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Lettres de Cuba : Janvier 2017
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Ce numéro est illustré avec les œuvres de l’artiste Mario García Portela.
Illustration par : Mario García Portela

Le nouvel anniversaire du triomphe du 1er janvier nous permet de rendre hommage à celui qui a rendu possible « le rêve collectif que nous continuons à tisser à force d’amour et d’engagement » et fêter avec fierté cette œuvre immense qu’est la Révolution Cubaine. Pour commémorer cet anniversaire,  les institutions culturelles du pays ont planifié de nombreuses activités dans toutes les provinces. Intitulées « Journées du Triomphe 2016-2017 ». D’autre part, le Ballet National de Cuba (BNC) interprétera le classique Casse-noisette lors du gala dans le Grand Théâtre de La Havane Alicia Alonso.

Rencontres ouvre la section avec l’article La vision martiana de la culture de la prestigieuse intellectuelle cubaine  Graziella Pogolotti  où elle affirme que « Concevoir la culture comme le milieu naturel où se croissent et se transmettent les valeurs, constitue la base pour la formulation d’un humanisme s’attenant aux énormes nécessités de la contemporanéité. »

Armando Hart Dávalo,  président de la Société Culturelle José Martí, lors de la célébration du 82e anniversaire de Fidel Castro en 2008, a proposé de réaliser chaque 13 août un examen de tout ce que nous avons fait en faveur de l’idéal éthique de José Martí L’éthique est un aspect fondamental de la meilleure tradition intellectuelle cubaine étant une clé indispensable pour la recherche de nouvelles connaissances dont le monde à besoin à cette aube du XXIe siècle.

Dans Notre Amérique : un texte-clé dans un moment-clé de l'histoire continentale le  chercheur Pedro Pablo Rodríguez exprime que : « Ce fut un texte-clé dans un moment-clé de l'histoire continentale, quand la région se réinscrivait rapidement dans les circuits internationaux des mouvements du capital, déjà en transit vers sa phase monopoliste. » et il souligne aussi que « En un peu plus de quatre mille mots José Martí a réussi à concentrer une des analyses les plus lucides et rénovatrices sur les sociétés latino-américaines de son époque, à la fin du XIXe siècle.

Lettres présente Lectures françaises de José Martí, Iambes, d’Auguste Barbier (VI de Carmen Suárez León.  Dans l’un de ses chroniques modernistes de 1882 pour La Opinión Nacional de Caracas, Martí rend hommage au grand romantique français et à ses célèbres iambes à l’occasion de son décès.

Selon Ada Oramas Ezquerro, l’avenir de La Edad de Oro est aujourd'hui, comme Martí l’avait prévu, car de nombreux thèmes qu’il traite possèdent une grande actualité. Ce n’est pas un projet pour les enfants, mais pour les hommes de l’avenir. Martí avait une vision très large, car même s’il destinait cet ouvrage aux enfants d’Amérique, il ne pensait pas seulement à notre continent : le message de La Edad de Oro est universel et intemporel car il répond à son temps.

En  Interview la journaliste Maylin Guerrero Ocaña converse avec le Docteur en Sciences Philologiques Salvador Arias Garcia. Comme la plupart des Cubains, le chercheur Salvador Arias Garcia a bu pour la première fois la sève martiana dans son enfance, quand son père lui a donné un ancien exemplaire de La Edad de Oro, qu’il a lu avec une grande motivation. Depuis lors, étudier l’œuvre de José Martí, en particulier tout ce qui touche cette revue que l’Apôtre a dédiée aux enfants, a été l’une des passions de sa vie.

Trésor offre José Martí : Portrait d’un révolutionnaire adolescent de Pedro Antonio García. En 1869, quand le général Domingo Dulce, capitaine général de l’île de Cuba a décrété  la liberté de presse,  les jeunes José Martí et Fermín Valdés Domínguez n’ont pas perdu de temps pour éditer un petit journal, El Diablo Cojuelo, dont a été imprimé seulement le numéro du 19 janvier. L’éditorial, écrit par Martí avec un ton humoristique et juvénile dans lequel se glissait de fortes critiques au despotisme colonial, indiquait l’alternative du moment : « Ou Yara ou Madrid ».

Dans son article Le Parti Révolutionnaire Cubain et son legs,  María Caridad Pacheco González signale que « Chez Martí, nous trouvons un leader prêt à connaître la réalité en contact permanent avec les masses, car son sens politique lui a fait comprendre que l’efficacité de l’action révolutionnaire exigeait à tout moment la participation active, créative, du peuple » Elle suggère également que « La réflexion sur l’œuvre de José Martí et ses apports depuis et pour le présent sont en vigueur comme un élément important pour comprendre et analyser les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. »

Arts propose Martí et la musique de Salvador Arias García.  Les connaissances et l’éthique se sont réunies dans la relation du héros avec l’art musical. Pour José Martí, la musique constitue non seulement un plaisir esthétique, mais un précieux instrument dans la pleine formation de l’être humain.

Le thème arabe chez José Martí est abordé par  María Elena Balán.  La légende dit qu’Ismaël est le père des Arabes et qu’il était le fils d’Abraham avec l’esclave égyptienne Agar. Il y a ceux qui affirment que José Martí, admirateur de la culture arabe, appelait son fils avec le prénom d’Ismaelillo pour cette raison.

Le portrait historique de José Martí en prison de Jorge Oller Oller nous dévoile le nom de José Lorenzo Cabrera,  le photographe de la Prison Départementale de La Havane jusqu’en 1874, et il lui a correspondu de prendre la photo de José Martí quand il a été incarcéré.

Lire Martí publie la première partie de Notre Amérique, traduit par Jacques-François Bonaldi.  Pour Martí, il s’agit de trouver la clé de l'énigme de nouveaux peuples, des cultures différentes aux anciennes d'autres continents, et de construire la sortie de ses dilemmes de toujours, alertant les nouvelles circonstances qui apparaissaient et qui tendent à renforcer la position subalterne, dominée de la région.

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Ce numéro est illustré avec les œuvres de l’artiste Mario García Portela.