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Lettres de Cuba: Mars 2018
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Cette édition est illustrée avec les œuvres de l’artiste cubain Alfredo Sosabravo, Prix National des Arts Plastiques.
Illustration par : Alfredo Sosabravo

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le troisième numéro de l’année 2018.

Rencontre propose l’article La Foire, les livres, les lecteurs de Graziella Pogolotti à propos de la  27e Foire internationale du Livre, dédiée cette année à l'Historien de La Havane, Dr Eusebio Leal Spengler  et à la République Populaire de Chine comme pays invité d’honneur. La prestigieuse intellectuelle souligne « Avec un esprit de fête, les réflecteurs illuminent les journées de la Foire, mais le livre doit continuer à faire partie du fait quotidien durant toute l'année. Une fois les projecteurs éteints, nous nous donnons pleinement à l'implémentation de programmes orientés au sauvetage de l'habitude de la lecture. »

Imaginer, lire, vivre de la journaliste Onaisys Fonticoba Gener s’agit d’un compte rendu de l’intervention du politologue brésilien Frei Betto dans le Salon Professionnel du Livre. L’intellectuel brésilien affirme que « L'imagination  est l'arme la plus puissante d'un écrivain non conforme ». Il faudrait alors se demander si ce n'est pas la lecture qui est l'arme la plus puissante pour celui qui choisit un texte et « imagine » alors un double départ.

Yu Hua, l'un d'écrivains chinois les plus reconnus actuellement est venu à Cuba comme membre de la délégation de son pays dans la 27e Foire Internationale du Livre. Pedro de la Hoz a essayé de résumer sa carrière en cinq mots : cinéma, acuité, contraste,  ironie et optimisme.

Lettres publie l’extrait de La Chine en dix mots de Yu Hua, un essai  traduit du chinois par Angel Pino et Isabelle Rabut par la maison d’édition Actes Sud.

En Interview le journaliste Erian Peña Pupo converse avec Armando Morales, Prix National de Théâtre 2018. Marionnettiste, dessinateur et directeur artistique depuis plus de cinquante ans, Armando Morales a fondé, avec les mythiques frères Camejo et José Carril, le Teatro Guiñol Nacional, le 14 mars 1963.

Trésors dévoile le rôle de Nicolás Azcárate, homme politique cubain libéral et directeur du Liceo de Guanabacoa, de Saturnino Martínez, un véritable leader ouvrier de son époque et d’Antonio Leal le premier lecteur dans la fabrique de cigares à Bejucal, en 1864. La journaliste Marta Rojas assure  « Au XIX siècle, il y avait un lecteur qui insufflait la culture et contribuait, de plus, à l'organisation qui a conduit les Cubains à conquérir leur indépendance. Maintenant, ce travail de diffusion créé dans les fabriques de cigares cubains a acquis le rang de Patrimoine Culturel de la Nation et aspire à être aussi Patrimoine Intangible de l'Humanité. »

Arts fête les 95 ans de Rosita Fornés. Le poète et écrivain Miguel Barnet exprime « Rosita Fornés nous a donné une immense leçon d'art, de discipline et de permanence, de qualité humaine et de résistance face à n'importe quel obstacle qu’elle a rencontré sur le chemin. Cet hommage est pour toi, Rosita, un échantillon de notre respect et de notre affection inconditionnelle pour tes 95 années d'accumulation de jeunesse et de talent. »

La critique d’art Virginia Alberdi présente l’exposition  « Hommage » lors du bicentenaire de l'Académie de San Alejandro dans la salle Picabia du siège de l'Alliance Française de La Havane, sur le Prado, pour rappeler le premier directeur de l' l'Académie de San Alejandro, le Français Jean Baptiste Vermay de Beaume. Le programme commémoratif du bicentenaire de San Alejandro se prolongera dans les mois suivants. L'important, comme l’a a dit l'actuel directeur de l'institution, Lesmes Larroza, est aussi bien de montrer ses points de repères historiques que la vitalité renouvelée dans la formation de talents.

Le notable metteur en scène Rigoberto López Pego a qualifié le projet cinématographique El Mayor, dont les premières séquences ont commencé à être tournées à Camagüey, comme un film qui arrive à un moment transcendant pour Cuba. Le long-métrage, dédié au Major Général Ignacio Agramonte Loynaz, quand on commémore le 145e anniversaire de sa mort au combat, est basé sur des faits réels de la moitié du XIXe siècle et reprend des événements, des péripéties et des anecdotes de la vie intense du héros cubain, depuis son enfance jusqu’à sa mort.

Lire Martí publie la sixième partie de Fêtes de la Statue de la Liberté.  « C'est sur la place Madison que la fête atteint son apogée parce que là, face au monument impie qui rappelle la victoire sans gloire des Américains du Nord sur les Mexicains, se dresse, pavoisée aux couleurs de la France et des Etats- Unis, la tribune d'où le président assistera au défilé. »

Cette édition est illustrée avec les œuvres de l’artiste cubain Alfredo Sosabravo, Prix National des Arts Plastiques.