IIIIIIIIIIIIIIII
Lettres de Cuba: Septembre 2018
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Cette édition, illustrée avec les œuvres de Leopoldo Romañach, rend hommage au prestigieux artiste et professeur cubain.
Illustration par : Leopoldo Romañach

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le neuvième numéro de 2018. Cette édition, illustrée avec les œuvres de Leopoldo Romañach, rend hommage au prestigieux artiste et professeur cubain.  

Rencontre propose l’article L'empire de la loi de Graziella Pogolotti. A propos du processus d’analyses de la nouvelle Constitution cubaine, l’intellectuel souligne : « Au milieu d'un panorama si complexe, le débat populaire entourant la Constitution sera dicté par la profondeur et la rigueur qu’exige le moment historique, comme un plein exercice de la conscience citoyenne. En outre, elle ouvre la voie à l'acquisition progressive d'une culture juridique, indispensable au bon fonctionnement de la société, soumise, comme garantie fondamentale pour la coexistence, la préservation de nos valeurs et le bien de tous, à l'empire de la loi. »

D’autre part, Le journaliste Diego A. Manrique remémore  son amitié avec Ramón Chao,  l’intellectuel galicien expatrié et installé à Paris, ami de Lilia Esteban et Alejo Carpentier, le père d’Antoine et Manu Chao.

L'Université et l'enseignement du cinéma à Cuba de Pedro R. Noa Romero recueille l’histoire de la réouverture de l'amphithéâtre Enrique José Varona, de l'Université de La Havane, le premier local conçu comme une salle de cinéma pour l'enseignement de cet art à Cuba. Cet événement est directement lié au professeur et critique d'art José Manuel Valdés-Rodríguez Villares (1896-1971) qui, de 1942 à 1956, a offert le cours « Le cinéma, art et industrie de notre temps » durant les Écoles d’Eté de ce centre. Le cours a été le premier du genre à Cuba et, peut-être, un pionnier en Amérique Latine.

Lettres publie la Présentation  « Las Tertulias de la Condesa de Merlín en París » de Sabine Faivre d’Arcier. Il s’agit d’un livre sur le Salon de la Comtesse Merlin, Maria de las Mercedes Santa Cruz y Montalvo, fille du comte de Jaruco y Mopox et de Doña Maria Josefa Montalvo y O’Farril, mariée à vingt ans au général de division, Christophe Antoine Merlin, aide de camp du roi Joseph Bonaparte à Madrid, qu’elle suivit en France en 1814 jusqu’à Paris où elle vécut et mourut.

En Interview,  on offre l’entretient du journaliste et ami de Cuba, Ramón Chao à  l’écrivain cubain, Alejo Carpentier, faite en 1977, quelques jours après avoir connu la nouvelle de l'attribution du Prix Cervantes de Littérature à l'auteur du Siècle des lumières ou du Royaume de ce monde.

Trésor dévoile quelques détails sur la conception du  tableau La niña de las cañas de Leopoldo Romañach.  Fernando Carr Parúas affirme que c’est le portrait de la petite fille Balbina Cairo dont il admirait sa beauté et la langueur de son regard. Il s’agissait d’une petite fille de condition humble et de constitution élancée, âgée de dix ans environ.

Arts nous invite aux deux expositions lors du  bicentenaire de l'Académie des Arts Plastiques San Alejandro accueillies ces jours-ci par le Musée de l'Art Cubain du Musée National des Beaux-arts et le Centre de Développement des Arts Visuels.

Selon Maikel José Rodríguez Calviño, Les deux expositions devraient être appréciées dans leur ensemble, car, comme elles se complètent, elles offrent une vue d'ensemble du discours esthétique et pédagogique développé par l'Académie des Arts Plastiques San Alejandro durant ses deux siècles d’existence. D'un côté, l’histoire, la tradition, la rupture et la continuité ; de l'autre, les nouvelles générations immergées dans les dynamiques de l'apprentissage et la recherche de leurs propres discours. Avec les deux propositions, l'École nous montre ce qu’elle a été et, surtout, quels nouveaux défis elle devra affronter dans les années à venir.  

Les journalistes Dunia Álvarez Palacios et Ricardo Alonso Venereo décrivent  Cecilio Avilés comme un Don Quichotte moderne à La Havane.

Depuis plusieurs années, les havanais et les étrangers voient, sur le Paseo del Prado, à la Vieille Havane, les membres du projet culturel communautaire « Imagen 3 » fondé, en 1992, par le célèbre peintre, musicien, dessinateur, caricaturiste et metteur en scène Cecilio Avilés Montalvo, aujourd'hui président de la Commission Nationale de la Culture Communautaire, du Patrimoine et des traditions, de l’UNEAC.

Trois films cubains vers le 40e Festival de Cinéma de La Havane de Mireya Castañeda présente  les nouveaux films cubains qui espèrent être sélectionnés pour participer au Festival International du Nouveau Cinéma Latino-américain qui aura lieu du 6 au 16 décembre prochain. Inocencia d’Alejandro Gil, El Mayor du  cinéaste Rigoberto López et Nido de mantis d'Arturo Sotto.  Cette édition 40 rend hommage au cinéaste cubain Tomás Gutiérrez Alea (Titón), où sera célébré le 50e anniversaire de son film Memorias del subdesarrollo.

Lire Martí conclut dans ce numéro la publication de Fêtes de la Statue de la Liberté avec la douzième partie. Cette chronique a été écrite par l’Apôtre à  New York et a été adressée le 29 octobre 1886 au Directeur de La Nación, à Buenos Aires. Ce journal l’a publiée le 1er  janvier 1887.