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Lettres de Cuba: Mars 2016
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Cette édition est illustrée avec les œuvres du célèbre peintre cubain Manuel Mendive, Prix national des Arts Plastiques en 2001, celui qui a été notre premier collaborateur dont ces œuvres peuvent être appréciées dans le premier numéro de janvier 2004.
Illustration par : Manuel Mendive

Cette édition est illustrée avec les œuvres du célèbre peintre cubain Manuel Mendive, Prix national des Arts Plastiques en 2001, celui qui a été  notre premier collaborateur dont ces œuvres peuvent être appréciées dans le premier numéro de janvier 2004.  

Rencontre ouvre la section avec l’article de Cira Romero La revue Social et les minoristas. Maintenant que l’on fête le centenaire de la sortie du premier numéro de cette revue, on est étonné de constater les nombreux sujets que les principaux promoteurs ont mis dans ses pages. Conrado. W. Massaguer a été son directeur durant toute son existence, jusqu’en août 1933 Massaguer était aussi son principal illustrateur graphique et caricaturiste Emilio Roig de Leuchsenring, en 1918, a eu à sa charge la « partie littéraire ». Des intellectuels regroupés dans l’appelé groupe minoristas ont y trouvé un espace essentiel pour diffuser leurs œuvres.

La Dr Graziella Pogolotti souligne dans son article L'île aimantée que « L’appelée mondialisation a commencé avec les voyages de Colomb, suivis de la conquête et de la colonisation des Amériques. Aujourd'hui la globalisation néolibérale gère les ressources les plus sophistiquées. Par le biais de l'éducation, de la culture, des médias et des nouvelles technologies, on intervient dans la conscience des sujets. »

Lors de la XXV Foire Internationale du Livre de La Havane, le journaliste Salim Lamrani a présenté son dernier livre Cuba : parole à la défense !

L’auteur s’est entretenu avec de nombreuses personnalités cubaines et étrangères  investies politiquement ou culturellement dans la vie publique de l’île tels que Ricardo Alarcón de Quesada, Miguel Barnet, Abel Prieto, Eusebio Leal, Alfredo Guevara, Wayne Smith.ou Max Lesnik.Il en ressort des conversations riches d’enseignements sur la révolution et le socialisme, qui font découvrir Cuba sous un autre jour que celui propagé, sans relâche, par les médias occidentaux dominants.

On propose un  extrait du nouveau livre de cet ami de Cuba à qui on remercie pour nous donner l’autorisation pour la publication.

Le concept  d’« Afro-Amérique » est évoqué par Clemente Hugo Ramírez Frías.

On constate que l'abolition de l'esclavage en Amérique s’est déployée avec les airs de liberté de ses mouvements d'indépendance à travers le XIXe siècle. Bien que cela ne signifiait pas une amélioration pour les anciens esclaves et leurs descendants, l'héritage africain faisait déjà partie de la naissante identité nationale américaine avec tout l’attrait que signifiait sa diversité culturelle.

Lettres présente  Derek Walcott et les pluies de Castries de Nancy Morejón

La poète cubaine est intervenue dans les journées de la Semaine des Prix Nobel à Sainte-Lucie, lesquelles ont été parrainées, entre autres, par l'Alliance Française de Castries, l’Université Sir Arthur Lewis et la mission diplomatique cubaine sur l'île.

Elle affirme que : « Le réel merveilleux existe et a existé, même avant et bien sûr, au-delà des théories des années 40 du XXe siècle (…) Le réel merveilleux régit nos îles et, la preuve de ce fait, est que les deux Prix Nobel de Sainte-Lucie, le regretté Sir Arthur Lewis et Derek Walcott  sont nés le même jour : le 23 janvier de leurs années correspondantes. »

Le Noir dans l’œuvre de Nicolás Guillén est le Préface de l'anthologie ¡Aquí estamos! El negro en la obra de Nicólas Guillén, une compilation de Denia García Ronda, publiée par la maison d’édition Ciencias Sociales en 2008.

Elle constante que dans son œuvre notre poète national  ne souligne pas le facteur biologique du métissage, mais le social, le culturel et l’ethnique.

Nicolás Guillén écrivit  : « À partir de 1512 ou de 1514, la date probable de l’arrivée des premiers Noirs à Cuba, jusqu'à nos jours, il y a eu un vaste et profond processus d’unification raciale, de soudage qui [...] est en train de constituer la véritable âme nationale, faite pour les exploités et les exploiteurs, pour les esclaves et les libres, pour les Africains et les Espagnols, pour les Noirs et les Blancs, pour tout ce qui est mélangé dans les subtiles proportions d’un véritable hiéroglyphe »

Ce mois de février,  on a commémoré le 100e anniversaire de la mort de l'écrivain nicaraguayen Rubén Dario. L'influence de Dario a été énorme et palpable, même après sa mort. Son œuvre pour elle-même et sa transcendance comme l'une des figures de proue du mouvement moderniste dans la littérature, expliquent le pourquoi d’une permanence soutenue dans la préférence des critiques et des lecteurs.

Dans son article, Lors du  centenaire de sa mort : Rubén Darío à La Havane, Leonardo Depestre Catony exprime que le but de ces notes n'est pas de revoir sa vie, intense sous divers aspects, dignes de plusieurs biographies qui lui ont été dédiées. Rubén Darío avait des admirateurs, des épigones et des amis à Cuba, une île où il a séjourné à plusieurs reprises et où il se sentait comme chez lui.

En Interview la journaliste Maria Carla Gárciga parle avec Fernando Martínez Heredia à propos des dilemmes actuels de la société et de la culture cubaine

Recevoir le Prix National de Recherche Culturelle 2015 représente pour un chercheur infatigable comme le Dr. Fernando Martínez Heredia, de confirmer son engagement d'exprimer dans son activité intellectuelle tout ce qui lui semble utile et possible, de contribuer de façon persistante au développement des études culturelles et sociales, à la formation de nouveaux chercheurs, au débat et à la pensée créative et à l'accomplissement des fonctions sociales qui touchent ceux ayant des professions intellectuelles.

Trésors  dévoile les valeurs architecturelles de l’immeuble que abrite le Musée Napoléonien de La Havane. Le collaborateur de Cubarte, Marcos Antonio Tamames Henderson assure que le siège de cette institution est un signe de l'architecture cubaine de la période républicaine et que  le triomphe de la Révolution cubaine, apportera l'union de deux empreintes du patrimoine cubain qui nous a légué la République : La Dolce Dimora d’Orestes Ferrara et la collection d'art napoléonien de Julio Lobo.

Arts propose La culture française à Cuba de Rafael Lam. La France et Cuba construisent de nouveaux liens économiques, sociaux et culturels. La visite du Président français à Cuba et celle du Président cubain en France ouvrent de nouvelles voies des relations entre les deux pays. Dans son article, le journaliste fait un compte rendu sur la présence et l’influence de la culture française à Cuba depuis l’époque des corsaires et pirates  jusqu’à nos jours.

Sine Nómine : l'école cubaine des contre-ténors de Narmys Cándano García, c’est la présentation de ce groupe vocal masculin créé en 2003 et qui occupe actuellement une place importante au sein de la musique chorale.

Lisday Martínez Saavedra nous approche à la vie et l’œuvre du Prix national des Arts Plastiques Manuel Mendive.

Manuel Mendive s’est approprié de l’enchantement transculturel hérité de ses ancêtres. Il se redécouvre et montre sa plus authentique poésie à travers ses peintures, ses sculptures en bois et en métal et ses performances. Dans cette tentative, il met à nue sa vision historique de l'hier et de l'aujourd'hui mais, surtout, la continuité et la fierté qu'il ressent pour être un Cubain résultant d’un merveilleux mélange et, aussi, pour être noir et intellectuel aujourd’hui.

Lire Martí offre aux lecteurs la dernière lettre publiée dans une brève « édition critique » intitulée Testamentos de José Martí grâce à la collaboration de Jacques-François Bonaldi, qui nous a apporté ses  traductions annotées aujourd’hui.