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Lettres de Cuba : Décembre 2020
Par Martha Sarabia Romero Traduit par Alain de Cullant
Cette édition est dédiée à notre prima ballerina assoluta Alicia Alonso lors de son centenaire.
Illustration par : Robin Sánchez Pau

La revue culturelle Lettres de Cuba est déjà en ligne avec le douzième numéro de l’année 2020. Cette édition est dédiée à notre  prima ballerina assoluta Alicia Alonso lors de son centenaire.

Rencontre ouvre sa section avec l’article Alicia par Ahmed Piñero Fernández. Grâce au talent d’Alicia Alonso, Cuba, et avec Cuba, toute l’Amérique Latine, a été placé pour la première fois sur la carte de la danse internationale.

Dans Alicia Alonso, un legs inégalable, José Omar Arteaga Echevarría cite à Maurice Béjart :  

 « Ce soir Giselle, demain Carmen, après-demain en bottes et en uniforme de combat dansant la Révolution cubaine, dans les villes de Oriente ou sur les places de La Havane. Passionnée, ironique, volontaire, infatigable, entièrement possédée par la danse et pourtant enivrée de Cuba « sa terre », romantique et lucide, instinctive et en même temps intelligente... presque aveugle, mais clairvoyante. » (1) 

Miguel Cabrera, historien du Ballet National de Cuba, affirme que la grandeur d’Alicia Alonso, pour nous, ses compatriotes, réside non seulement de nous avoir représentés triomphalement  mais d’avoir mis au service de sa Patrie tous les honneurs reçus, prix et distinctions,  et les créations chorégraphiques - romantiques, classiques et contemporaines - qu’elle a réalisée, les convertissant comme les fruits du savoir-faire qu’elle a toujours vu comme une modeste contribution, non seulement à sa culture, mais à la culture de la danse du monde.

Viengsay Valdés, Directrice Générale du Ballet National de Cuba, souligne que :  « Nous n’avons pas été en mesure de l’honorer à la hauteur qu’elle mérite et que nous désirions dans l’année de son centenaire et à partir de son anniversaire, le 21 décembre, nous prolongerons l’hommage jusqu’à la prochaine année 2021 afin de pouvoir l’honorer avec la gloire qui lui correspond. »

Lettres publie Balanchine, quelques souvenirs, un extrait d’un livre de la prestigieuse danseuse cubaine. Pour Alicia, George Balanchine occupait l’une des premières places parmi les grands chorégraphes avec qui elle avait travaillé aux États-Unis, dans l’American Ballet Théâtre, - Fokine, Massine, Tudor et Agnès de Mille, parmi d’autres - et qui ont contribué  plus ou moins à son développement artistique.

 En Interview, on édite un entretien fait par le journaliste José Luis Estrada Betancourt avec Alicia à l’occasion 65e anniversaire de la fondation de l’insigne compagnie de danse de l’île  et au 70e anniversaire de ses débuts dans le rôle principal de Giselle.

Trésors remarque la histoire de l’Auditorium Amadeo Roldán, situé à l’angle des rues Calzada et D, dans le Vedado de La Havane, fait partie de la mémoire historique de la ville. Cette salle de théâtre  a ouvert ses portes le 2 décembre 1928. C’est le fruit d’une institution de la bourgeoisie de La Havane, pratiquement dirigée par des femmes : la Société Pro-Arte Musical de La Habana.

Miguel Cabrera offre une vaste information sur la présence du ballet dans  le Teatro Tacón-Gran Teatro de La Habana « Alicia Alonso » (1838-2020).

Arts propose La danse classique et le septième art de Jesús Dueñas Becerra. La première danseuse Viengsay Valdés, directrice général du Ballet National de Cuba (BNC), Patrimoine Culturel de la Nation, fait référence à  la précieuse contribution du cinéma à la danse en tant que manifestation clé de l’art cinématographique pour enregistrer des informations historiques exactes. Elle affirme  que le film Giselle, réalisé par Enrique Pineda Barnet en 1963, est un joyau, et suggère que des projets similaires devraient être tentés avec d’autres œuvres pour laisser à la postérité un héritage chorégraphique et artistique.

Erian Peña Pupo présente l’exposition « Nuestra Alicia », affichée dans la galerie El Zaguán du Fonds Cubain des Biens Culturels (FCBC) de la ville d’Holguín, rassemble les œuvres de plusieurs plasticiens de renom de la province en hommage à la prima ballerina assoluta Alicia Alonso à propos de son centenaire en cette année 2020.

Dans Alicia Alonso : Deux chansons pour rendre hommage à une « Femme Merveilleuse », la journaliste Thalía Fuentes Puebla annonce la production conjointe d’un album de douze chansons dédié à la danseuse légendaire par l’Institut Latin de la Musique (ITM) et l’Entreprise des Enregistrements et des Éditions Musicales (EGREM). 

Lire Martí édite la XIIe partie et finale de l’Introduction au roman Lucía Jerez de Maria Poumier spécialiste d’histoire et de littérature latino-américaine et publiée par Éditons Patiño, Genève, Suisse, 2003.

Note :

1.- Puis j’ai vu Alicia..., Maurice Béjart, Paris, 1970.