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Lettres de Cuba: Juin 2019
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le sixième numéro de l’année 2019, illustrée avec les œuvres de l’artiste italien Giulio Gioia.
Illustration par : Giulio Gioia

La revue Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le sixième numéro de l’année 2019,  illustrée avec les œuvres de l’artiste italien Giulio Gioia.

Grâce à la Loi 169, la première, dans le domaine culturel, promulguée par la Révolution, le 29 mars 1959,  Il fut crée l’Institut Cubain de l’Art et de l’Industrie Cinématographique. 

Rencontre ouvre sa section avec le texte Vers un cinéma national  de Tomás Gutiérrez Alea,  publié dans le journal Revolución, le lundi 16 mars 1959. Le jeune cinéaste à l’époque soulignait : « Le cinéma est un moyen d’expression d’un grand impact émotionnel sur les masses. C’est par définition un art de masse, avec tout ce que cela représente politiquement. Aucun autre moyen n’influence si profondément la conscience du spectateur. Le cinéma dans notre pays peut devenir plus qu’une simple industrie du spectacle. Il peut et doit être le reflet de notre culture et de notre personnalité dans son sens le plus profond. »

La journaliste Marta Rojas nous offre une semblance d’Alfredo Guevara,  fondateur de cette institution comme une véritable industrie cinématographique à Cuba, qui transcende rapidement les frontières de l’île, vers l’Amérique Latine et le monde. Il a également été le créateur de la revue Cine Cubano et du célèbre Noticiero ICAIC, qui a été une authentique source de création informative et de l’art, insufflé par Santiago Álvarez.

Dans l’article L’ICAIC, 60 ans d’industrie et d’art dans le cinéma cubain de Deny Extrema San Martín,  on peut constater que lors de sa première décennie,  l’ICAIC a sorti plusieurs des films les plus réussis dans l’histoire du cinéma cubain, certains d’entre eux inclus dans les listes internationales des meilleurs films du XXe siècle.

En Interview Violeta Hormilla converse avec Daniel Diez qui est resté au côté de Santiago Alvarez pendant 12 ans en tant qu’ingénieur du son, à la fois dans le Noticiero ICAIC que dans ses documentaires. Daniel affirme que Santiago était un être humain qui filtrait le journalisme à travers tous ses pores et qu’il avait ce regard qui a permis de voir au-delà du fait lui-même.

Lettres publie la poésie La beauté de la nature de Melanie Pérez Martinez. Melanie est une fille qu'a participé au  Concours International de Poésie en Langue Française « Des mots pour notre terre » 2017,  à l’Alliance Française de Cuba. Elle a obtenu le premier prix ici et elle est partie en France pour se présenter avec les autres concurrents venus des autres pays du monde. Melanie a gagné  la Médaille et le Diplôme du 1er Prix dans la catégorie 9-12 ans en France.

D’autre part,  on propose la lecture de l’article  Un amour fou de Paris à La Havane de Monique Peainchau tiré du site Empreintes-Huellas. Il s’agit de l’histoire romantique de Catalina Lasa et de Juan Pedro Baró,  deux Cubains de la haute bourgeoisie qui, tous deux mariés, se sont d'abord rencontrés à Paris puis ont fui La Havane et le conformisme de l'époque pour se marier à Paris avant de revenir triomphalement à Cuba qui légalisera peu après le divorce...

Trésors célèbre les 505 ans de la quatrième villa cubaine, Sancti Spiritus. José M. Correa Armas nous invite à parcourir ses rues étroites afin de contempler son architecture coloniale. L’Eglise et le pont sur la rivière Yayabo, sont des symboles de cette ville.

Narciso Amador Fernández Ramírez  nous approche à la vie du  conquistador Diego Velázquez y Cuéllar, l’hidalgo de Ségovie, le premier gouverneur de Cuba. Il  a eu la tâche de marcher vers Cuba pour sa conquête et sa colonisation, un engagement qu’il a rempli avec zèle. L’histoire de la conquête de Cuba a été faite dans le sang et le feu. Un processus de conquête et de colonisation qui a marqué le début de quatre siècles de domination coloniale de l’Espagne sur l’île.

Arts présente Les déesses de Giulio de notre directeur artistique Jorge Luis Rodríguez Aguilar.  Giulio Gioia (Piacenza, 1945) est un sculpteur passionné, diplômé de l’Académie des Beaux-arts de Brera.

À propos l’œuvre de cet artiste italien qui habite depuis des années à Cuba, le Dr Rodriguez Aguilar souligne : «  Le retour à la peinture n’est pas un caprice ou une simple coïncidence ; c’est une nécessité vitale qui se manifeste de la manière la plus authentique possible. Sa peinture est expressive. Elle rappelle le croquis d’une sculpture ou l’essai des dessins érotiques de Matisse ou les portraits intrépides de Gauguin et de Wesselmann. Pour lui, ses déesses sont une nouvelle rencontre avec une histoire absente, mais pas oubliée. »

Aida Quintero Dip rend hommage Emilio Bacardi Moreau.  Une exception honorable parmi les maires de Santiago de Cuba avant le triomphe de la Révolution. Il a développé un travail au service des intérêts du peuple et pas exclusivement pour celui d’une élite.

Don Fernando Ortiz a eu une expression qui dépeint l’intégrité de cet homme : « Bacardi était sage sans pétulance, érudit sans aridités… un ami généreux et sans réserve… paternel sans faiblesse et cubain, toujours cubain ».

Lire Martí édite la quatrième partie de un petit "Tour de France" à travers les "Scènes européennes" de José Marti (20 août 1881-23 mai 1882), c'est le titre de la conférence donnée le 28 mai 2018 à La Havane, pour Empreintes-Huellas et l'Alliance française, par Jacques-François Bonaldi. Qui une nouvelle fois manifeste son érudition "Martienne" : cette conférence n'est qu'un bref aperçu du gigantesque travail de recherche et d'analyse sur Marti, qui restera à publier un jour...

Le chercheur français souligne que Marti consacre quatre "scènes" d'affilée à la littérature française et aux arts, le 18 mars, le 1er avril, le 15 avril et le 6 mai 1882.