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Lettres de Cuba: Juin 2020
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Lettres de Cuba: Juin 2020
Illustration par : artistes cubains

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le sixième numéro de l’année 2020. Le Ministère de la Culture et les instituions culturelles ont supporté les artistes et les intellectuels pendant la pandémie de Covid 19. Les musiciens offrent des concerts depuis chez eux et les artistes visuels utilisent l’Internet et les réseaux sociaux pour partager leurs œuvres. Les Romerias de Mayo ont eu lieu on line aussi bien que des autres événements culturels.  Cette édition est illustrée avec les œuvres des artistes cubains.

Rencontre ouvre sa section avec l’article Le regard sociologique de Graziella Pogolotti. La remarquable intellectuelle cubaine affirme que : « L’être humain construit ses espérances de vie à partir d’un ensemble de conditions, y compris les racines classistes, l’environnement familial et le système d’enseignement. »

Le metteur en scène de la troupe Teatro de las Estaciones, Rubén Darío Salazar Taquechel propose au théâtre cubain d’aller à la rencontre de Martí car aucun jugement ne peut être définitif pour le corps littéraire de l’œuvre de Martí, et encore moins dans le domaine de l’art scénique. Il pense que le théâtre national, pour les adultes et les enfants, à l’exception d’exemples honorables tels que les approches spectaculaires dirigées par Roberto Blanco, Carlos Pérez Peña ou Carlos Celdrán, pour ne nommer que trois bons montages, doive chercher plus  sur ses créations scéniques ou dans ces textes qui ont inspiré leur transfert aux planches, comme cela s’est produit avec d’autres domaines de sa pensée.

Dans Les peuples autochtones dans le cinéma et la vidéo : histoire et défis, Amanda Sánchez Vega souligne :  « Au XXIe siècle, les peuples indigènes poursuivent leurs luttes pour le droit à l’accès aux technologies de communication, à la création, à l’autoreprésentation et à la visibilité de leurs œuvres. Depuis des cosmovisions et des propres récits, ils renversent les images cinématographiques racistes et folkloristes à travers des discours de résistance culturelle qui tentent de briser les matrices hégémoniques et de proposer de nouvelles images face au colonialisme du pouvoir, de la connaissance et de l’être. »

Lettres publie Lectures françaises de José Martí : Mes mémoires, d’Alexandre Dumas (père) (XIII) de Carmen Suárez León.

 Notre collaboratrice signale que : «  Dans ses pages, il parcourt de la main d’un témoin exceptionnel  la révolution romantique à Paris, la première de Hernani de Victor Hugo, la révolution de 1830, la relation de Dumas avec le roi Louis Philippe, la première de sa célèbre pièce Antony, et de nombreuses autres aventures qui dépeignent toute une époque. »

L’équipe de rédaction remercie infiniment à Sabine Faivre d’Arcier pour nous permettre de publier un extrait de son livre, DE PASTEUR A SAINT-JOHN PERSE, ITINERAIRE D’UNE GRANDE FAMILLE PATRIOTE CUBAINE OU L’HISTOIRE DE LA MAISON DE CUBA A PARIS.  C’est la nouvelle œuvre de cette écrivaine française à propos des relations de notre pays et de la France.

« Cette histoire de la création d’une Maison de Cuba à la Cité Universitaire de Paris est née tout d’abord de la rencontre fortuite de  deux êtres d’exception, Rosa Abreu, jeune fille appartenant à une prestigieuse famille de patriotes et philanthropes cubains, et Joseph Grancher jeune étudiant en médecine, français, d’origine provinciale et modeste, dont j’ai voulu suivre l’itinéraire professionnel et humain au travers des événements heureux et dramatiques qu’ils traversèrent ensemble au cours du XIXe et du XXe siècle. »

En Interview, la journaliste Silvina Friera du journal argentin Página 12, converse avec l’écrivain Abel Prieto, le nouveau président de la Casa de las Américas – une institution culturelle ayant plus de soixante ans de vie, fondée par Haydée Santamaría et présidée par le poète et essayiste Roberto Fernandez Retamar jusqu’à sa mort, en juillet 2019. À propos de l’avenir de la Casa, l’intellectuel cubain exprime que « L’idée est de poursuivre les principes fondateurs de cette institution, qui dispose d’une plate-forme conceptuelle très bien conçue, associée à l’intégration culturelle de nos pays. »

Trésor nous invite à visiter le Capitole national quand ce soit possible pour découvrir à  Lucifer, une sculpture méticuleuse, splendide et exquise de l’artiste italien Salvador Buemi. Le sculpteur a donné l'œuvre à son compatriote Orestes Ferrara qui a fait don au Capitole en 1932.

Arts  aborde le parcours  du musicien cubain Enrique Jorrín qui a enregistré, en mars 1953, son œuvre bien connue La engañadora, une pièce anthologique qui marque la naissance d’une nouvelle modalité de danse : le cha-cha-cha. Orlando Carrió souligne que : « La célèbre actrice française Brigitte Bardot a dansé un cha-cha-cha dans son film audacieux Et dieu créa la femme.»

Notre collaborateur Guille Vilar présente le nouveau CD du duo cubain Buena Fe. Le journaliste réfléchit sur  leur marque chez la jeune génération après 20 ans de carrière artistique.

« Depuis l’approche la plus jovial jusqu’à celle assez forte pour provoquer des controverses ouvertes, nous ne trouverons pas de meilleure explication pour comprendre l’acceptation massive du message intelligent, qu’envoient Israel Rojas et Joel Martínez au peuple cubain à travers la musique car  ils ont mis l’accent sur les réflexions d’une jeune génération qui pense bien avant d’exprimer ce qu’elle ressent.

Le regard critique sur la scène contemporaine de Lisday Martínez Saavedra apprécie les œuvres créées de deux artistes cubains lors du confinement à cause de la  Covid 19.

Elle souligne : « Le récit visuel comme chronique des expressions artistiques durant une pandémie s’ajoute aux entrées pertinentes pour la création. »

Lire Martí édite la sixième  partie de l’Introduction au roman Lucía Jerez de Maria Poumier spécialiste d’histoire et de littérature latino-américaine et publiée par Éditons Patiño, Genève, Suisse, 2003.

« C’est à plusieurs niveaux que l’on sent Martí  se mettre en scène directement. Tout d’abord, on le reconnait en Juan Jerez, dessiné comme un autoportrait. »