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Lettres de Cuba: Mai 2017
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Le Mois de la Culture française à Cuba s’étend cette année de la dernière semaine d’avril jusqu’à la première semaine de juin.
Illustration par : Carlos Enríquez

La Havane a été choisie cette année pour fêter la journée internationale du Jazz. La directrice générale de l'UNESCO est venue pour la célébration de cette journée au théâtre Alicia Alonso de La Havane. 40 musiciens de plusieurs pays parmi eux le Cubain Chucho Valdés et l’Étasunien, Herbie Hancock, considérés comme deux légendes vivantes du jazz mondial ont participé à ce concert. Cette célébration coïncide en date avec les 70 ans de l'adhésion de Cuba à l'UNESCO.

Le 20ème Festival du Cinéma français à La Havane vient de commencer le 27 avril avec la comédie Comme un avion (2015), de Bruno Podalydes, film candidat au prix Luis Delluc. 50 long-métrages sont à l'affiche, une nouveauté pour marquer cette 20e édition. Des hommages sont rendus au prestigieux directeur, producteur et acteur Jean-Pierre Melville  à l’occasion de son centenaire  et à la célèbre directrice Agnès Varda et à son mari, le réalisateur Jacques Demy.  L’exposition photographique d’Agnès Varda au Musée national des Beaux-arts, celle du designer Maurice Renoma à la Fábrica de Arte Cubano et la rétrospective du photographe Marc Riboud dans le siège du Palais de Gómez de l’Alliance française font partie également  du programme du festival.

L’exposition de photographies prises par la cinéaste franco-belge Agnès Varda lors de son voyage à Cuba en 1962, présentée auparavant au Centre Georges Pompidou, Musée d’Art moderne (décembre, 2015 – février, 2016), a une sélection de films de la Cubaine Sara Gómez, qui a travaillé avec Vardà lors de son séjour à Cuba. Varda/Cuba est le titre de cette exposition dans laquelle le public pourra apprécier 120 parmi les milliers d’images prises par la « Dame de la nouvelle vague » durant son parcours par plusieurs provinces du pays lui ayant servi à réaliser son documentaire Saludos cubanos (1963). Le Bâtiment de l’Art cubain accueillera jusqu’au 10 juillet cette nouvelle exposition qui marque le début des collaborations entre le MNBA et le Centre Pompidou, institution qui célèbre cette année le 40ème anniversaire de sa fondation.

Le Mois de la Culture française à Cuba s’étend cette année de la dernière semaine d’avril jusqu’à la première semaine de juin. Cette décision répond à l’accueil chaleureux de la première édition de l’événement visant à renforcer l’amitié entre les deux peuples et les liens de coopération dans la branche de la culture. Durant cette période il y aura une dizaine d’activités liées au théâtre et à la danse, cinq concerts, six événements des arts visuels et un colloque international dans la Casa de las Américas ainsi que Mayo-en-Danza, une rencontre qui rassemblera des figures de la scène contemporaine de la France, de Cuba et de la Caraïbe ; l’Atelier interdisciplinaire et l’exposition Nuevas riquezas, au Proyecto Espacios-Lab. 26 ; le Festival de vidéo On-Off dans la Maison Víctor Hugo ; et le concert-performance El poeta azul dans le Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso.

Le XXI Festival International Cubadisco 2017 commence le 13 mai avec la remise des prix au cinéma-théâtre Astral à La Havane.  Cet événement considéré le plus important de la discographie national est dédié cette année au Mouvement de la Nueva Trova et au 150e anniversaire de la naissance de Sindo Garay.

Rencontres propose l’article  Martí, chroniqueur de la science d’Orfilio Peláez. Notre Héros National José Martí a réalisé une vaste œuvre littéraire et journalistique, dans laquelle, et peut-être à la surprise de beaucoup de personnes, les questions liées à la science et à la technologie occupent une attention préférentielle.  Chroniqueur expérimenté des avances et des faits technologiques les plus notables de son temps, Martí a compris très clairement qu’une culture éloignée des sciences ne peut pas exister.

Le journaliste Randy Saborit Mora  souligne dans José Martí, les États-Unis et Notre Amérique que Martí, comme vif observateur et analyste,  a révélé ce qu’il y avait au-delà du développement économique des États-Unis et il a mis en garde sur les intentions expansionnistes de ce gouvernement sur le continent.

L’intellectuel Armando Hart Dávalos fait un appel aux nouvelles générations pour comprendre l’énorme responsabilité quant à la promotion de la pensée de Martí  et quant à garantir de façon systématique le relais avec de jeunes cadres, qui sont capables de relever les défis de ces débuts du XXIe siècle et pour maintenir bien haut les drapeaux de la Révolution défendus par notre peuple depuis plus d’un demi-siècle.

Lettres publie José Martí : le témoin d’exception de Carmen Suarez León.  Les chroniques non seulement condensent son expérience de la vie moderne aux États-Unis, mais elles analysent soigneusement ces phénomènes comme des prototypes de la société moderne par excellence et il se propose de les transformer à travers un projet alternatif pour l’Amérique Hispanique, adapté à ses besoins et amélioré par l’étude et la prévision des erreurs potentielles et observées dans son milieu.

En Interview la journaliste Anays Almenares Avila converse avec  Pedro Pablo Rodríguez. Le Dr. Pedro Pablo, toujours souriant, n’hésite pas à accepter l’occasion de parler, comme il le fait souvent, du fondateur du journal Patria, de la revue La Edad de Oro et du Parti Révolutionnaire Cubain.

Trésors nous encourage à randonner au Pico Turquino.  C’est un endroit de culte pour la jeunesse cubaine et maintenant pour de nombreux étrangers, jeunes et mois jeunes, essentiellement européens, cherchant à parvenir à son sommet et être pris en photo devant le buste de José Martí.

Benito Joaquin Milanés affirme que : «  Après un voyage de noce peu idyllique commencé à Mexico le 26 décembre 1877, la Playa Manzanillo – à Acapulco – a vu la consécration de l’amour de José Martí et de son épouse, Carmen Zayas-Bazán. »

Arts présente Martí au cinéma avant 1959 du regretté Dr. Salvador Arias. C’est un bref aperçu, jusqu’au triomphe de la Révolution en 1959, des relations qui ont existé entre notre Héros National et le septième art.

Dans José Martí dans l’imagination d’avant-garde de Carlos Enríquez,  Ibis Frade s’approche de l’œuvre de ce grand peintre cubain. Elle souligne que : « Avec son habituelle profusion de couleurs dans les tracés et sa passion pour les transparences, Carlos Enríquez exprime une vision sensuelle du cubain, ses paysages et une représentation différente de grands de l’histoire de cette île, comme José Martí. »

Lire Martí propose de la poésie de notre Apôtre. Vers Libres « La coupe ailée ».