Bejerano

Flamme secrète

Comment pouvait-il savoir que son poème

Conçu une nuit blanche de noctambule

Dans un pays  lointain qu’elle ne connaissait pas encore

C’était dans ses yeux à celle qu’il deviendrait réalité.

 

Souviens –toi qu’il cherchait cette nuit-là quelqu’un ou

Quelque chose

Souviens-toi de l’avenue où il se promenait lentement

El souviens-toi du retour à l’alcôve vide

Et ensuite des paroles comme un triste miroir.

 

Lui solitaire et perdu il attendait impatiemment

Mais en vain une réponse de cette nuit blanche

Et tous deux ignoraient qu’à ce moment, à la fois loin et

Près

Pour lui elle prenait soin de sa flamme secrète.

 

 

Traduit par Carmen Calzadilla

 

Poésie Cubaine

1980-200

Bacchanales

No 24

Revue de la Maison de la Poésie

Rhône-Alpes