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Martí et sa pensée dans la musique de l’île
Par Prensa Latina Traduit par Alain de Cullant
Comme le plus universel des Cubains, le héros José Martí inspire aujourd’hui les artistes de l’île à glorifier le poète à partir de chacune des lignes de sa pensée.
Illustration par : artistes cubains

Comme le plus universel des Cubains, le héros José Martí inspire aujourd’hui les artistes de l’île à glorifier le poète à partir de chacune des lignes de sa pensée.

Sur cette voie est montée le directeur du groupe cubain Buena Fe, le compositeur et chanteur, Israel Rojas, qui a conçu un projet avec des chansons sur la vie de Martí et l’album Motivos Martianos est né, sous le sceau de l’Empresa de Grabaciones y Ediciones Musicales (Egrem), leader dans la gestion de la musique de Cuba.

Dans des déclarations à Prensa Latina, le claviériste du groupe, Ernesto Cisneros, a expliqué que la coordination de ce travail discographique a surgi par l’intermédiaire de la Société Culturelle José Martí, et avec la présence de plusieurs artistes de renom et certains inconnus alors.

Toutes ces chansons, comme Mírame madre, inspirée par Dairon Rodríguez Lobaina et Javier Milanés, partent soit des vers du Maître, soit des événements qui lui sont liés, avec sa lutte ardue pour la défense des idéaux, je me souviens de la préparation de Motivoa Martianos, rappelle le pianiste.

Cependant, les strophes de la correspondance du patriote à sa mère, et l’album, sont passées inaperçues et il a fallu beaucoup de temps avant que Dairon me demande d’inclure une de ces chansons dans un audiovisuel, souligne-t-il.

Selon Cisneros, la production musicale au sein du groupe est en grande partie à sa charge, mais ensuite le travail est porté à un consensus, bien que chacun ayant un leadership dans le domaine qui lui correspond.

Je consulte toujours le directeur pour sélectionner des chansons pour des bandes sonores, précise-t-il, et à mon tour, j’établis à ce moment l’engagement avec Dairon pour choisir une de ses chansons pour le futur matériel télévisuel, mais il est décédé et je suis resté avec cette dette, regrette-t-il.

La perte a conduit à un hommage au jeune musicien, c’est pourquoi, lorsque l’occasion s’est présentée, Cisneros a proposé à une équipe de télévision, à Cuba, d’inclure dans un feuilleton le thème Mírame madre, une lettre/poème datée du 28 août 1870 écrite par l’Apôtre à son être le plus aimé.

Ecrite à seulement 17 ans, depuis la prison dans les carrières de San Lázaro, la dédicace de Martí à Doña Leonor Pérez a finalement été choisie pour le produit à l’écran et d’exalter l’amour envers les mères.

De nouveau Martí, comme un guide pour l’unité de la nation, a été le protagoniste dans la vie des Cubains et a rapproché les familles à travers sa prose en cette période de crise mondiale.

Les vers de Mírame madre ont eu plusieurs conséquences – commente l’artiste - l’un d’elles a été que le nombre de fans de Buena Fe a repris cette mélodie à partir de la lyrique de Martí et il le remercie.

Quand vous parlez institutionnellement de Martí, il y a comme une chose de sérieux, un distancement énorme, sans penser parfois que vous vous référez, d’abord et avant tout, à un homme très humain, souligne Cisneros.

Il s’agit de mettre en circulation une chanson avec ses vers, tu « l’orientes » et tu fais que le public connaisse un peu plus sur cette figure essentielle de l’histoire, précisément, par un chœur, qui est très louable et authentique ; celui qui le critique me semble dépourvu de sagacité, fait-il remarquer.

Les réseaux sociaux ont également créé une plate-forme parfaite pour étudier l’œuvre vaste et profonde de l’apôtre.

En évoquant le processus de production, il a fait référence à une anecdote qui honore, de manière appropriée et opportune, l’être humain qu’était le Héros National de Cuba.

Selon le musicien, la lettre musicalisée de Martí a suscité un intérêt pour cette figure illustre d’une manière très simple, je dirais, artistique.

Sur Facebook, j’ai rencontré des enfants qui parlaient de l’œuvre Abdala (un poème dramatique publié le 23 janvier 1869 en huit scènes), c’est-à-dire que le travail de l’intellectuel est arrivé à un dialogue quotidien par un espace de télévision et non comme une tâche d’école forcée, a souligné le claviériste.

En parlant d’idéaux avec l’être le plus important dans notre vie, de la façon dont le grand penseur l’a fait, je le considère comme extrêmement valable en tout temps, a-t-il dit.

Quand vous forgez de belles choses, comme l’amour et la loyauté, vous êtes heureux, et la seule façon de ressentir le bonheur est d’aider l’autre, le reste est l’égoïsme et la banalité, a conclu le musicien de Buena Fe.